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Lire Thérèse avec les carmélites Episode 3 |
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Chaque semaine, une carmélite choisit une phrase de Thérèse et nous partage comment elle la vit.
« Ce qui plait [au Bon Dieu] dans ma petite âme, c’est de me voir aimer ma petitesse et ma pauvreté, c’est l’espérance aveugle que j’ai en sa miséricorde… Voilà mon seul trésor. » (LT197)
Cette phrase, pour moi, est un joyau ! Apparemment, elle est facile à dire, mais nous qui vivons un peu comme a vécu Thérèse, nous nous rendons compte qu’aimer sa petitesse et sa pauvreté, c’est quelque chose de très dépouillant. Dans la vie fraternelle (car c’est surtout là qu’on expérimente nos limites, nos différences, nos pauvretés, mais nos richesses aussi, il ne faut pas les exclure !), dans l’expérience de nos péchés, de nos manques de foi, d’espérance, on est vraiment acculé à la vérité sur soi-même : je découvre que je suis pauvre, que je suis petite et il faut que je l’accepte et que j’en fasse ma joie parce que Thérèse le dit bien, « ce qui plait à Jésus c’est de me voir aimer ma petitesse », c’est ça qui est très fort.
Aimer sa petitesse, ce n’est pas dire « je suis pauvre, je suis petite, je ne suis bonne à rien, je vais tâcher de mieux faire ». On peut toujours trouver des moyens pour remonter en surface et pour que « ça aille mieux » à la force du poignet, mais non, ce n’est pas ça que Jésus attend de moi. Il ne faut pas refuser sa petitesse car s’il y a la petitesse Il va pouvoir nous faire grandir, s’il y a pauvreté Il va pouvoir nous combler. Et ce sera sa joie.
Aimer sa petitesse, c’est vraiment une grâce : par moi-même je ne peux pas. Il faut avoir expérimenté qu’on est absolument incapable d’arriver à cette grâce par nous-mêmes. Thérèse l’explique bien, elle l’expérimente non seulement dans sa vie spirituelle mais dans sa vie humaine, surtout dans sa dernière maladie où elle a souffert terriblement.
Thérèse a compris que devant sa pauvreté offerte, Jésus allait bondir sur elle pour la combler de tout, de tout ce qu’elle espérait, et que c’était la joie de Jésus de la combler de sa tendresse. Je parle toujours de Jésus (comme Thérèse) bien sûr le Père et l’Esprit Saint aussi, c’est l’Esprit Saint qui nous accorde cette grâce.
Thérèse nous dit que cet amour de sa pauvreté est « son seul trésor », je crois que c’est vrai, cela rejoint tant de passages de l’Evangile. Dire qu’ « aimer sa pauvreté » est son trésor, c’est une logique apparemment renversée, car on parle plutôt habituellement de « trésor » pour ses propres talents, ses qualités ; pour elle c’est linverse, mais ce n’est pas un anéantissement, c’est un accomplissement. Non pas un mouvement vers la mort, vers la dépression, vers des réflexions du style « je ne vais pas y arriver », mais au contraire le chemin qui va lui permettre d’aboutir à une vie en plénitude dans l’amour. Ce chemin, elle veut le vivre dans l’amour, elle l’accepte par amour, parce que ça va faire plaisir à celui qu’elle aime, à Jésus. Il ne faut pas se tromper : aimer sa pauvreté, ce n’est pas être mal dans sa peau ; moi-même je ne me sens pas toujours bien dans ma peau mais je me dis : « accepte-le, Jésus attend de te sauver, tu n’as qu’à tendre la main, allez, réjouis-toi ! »
Une soeur carmélite
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Lire Thérèse avec les carmélites Episode 2 |
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Chaque semaine, une carmélite choisit une phrase de Thérèse et nous partage comment elle la vit.
« Combien Jésus aime les âmes imparfaites qui se confient en lui » (LT258)
Cette phrase me resitue à mon niveau : je suis une âme imparfaite et ce que Thérèse dit me concerne donc tout-à-fait ! Et quand je vois tous les fruits que sa vie a porté, je me dis que même dans l’imperfection quelque chose se vit, peut s’améliorer et réjouir le cœur de Dieu.
Pour cela Thérèse nous recommande de nous confier à Jésus. Se confier à Jésus, c’est d’abord croire en sa Parole, et aussi faire un appel constant à sa grâce : dans le quotidien, j’ai toujours besoin d’aide et de faire confiance, et donc de croire. Je sais que la foi, pour Dieu, c’est fondamental : dans presque tous les passages de l’Evangile où Jésus guérit une personne, Jésus lui pose la question : « crois-tu que je peux ? », « si tu crois ». Thérèse nous redit que pour agir, Dieu veut avoir besoin de notre foi.
« Je me souviens que : « le plus petit mouvement de pur amour est plus utile à l’Eglise que toutes les autres œuvres réunies ensemble » » (Ms B, 4v°)
Quelle parole extraordinaire, c’est fort ! Thérèse a médité là-dessus à l’âge de dix-sept ans, en lisant Jean de la Croix qui est l’auteur de cette phrase ; puis, à la fin de sa vie, pendant sa dernière maladie, elle se pose la question : « le pur amour est-il dans mon cœur ? » Elle en avait le pressentiment parce qu’elle avait tout donné à Dieu et dans une certaine mesure elle sentait sa propre sainteté, mais elle avait quand même des doutes…
Qu’est-ce que le pur amour ? Moi aussi je me pose la question, mais en même temps je me dis que peut-être il ne faut pas trop se la poser, ne pas trop se regarder. Le pur amour ne peut venir que d’une grâce de Dieu. Si on la demande, on est sûr de l’avoir ; là aussi c’est une question de foi, je me dis que le bon Dieu ne peut pas nous refuser cela. Celui qui a le plus envie que nous aimions d’un pur amour, c’est Lui ! Si on lui fait confiance, Il ne peut pas décevoir une telle prière. Le pur amour, il suffit que je le demande par un petit mouvement du coeur, dans des choses toutes simples, qui nous arrivent constemment à longueur de vie et de journée. Je dis au Seigneur : « Jésus, donne moi ton pur amour pour aimer. Et puis fais ce que tu veux mais je te le demande, je te le demande ».
Thérèse nous le dit par cette phrase, un acte de pur amour c’est un véritable feu d’artifice dans le monde ! Quand notre amour est moins pur évidemment ça a moins d’éclat, mais si on demande la grâce du pur amour, notre vie peut devenir si féconde !
Une soeur carmélite
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Lire Thérèse avec les carmélites Episode 1 |
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Petite introduction à notre nouvelle série...
Du jour où j’ai lu les Manuscrits de Thérèse, j’ai été illuminée sur ma relation à notre Dieu. Tout a changé dans ma connaissance du « comment être » et « comment faire pour aimer » sur cette terre, éternellement et au-delà de la mort. La vie de Thérèse est comme la nôtre une soif d’amour qui ne meurt jamais et veut se répandre partout et toujours.
Thérèse m’apprend la simplicité, l’humilité, l’audacieuse confiance et l’espérance sans limite en la bonté inouïe de Dieu « qui n’est qu’amour et miséricorde. » Elle m’apprend la prière du cœur, simple, amoureuse, comme la désire Jésus le Christ qui me révèle Dieu Père par le don de leur Esprit qui agit toujours dans le cœur des croyants.
Thérèse, Patronne des missions, nous rejoint tous et toutes par sa vie pleinement engagée à la suite de Jésus dont le seul désir était de rassembler toute l’humanité dans cet amour qui n’exclue personne.
Chaque semaine, une de mes sœurs ou moi choisira une phrase ou un texte de Thérèse qui l’a personnellement touchée, et vous partagera comment elle en vit.
« Nous n’avons que cette vie pour vivre de foi » (Conseils et souvenirs)
Cette phrase de Thérèse me dit qu’on n’a pas de temps à perdre ! Nous n’avons QUE cette vie, ce qui sous-entend aussi qu’il y a, bien sûr, une prolongation quelque part. Notre vie de foi doit donc être intense, vivante ! Comme il est pressant d’employer vraiment notre vie dans la foi en Jésus Christ et en son Evangile !
« En toi, Jésus, j’ai toutes choses » (PN18, 39, 1)
Je n’ai pas la prétention de dire, comme Thérèse pouvait le faire, que Jésus me suffit pleinement en tout et partout et toujours. Mais profondément je sens, et je l’expérimente quelques fois, surtout à l’oraison, quand le soir je suis en silence devant le tabernacle avec mes sœurs, je sens que je ne pourrais pas être mieux autre part ! Les mots me manquent pour bien l’exprimer, mais c’est vrai que Jésus est tout, que Lui seul peut combler. C’est ce que je ressens, d’une manière paisible, pas forcément toujours avec des grands élans de joie, mais en profondeur. Il y a beaucoup de choses qui me rendent heureuse, je trouve beaucoup de bonheurs, de satisfactions naturelles et même spirituelles, mais je sens que Jésus est tout, qu’Il est une plénitude que lui seul peut donner.
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Une expo géante sur Thérèse à Notre-Dame de Paris ! |
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Du 4 mai au 16 septembre 2012, Thérèse prend ses quartiers dans la cathédrale parisienne ! Ses six millions de visiteurs estivaux vont en effet pouvoir découvrir l’importante exposition que l’Association Les Amis de Thérèse et du Carmel de Lisieux lui a consacrée. Au cœur de Paris, au cœur de l’Eglise, Thérèse part en mission !
L'origine
A l'intiative de l'Association des amis de notre carmel, une petite équipe fut créée il ya deux ans pour réfléchir à la meilleure manière de faire connaître Thérèse, avec un souci particulier pour les personnes éloignées de l’Eglise. Une carmélite, deux carmes et quatre laïcs proches du carmel, dont deux jeunes, commencèrent à se réunir régulièrement pour y travailler. En nous appuyant sur les invitations de Benoît XVI à la nouvelle évangélisation, nous pensâmes conférences dans les hopitaux, colloque au Parvis des Gentils, et bien d’autres idées jusqu’à… la rencontre.
La Visitation d’Elisabeth
Un membre de notre équipe eut en effet l’inspiration d’inviter à l’une de nos réunions Elisabeth de Balanda, déléguée générale d’Ars Latina, une association qui, depuis plusieurs années, diffuse la connaissance d'oeuvres d'art majeures par le biais d'expositions photographiques. La rencontre d’Elisabeth nous ouvrit des horizons, et nous convainquit, pour citer Malraux, que « La résurrection intégrale du passé trouvera dans la photographie la meilleure arme pour l’histoire de demain ». Autrement dit, nous fîmes le pari de ressusciter Thérèse (façon de parler) pour nos contemporains souvent si loin de Dieu, non par les discours mais par les images, qui en disent souvent plus long au cœur et à l’âme que mille mots ! Le projet de l’exposition « Thérèse de Lisieux ou la brûlure d’amour » était né.
« Thérèse de Lisieux ou la brûlure d’amour »
Au fur et à mesure de nos recherches pour composer cette exposition, il nous apparut très vite que son thème principal ne pouvait être que l’amour, cet amour qui a permis à Thérèse de traverser sa propre souffrance. Comment définir mieux Thérèse en effet que comme une femme brûlée par l’amour de Dieu ? N’écrit-elle pas : « Ce Feu qui brûle dans mon âme / Pénètre mon cœur sans retour / Ainsi dans sa charmante flamme / Je vais me consumant d’Amour !... » ? Un amour qu’elle découvrit dans sa famille, puis dans cette Famille qu’est la communion des saints, l’amour du Christ qu’elle contempla en particulier dans les mystères de son Enfance et de sa Passion, un amour enfin qu’elle répandit à profusion sur les âmes du monde entier, en leur apprenant à suivre sa « petite voie de confiance et d’amour ». Voilà, vous venez de découvrir le plan de l’exposition !
Mieux que photoshop, photo choc !
Ce qui frappe tout d’abord le visiteur de l’exposition, c’est son gigantisme : 36 panneaux d’une hauteur d’1m40. Ces panneaux comportent rarement plus d’une ou deux photos, aussi imaginez l’impact visuel d’un portrait géant de la Sainte Face, de Pranzini, ou surtout de Thérèse dont les photographies si parlantes rythment l’exposition. Des photos qui frappent par leur taille, par leur signification spirituelle, mais aussi par leur beauté, car les œuvres d’art, bien souvent connues de Thérèse, se mêlent aux photographies pour illustrer sa vie et son message.
Passé le premier choc visuel, le visiteur est ensuite pris par la main par le Père Didier-Marie Golay, carme de Lisieux, qui composa les textes et les légendes pour guider le visiteur et le transformer en pèlerin. Si le Père Golay éclaire par ses explications le contexte historique, familial, et spirituel de la vie de Thérèse, il se fait surtout le porte-parole de son message, comme en témoignent les très nombreuses citations de notre Docteur qui émaillent l’exposition. Par ses textes et ses visuels forts, l’exposition propose donc au visiteur de voir et d’écouter Thérèse, en un mot, de la rencontrer.
Vous êtes tous invités à découvrir cette magnifique exposition à Notre-Dame de Paris du 4 mai au 16 septembre à Notre-Dame de Paris, puis elle se déplacera dans beaucoup d'autres lieux, nous vous tiendrons au courant !
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Après vingt ans de bons et loyaux services, notre sacristain part à la retraite ! |
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Si vous êtes déjà venu à un de nos offices, vous l’avez certainement vu : cheveux mi-long, blouson de cuir, santiags, notre sacristain ne s’oublie pas ! Et si vous avez eu l’occasion de lui parler, occasion qu’il saisit toujours tant il aime accueillir les pèlerins, vous vous souvenez sans aucun doute de sa gentillesse, de son sourire… et de ses blagues !
Mais voilà, toutes les bonnes choses ont une fin et Philippe, « entré au carmel » le 1er octobre 1992 comme sacristain, prend aujourd’hui une retraite bien méritée après deux décénnies au service de Thérèse et de notre communauté.
Philippe n’était pas arrivé chez nous par hasard, Thérèse le poursuivait depuis longtemps. Confié par sa maman à Thérèse dès sa plus tendre enfance, tout petit déjà il lisait Une rose effeuillée. Il fit ses études dans un établissement des frères des écoles chrétiennes, et songea à y entrer avant de reconnaître sa vocation au mariage en la personne de Brigitte, avec laquelle il a trois beaux garçons, David, françois et Thomas (sans parler des quatre petits enfants, dont une petite Zélie !). D’enfant de chœur il était devenu catéchiste, et de typographe travaillant avec notre carmel il devint sacristain.
Pendant vingt ans, il partagea son amour de Thérèse avec tous les pèlerins, des plus célèbres (Jean-Paul II, sr Emmanuelle, l’abbé Pierre, Robert Hossein, Michaël Lonsdale, Hugues Aufray n’ont pu l’oublier) aux plus anonymes : à combien de personnes n’a-t-il pas fait visiter la chapelle de fond en comble, avec son enthousiasme communicatif, sa fine connaissance des lieux, et ses jeux de mot improbables ?
Présent dès les premières lueurs du jour pour ouvrir notre chapelle et préparer les laudes, il ne comptait pas ses heures, en semaine comme le dimanche, pour les pèlerins de Thérèse.
Le gardien de notre chapelle, qui préparait avec soin messes et offices, s’en est donc allé. Puisse Thérèse le remercier de tout ce qu’il a fait pour elle et nous tout au long de ces années.
Thérèse ne nous laisse pas démunies, puisque c’est spécialement pour se mettre à son service que notre nouveau sacristain, Bernard, est venu s’installer à Lisieux… depuis son Québec natal !!! Avec sa collègue Anne-Marie et son épouse Catherine qui tient notre petit magasin, ils forment l’équipe de choc qui vous accueille sur le site du carmel. Priez pour eux !
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Invitation de l'Institut d'études thérésiennes |
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Vous avez envie d'étudier à fond le Manuscrit B de Thérèse et vous êtes libre entre le 15 et le 28 juillet ? Alors cette proposition des carmes de Lisieux est pour vous !
Pour plus d'informations, cliquez ici

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Une nouvelle croix se dresse sur notre carmel |
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O crux ave spes unica !
Depuis quelques semaines, le dôme de notre carmel s’orne d’une nouvelle croix, plus grande que la précédente, symbole de la Croix que le Christ a pour toujours dressée sur le monde et par laquelle nous sommes sauvés.
Simon Robinson, forgeron d’art sacré, l’a conçue pour nous dans une démarche de foi. Comment représenter le Christ en Croix ? Le style de notre bâtiment ne se prêtait pas à une figuration traditionnelle ; notre forgeron a trouvé la solution dans une prière qu’il aime particulièrement : « prière après la sainte communion à Jésus crucifié », prière qui contemple les cinq plaies de notre Seigneur. Ce sont donc ces cinq plaies que M. Robinson a représentées sur la croix par cinq cercles (un à chaque extrêmité et un cercle central) et, nous explique-t-il, « chaque cercle a été forgé et poli avec des lignes rayonnantes, qui symbolise l’amour éternel du Christ, amour qui se déverse sur l’humanité par le sacrifice parfait offert directement au-dessous du dôme de la chapelle à chaque messe. »
Travailler au carmel de Lisieux n’a pas été anondin pour notre artiste ; s’il connaissait Thérèse par ses lectures d’enfance, il l’a véritablement rencontrée en travaillant chez nous. Il a réalisé notre croix en étudiant sa vie et ses écrits et nous remercions Thérèse de l’avoir inspiré. Puisse chaque passant, voyant cette croix, entendre dans son cœur, comme Thérèse, le cri de Jésus : « J’ai soif ! », soif de notre amour…
Pour découvrir d’autres œuvres du forgeron en art sacré Simon Robinson : www.forgerobinson.com
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La Semaine Sainte au Carmel |
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Chers amis,
Pour ceux d'entre vous qui ne logent pas loin, nous vous invitons à venir vivre le Triduum Pascal avec nous. Et pour les autres, nous vous rejoignons par la prière sur le chemin qui va nous conduire à la Résurrection. Belle Semaine Sainte à chacun d'entre vous, que la croix du Christ ouvre vos coeurs à la joie de sa résurrection !
Nous vous proposons également à vivre cette Semaine Sainte avec Thérèse grâce au petit livret prévu à cet effet par le Père carme Philippe Hugelé, ami de notre communauté, que vous pouvez télécharger en cliquant ici
Jeudi Saint
8h Office des Lectures
17h la Sainte Cène
18h30 à 22h Veillée à Gethsémani, entrée libre
Vendredi Saint
8h Office des lectures
17h Office de la Passion
Samedi Saint
8h Office des lectures
21h30 Vigile pascale
Dimanche de Pâques
8h Office des lectures
9h Messe
11h15 Messe des carmélites
13h45 Office de None
18h Office des Vêpres
En union de prière !
Vos soeurs carmélites
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Je ne me suis pas dérobée de Sr Kinga |
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Le journal d'une jeune carmélite, écrit pendant sa dernière maladie à la demande de sa prieure, ça vous rappelle quelque chose ? Et bien non, ce n'est pas de Thérèse que nous vous parlons mais de Sr Kinga, une carmélite hongroise morte d'un cancer en 2006 à l'âge de 33 ans.
Son journal vient d'être traduit en français, et c'est une pure merveille ! Elle y raconte sa courte vie, sa longue maladie, ses pensées sur la vie religieuse, la spiritualité du carmel,... avec un feu communicatif qui nous tourne vers Dieu. Ses écrits ont un accent thérésien prononcé, et elle évoque d'ailleurs elle-même souvent notre petite sainte, allant jusqu'à écrire dans ses derniers jours : "Je ne me suis tournée vers la Petite Thérèse. Elle a vécu ce que je vis. Je pourrais signer ses Derniers Entretiens." Avouez qu'il faut oser dire ça ! Mais quand on l'écoute nous raconter avec une espérance et un amour invincible le calvaire de sa dernière maladie, on la comprend...
Nous vous invitons chaudement à découvrir soeur Kinga, une nouvelle belle figure du Carmel !
Pour en savoir plus sur ce livre et le commander, vous pouvez cliquer ici
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Je ne me repends pas de m'être livrée à l'amour ! |
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Chaque semaine, une carmélite nous offre son témoignage de vocation.
Le jour où j’ai eu la grâce de dire « OUI » à Dieu pour toujours en prononçant mes vœux perpétuels, après une période de huit ans de formation (avec des moments de joie profonde, voire d’enthousiasme mais aussi de combat intérieur), j’ai pu rendre grâce au Seigneur pour son amour et sa fidélité.
Je mesurais déjà qu’un tel engagement ne pouvait être fondé sur mes propres forces humaines. La vie religieuse, la vie au carmel, est don de Dieu sans cesse à recevoir, une promesse toujours à réaliser, un combat à livrer chaque jour. Car pour aimer, il faut du temps et de multiples purifications, des morts à soi pour des résurrections nouvelles.
Apprendre à aimer demande toute une vie. Il faut que l’Esprit Saint pénètre toutes les parties où il y a des peurs, des craintes, des défenses, que sais-je encore…
Dans les moments difficiles, ce qui me réconforte le plus, c’est l’oraison du matin quand je me retrouve devant le tabernacle, seule ou avec toutes mes sœurs, alors que la nuit n’est pas encore tout-à-fait finie. Dans cette demi-obscurité du petit matin, « nous nous tenons devant Dieu pour tous », comme le dit notre sœur Edith Stein. Là, j’ai l’impression d’entendre battre le cœur du monde !
J’ai la conviction que cette vie humble et cachée a une valeur infinie dans la mesure où elle est unie à celle de Celui qui a donné la sienne pour nous. L’appel à suivre le Christ pauvre, chaste et obéissant jusqu’à la mort est un sceau que le Maître de la vie pose sur telle ou telle personne. Encore aujourd’hui, j’ai au fond de mon cœur la certitude que son amour ne me quittera jamais. Et cela reste pour moi un roc sur lequel je construis ma vie jour après jour.
J’ai l’audace de dire comme Thérèse à la fin de sa vie : « Je ne me repends pas de m’être livrée à l’amour ! ». Je crois pouvoir dire qu’être toute à Dieu au service de l’Eglise est une grâce inouïe. MERCI mon Dieu pour tous ceux et celles qui à travers le monde et les siècles se donnent à toi sans réserve.
Pour lire d'autres témoignages de vocation, cliquez ici.
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Si heureuse d'être carmélite ! |
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Chaque semaine, une carmélite nous offre son témoignage de vocation.
Je suis née dans une famille très chrétienne, j’avais des parents que je considère comme des saints. Nous étions six enfants, j’étais la seconde, l’aîné est un garçon qui est prêtre maintenant. Etant jeune, je voulais faire comme mes parents : me marier, fonder un foyer chrétien et avoir beaucoup d’enfants, j’aimais les enfants à la folie ! J’en voulais sept, car je pensais que maman aurait pu en avoir encore un !
A quinze ans, le prêtre de ma paroisse m’a fait lire Histoire d’une âme de Thérèse. Ça a été pour moi le déclic. Avant, la vie religieuse ne m’attirait pas du tout, je ne voulais surtout pas être une « bonne sœur » ! Mais la lecture d’Histoire d’une âme m’a ouvert des horizons, j’ai compris que par la prière, le sacrifice, l’amour surtout, on pouvait atteindre le monde entier et sauver des âmes ; qu’il était possible de vivre un amour non pas cantonné au cercle familial, mais un amour universel. A partir de là, j’ai commencé à me poser la question de la vocation carmélitaine, mais pendant deux ans, ne voulant pas renoncer au mariage, je me suis bagarrée intérieurement avec le Seigneur. J’ai beaucoup, beaucoup, prié pendant ces deux ans et à force de prier j’ai pu dire à Dieu : « Je veux bien être carmélite mais je veux être sûre que c’est bien ta volonté. » Et il m’a donné cette assurance au petit séminaire où nous rendions visite à mon frère : je me revois encore sur mon prie-Dieu pendant la messe, la Sainte Vierge était au-dessus de l’autel et je la priais en lui demandant ce que je devais faire ; et là j’ai eu une lumière intérieure foudroyante, comme un éclair, j’ai compris que le Bon Dieu me voulait au carmel. C’était une certitude absolue, et par la suite je n’ai plus jamais douté de ma vocation.
J’en parlais au prêtre qui m’accompagnait, à mes parents, puis on me présenta au carmel le plus proche de chez moi, j’avais dix-sept ans ! La prieure me demanda d’attendre deux ans et je suis donc restée pendant ce temps-là à la maison à coudre (j’avais fait des études de couture) et à m’occuper de ma famille ; la séparation fut donc par la suite d’autant plus dure, en particulier avec maman avec qui je partageais une grande intimité, humaine et spirituelle. Au moment où je l’ai embrassée pour la dernière fois (à cette époque il y avait encore une double grille qui séparait les carmélites de leurs visiteurs, et on ne pouvait voir ses parents qu’une demi-heure par mois !), j’ai cru mourir.
Mais ce qui m’attirait au carmel, c’était la prière pour le monde entier, et puis la vie fraternelle en communauté. Vivre comme Thérèse : aimer Jésus et le faire aimer. C’est dans la prière, dans mes sœurs, dans le travail que je Le rencontre. Je prie autant à ma machine à coudre qu’à l’oraison ! J’ai donc vécu ainsi dans ce carmel pendant 32 ans, mais tout ce temps-là, si marquée par Thérèse, je rêvais de celui de Lisieux. Aussi quand mon carmel ferma en 1986 et qu’on me demanda où je voulais aller, j’avouais mon grand désir, et on m’envoya rejoindre le carmel de Lisieux. Pour moi c’était le bonheur, quand je suis entrée pour la première fois dans le cloître je me suis crue au septième ciel ! Ce bonheur n’est plus sensible comme il l’était les premiers jours, mais il est toujours présent, je suis si heureuse ici.
Aujourd’hui je pense beaucoup au Ciel, et je l’attends : au Ciel, je voudrais aider Thérèse à faire du bien sur la terre. Il me semble que j’ai dans le cœur les mêmes désirs qu’elle : faire plaisir à Jésus, tout faire par amour pour sauver des âmes, passer mon Ciel à faire du bien sur la terre ; elle a toujours été mon idéal. Thérèse est ma sainte préférée, c’est ma petite sœur chérie ; pour moi après Jésus et la Sainte Vierge, Thérèse c’est tout ! C’est vraiment elle qui m’a fait découvrir le carmel, ma vocation, où j’ai été pleinement heureuse. Bien sûr il y a eu des années difficiles (il faut bien passer par la purification) mais je ne regrette rien. Aujourd’hui je me sens vraiment libre, libre pour aimer.
La phrase de la bible qui m’habite plus particulièrement est : « Demeurez dans mon amour. » Cette phrase m’habite depuis mon postulat : j’étais en train de faire le ménage du réfectoire et il m’est monté au cœur, très fort, cette parole, qui m’a ensuite suivie toute ma vie religieuse. Je suis ici pour demeurer dans son amour.
Une soeur carmélite
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Retraite de carême avec Thérèse |
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Notre Docteur locale n'a pas son pareil pour nous guider dans les temps forts de la vie spirituelle, aussi est-ce avec grande confiance que nous vous proposons de vivre votre carême avec elle. Le Père carme Philippe Hugelé, prieur des carmes de Lisieux et grand ami de notre communauté, a préparé pour vous un cheminement de carême à la suite de Thérèse qui s'adresse aussi bien aux personnes qui connaissent peu notre sainte qu'aux thérésiens chevronnés.
Un cheminement bien ciblé, puisqu'il nous propose de mettre nos pas dans ceux d'un des plus proches disciples de Thérèse, l'abbé Maurice Bellière. Thérèse prit pendant les dernières années de sa vie ce jeune séminariste sous son aile, et échangea avec lui une correspondance bouleversante où elle lui enseignait les secrets de sa "petite voie". C'est à la méditation de ces textes extraordinaires que le Père Philippe va nous inviter chaque semaine pendant le carême, en y ajoutant des pistes pour nourrir notre prière quotidienne.
Pour vous inscrire à la retraite de carême avec Thérèse, cliquez ici
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Aimer... être aimée... faire aimer l'Amour ! |
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Chaque semaine, une soeur nous offre son témoignage de vocation:
J’ai reçu la foi dans ma famille, dans mon école et aussi dans les « Mouvements catholiques » : la JEC et Pax Christi où j’ai reçu beaucoup, mais cela ne me suffisait pas. J’avais le désir d’aller plus loin ; mais de là à songer à donner ma vie au christ, non, pas du tout ! Jusqu’à l’âge de vingt ans, je pensais plutôt au mariage où alors je me disais que si je ne mariais pas, être missionnaire me passionnerait aussi, beaucoup de choses me passionnaient !
C’est au cours d’une opération, alors que j’avais un mois d’arrêt maladie, qu’un prêtre que je connaissais depuis longtemps m’a apporté quelques livres, parmi lesquels il y avait une vie de Thérèse. Je l’ai ouverte au hasard et suis tombée sur des pages qui m’ont bouleversée : dans mon esprit, avant cette lecture, je ne pensais pas que Dieu pouvait être aussi présent à notre vie et je me disais que la sainteté n’était pas pour moi ! Lorsque j’ai lu : « je serai l’amour au cœur de l’Eglise, ainsi je serai tout », j’ai compris que tous mes désirs seraient alors réalisés par ce chemin de l’union au Christ. Cet Amour qui rayonne partout m’a complètement retournée. Je me suis alors posé très sérieusement la question de la vocation carmélitaine. J’en parlais à un prêtre, qui me dit qu’il sentait que j’avais « une âme contemplative ». Oh là là, pensais-je, où est-ce qu’il m’embarque, moi, une âme contemplative ?!? Moi qui courrais par tous les chemins à droite à gauche avec mes amies… Nous avons cheminé un certain temps, puis il m’a proposé de faire une retraite avec un Père Carme. J’étais prête à tout pour savoir ce que Dieu voulait de moi ; je serais allée à New York si on me l’avait demandé !
Et me voilà partie au carmel, où j’ai rencontré le Père Carme Victor Sion avec qui j’ai dialogué à fond. Il m’a laissée très libre, et m’a redonnée à lire les Manuscrits de Thérèse, en y soulignant ce qui me touchait. Après cet exercice, il ne faisait plus de doute pour lui que j’avais cette vocation. Je pris alors ma décision. Lui-même prit contact avec le carmel de Lisieux. Je rencontrai la maîtresse des novices, la prieure, qui me firent attendre plus d’un an car je n’avais alors que vingt ans. A cette époque, ce n’était pas si jeune, mais tout de même. J’avais hâte de rentrer, et m’étonnais qu’elles me fassent attendre. Elles m’ont d’ailleurs mise à l’épreuve, car j’étais bien centrée sur Thérèse évidemment, aussi me demandèrent-elles ce que je penserais d’aller dans un autre carmel (on a beau aimer Thérèse, on ne rentre pas au carmel pour elle !). « C’est comme vous voulez, moi je viens pour vivre avec le Christ. Thérèse m’a conduite au Christ, et c’est le Christ que je désire suivre. » Quand elles ont vu que j’étais prête à aller n’importe où pour lui, elles m’ont finalement proposé de rester là, et voilà comment je suis entrée le 2 février 1965.
Ce qui m’attire dans la vie du carmel, c’est donc de vivre avec Lui cette union qui peut embraser le monde entier – comme me l’a fait comprendre Thérèse. Si je prie avec le Christ, je suis missionnaire, reliée à TOUS, à TOUT l’univers terrestre et céleste. Depuis 47 ans que je suis ici, je vis toujours de cette certitude que la prière a un rayonnement non seulement sur l’humanité mais sur tout le cosmos, sur tout ce que Dieu a créé en ce monde et dans l’au-delà bien sûr ! C’est vraiment mon bonheur, ma joie. Toutes les vocations sont belles. Tous nous pouvons vivre de cette Vérité féconde : un chrétien ne se rend pas souvent compte de tout l’impact de sa prière. Quelle espérance apaisante et joyeuse dans une vie ! Présentement et dans celle à venir.
Je me dis parfois: « Mon Dieu, est-ce que j’aurais été capable de faire face à tout ce que les foyers assument ? » Je crois que Dieu m’a conduite ici parce que j’étais faible, fragile. Les gens croient le contraire, ils nous prennent pour des personnes hors du commun mais ils ne savent pas ce que nous découvrons ici dans la prière : à quel point nous sommes aimés dans notre pauvreté. Dans la prière, nous découvrons toutes les limites de notre être humain mais surtout tous les dons de Son Amour. On ne s’y attend pas ! C’est une expérience extraordinaire : c’est là que nous rejoignons le vrai de l’humanité. C’est comme si Jésus nous disait : « Descend, descend, rejoins moi, Moi j’ai vécu tout cela. J’ai tout donné, pour tout offrir à ceux qui croient. » Nous souhaitons toujours être « au top », alors que Thérèse nous rappelle que plus on est petit, confiant en Lui pour tout, plus Jésus veut nous aimer, nous combler. Combien de fois cette réalité m’a remise en route !
Phrase biblique: Pour ma profession solennelle, j’avais choisi de mettre sur mon image-souvenir la Prière du Christ : « Que tous soient un » (Jn 17). Lorsque je la prie avec Lui, je suis au cœur du cœur de son Ame. Ce chemin d’unité est un fil conducteur dans ma vie, c’est une passion pour moi. Dans la joie comme dans la souffrance je reviens toujours à cette prière : « pour que tous soient Un dans l’AMOUR ».
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Tout donner pour tous au Seigneur |
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Chaque semaine, une carmélite nous offre son témoignage de vocation.
Je suis née dans une famille catholique, la sixième de neuf enfants. J’ai reçu la foi au sein de cette grande famille et l’ai toujours conservée. Dans mon adolescence j’ai fait partie de mouvements d’action catholique, de la croisade eucharistique, puis de la JIC (la Jeunesse Indépendante chrétienne) alors que j’étais déjà à l’université, étudiante en médecine. Ce mouvement m’a profondément marquée, c’est à ce moment-là que j’ai vraiment pris ma foi en main.
J’ai toujours su que je serai carmélite, depuis toute petite. J’avais entendu parler du carmel dans ma famille car une de mes tantes était carmélite en Chine. J’avais beau être sûre qu’un jour je serai carmélite, en même temps, cela ne me faisait pas tellement plaisir ! (rire) Comme toutes les petites filles, j’avais envie de jouer, d’être hôtesse de l’air, médecin, d’être toujours en relation d’affection et d’amitié avec les membres de ma famille et mes nombreuses amies,…
Mes parents tenaient à ce que nous ayons un métier en main avant de nous engager dans une vocation, que ce soit le mariage ou la vie religieuse, c’est pourquoi j’ai commencé mes études de médecine. Mais au bout de deux ans d’études, j’avais l’équivalence du métier d’infirmière, je pouvais donc partir. Le bon Dieu m’a prise au cours de cette année-là : si je voulais, c’était maintenant ! Et j’ai dit oui… éblouie par son amour.
Le carmel de Lisieux, ça, ce n’était pas prévu. Il y avait un carmel dans ma ville d’origine auquel, à cause de ma tante, ma famille était très liée, et je craignais donc que nous ne soyons trop proches. C’était déjà assez douloureux de quitter ma famille (à l’époque, il y avait deux grilles au parloir entre une carmélite et ses parents !), alors je préférais que la coupure soit franche et mettre un peu de distance. Les « circonstances » m’ont conduite à faire une retraite au carmel de Lisieux. Et voilà maintenant 48 ans que j’y suis une carmélite heureuse…
Mais je ne suis pas entrée là pour Thérèse ! Dans la bibliothèque de mes parents, j’avais repéré vers l’âge de douze ans Histoire d’une âme, j’ai demandé à la lire, mais maman n’a pas voulu ! Bien plus tard, je l’ai trouvé en vente à la porte d’une église ; je l’ai acheté, l’ai lu et mais je ne peux pas dire que j’ai été enchantée : je trouvais que ça volait trop haut pour moi !
A vrai dire, si j’avais toujours voulu être carmélite, je ne connaissais rien de la vie du carmel ni de sa spiritualité. Ce n’est que l’année où j’ai compris que le Seigneur me demandait d’y entrer sans tarder que j’ai lu Elisabeth de la Trinité, et là je me suis dit : « C’est ça que je veux ». Cette vie de prière, de silence, pour Lui seul, le Seigneur Jésus, et pour les autres. Je me rappelle qu’un jour, en réunion d’action catholique, je disais le peu d’influence que nous pouvions avoir sur nos proches, nos collègues de travail et d’études. On avait beau vivre droitement et en chrétien, notre foi ne les intéressait pas. Alors qu’en entrant au carmel, je savais que je rejoindrai ces personnes en direct, et bien au-delà : je passerais du commerce de détail au commerce de gros si l’on peut dire mais ce commerce, c’est Dieu qui s’en occupera : au lieu d’essayer de faire du bien ici ou là dans un tout petit rayon, je donne tout au Seigneur et lui, Il répandra partout. C’est ce désir missionnaire qui m’a attiré au carmel ! Je suis énormément touchée de voir le fruit porté par la vie cachée et priante de Thérèse. Elle l’a vécue dans la foi, sans voir ce fruit, mais nous, nous avons la chance de le voir et son exemple nous prouve qu’une vie de carmélite, ça a du prix.
Ce n’est qu’ici que je l’ai réellement découverte, Thérèse, qui est vraiment présente avec nous. Petit-à-petit elle m’a apprivoisé et elle est devenue ma sœur, et je sens qu’à l’heure actuelle je vis de son message.
La Parole de la Bible qui m’habite se trouve dans Jean 4 : « Ma nourriture c’est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. » Il y a une volonté d’amour de Dieu sur moi, comme sur chacun, et Il m’envoie pour faire cette volonté et accomplir cette œuvre qui n’est pas la mienne, qui est l’œuvre du Père. Ce n’est pas moi qui me suis donné la vocation, je la reçois, et la reçois comme un cadeau.
Mon grand désir : voir Dieu, LE VOIR !!! C’est ce que nous désirons toutes ici…
Une soeur carmélite
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Le site des archives du carmel est né ! |
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Le site des archives du carmel !
Passer de la conservation à la conversation:
le site internet des archives du carmel de Lisieux
http://www.archives-carmel-lisieux.fr/
Voici un beau cadeau fait par le carmel à tous les amis de Thérèse.
Fruit de dizaines d'années de collaboration étroite et constante avec des thérésiens et des chercheurs de plusieurs pays, ce site présente fidèlement les textes, documents, images et objets qu'ils ont jugés importants pour étudier sainte Thérèse. Grâce à leurs suggestions et leur collaboration directe, ce site internet permet d'approfondir l'œuvre de Thérèse et la genèse de sa pensée. Car sainte Thérèse, comme vous allez le découvrir, a eu le génie d'utiliser ces textes, images et objets de son temps et de les transformer en vivant avec eux, s'en nourrissant au point de créer une oeuvre écrite valable pour toutes les époques et tous les temps. D'où sa nomination comme Docteur de l'Église.
Ce site d'archives thérésiennes, très simple d'accès, comprend 4 volets :
- ses œuvres
- en famille
- au carmel
- après 1897
La première section: les œuvres.
La première section est consacrée aux oeuvres de Thérèse. D'abord ses œuvres écrites: ses textes avec tous leurs fac-simile, c'est-à-dire avec la reproduction des pages écrites à la main par Thérèse. On peut donc lire ses Manuscrits, ses poèmes et ses prières, ses pièces de théâtre, ses lettres, et consulter ses devoirs d'écolière. Moins connues sont les œuvres d'art de Thérèse: les images qu'elle a conçues et décorées, les objets qu'elle a mis en peinture, ses dessins et esquisses, petits tableaux ou ornements liturgiques, missel enluminé, etc. Toutes sont visibles avec une description de l'œuvre.
La seconde section: En famille.
Elle présente des centaines de photos de personnes et de lieux, mais aussi les quelque 1200 lettres échangées par la famille, les proches et les amis, en texte cherchable. Ces lettres sont aussi consultables soit par auteur, par destinataire ou par date. On trouve aussi des repères pour les évènements marquants de la vie familiale, et le contenu de la bibliothèque des Martin-Guérin, dont plusieurs livres sont en ligne. Enfin, les œuvres d'art des filles Martin (fusains et tableaux) et une généalogie des Martin/Guérin.
La troisième section: Au carmel.
D'abord le monastère. Ici, on commence avec un récit ancien de la fondation du monastère en 1838, puis on raconte la construction progressive de tous les bâtiments. Ensuite, on peut faire le tour des pièces avec un plan des lieux cherchable et cliquable, avec des photos des pièces d'alors, et tous les objets conservés qui s'y trouvaient.
Ensuite on présente la communauté, avec l'histoire de chaque carmélite, contemporaine de Thérèse l'ayant accompagné dans sa petite voie. On y trouve aussi les textes religieux formateurs de l'époque, qui décrivaient le style de vie carmélitaine pour une jeune qui entrait alors. Enfin, les travaux de la communauté par secteur, sans oublier le livre de comptes, le contenu de la bibliothèque communautaire, et le texte cherchable de toutes les circulaires et livres lus au réfectoire du vivant de Thérèse, dont elle s'est largement inspirée.
Dans ces deuxième et troisième sections, on trouve en diaporama toutes les images reçues par Thérèse en famille ou au carmel, avec photo de l'image et numérisation du texte qui l’accompagne. Ceci permet de lire souvent pour la 1ère fois des textes aimés et médités par Thérèse, qu'elle reprend tels quels dans ses œuvres.
La 4e section: Après 1897.
La diffusion des textes de Thérèse, d'abord avec l'Histoire d'une âme (la fabrication du texte initial, sa réception par les premiers lecteurs, les différentes éditions & traductions), puis avec les colossales éditions critiques. Ensuite, la diffusion des représentations de Thérèse (réalisées par Céline et d'autres), et un diaporama de centaines de copies et plagiats qui ont suivi. Une présentation des Pluies de roses, incluant la 1ère guerre. Une bonne étude sur les deux Procès, tous les témoignages, le Doctorat et son histoire, sans oublier la correspondance échangée entre les proches de Thérèse après sa mort.
Enfin, un petit outil bien pratique : le bottin. Près de 200 personnes y sont sommairement présentées, le clou de ce bottin étant de voir enfin leurs visages ! Une mine pour tous les familiers de Thérèse.
C'est Marie de la Trinité, la novice préférée de Thérèse, qui fut ici la première des archiviste, la première de toutes ces carmélites travaillant à conserver les papiers de Thérèse, ses objets, ses images, des témoignages, etc. Un siècle plus tard, comme elle doit être heureuse de voir que ses placards s'entrouvrent pour que tous les amis de Thérèse puissent y avoir accès. En présentant tous ces trésors, nous passons de la conservation à la conversation.
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Entrée au carmel pour vivre comme Thérèse : unie à Dieu pour tous ! |
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Chaque semaine, une carmélite nous offre son témoignage de vocation.
Je suis née dans une famille catholique pratiquante, je me souviens de mon éducation chrétienne, de la prière en famille le soir ; les écoles aussi étaient des écoles chrétiennes, tenues par des religieuses, où la prière faisait partie du programme quotidien. J’ai donc eu la chance de grandir dans cette ambiance très porteuse. Et toute enfant, je disais à qui voulait l’entendre que moi aussi, je serai religieuse.
Lorsque j’ai eu treize ans, mes parents ont fait le choix de m’envoyer en pension dans une maison spécialisée dans le discernement des vocations, avec une formation à la vie consacrée, ce qu’on appelait alors école apostolique. Ainsi, quelques années plus tard, à l’âge de seize ans, j’ai fait le pas d’entrer au postulat, la première étape de la vie religieuse, dans la communauté des sœurs qui tenaient cette école. Je n’étais pas beaucoup plus âgée que Thérèse à son entrée au carmel ! C’était une autre époque, celle d’hier… voire d’avant-hier !
Dans la formation reçue dans cette école et au noviciat, il était beaucoup question de la petite Thérèse. Et pendant ces années-là, petit à petit, dans le fond de mon cœur, n’en parlant à personne qu’au Seigneur et à la Sainte Vierge, je me disais que cette vie menée par la petite Thérèse serait tellement bien pour moi aussi. J’ai gardé cette intime conviction pendant des années, et des années, et des années ! Je m’étais engagée dans ma congrégation, j’avais prononcé mes vœux mais je savais que je pouvais demander un autre statut de consécration religieuse, et donc demander un ordre contemplatif. Ce que j’ai finalement fait avec l’accord de mon directeur spirituel.
Voilà désormais plus de quarante ans que je suis donc au carmel de Lisieux, et j’y suis une carmélite heureuse, c’était vraiment mon chemin. Ce qui m’attire dans la spiritualité du carmel, c’est le don total, la prière. C’est le fait d’être en silence devant le Seigneur, comme le dit notre règle : « tu es vivant, Seigneur, devant qui je me tiens. » Etre présente au Seigneur, un peu à la manière de la Sainte Vierge. Ce compagnonnage, cette amitié, cette présence au Seigneur, et puis la vocation de prière pour le monde entier, voilà la spiritualité du carmel dont je vis.
Cette vie de prière, nous la vivons dans la foi, sans voir, sans savoir. Ce n’est pas tous les jours si facile d’aller à la prière ! La prière est un combat, un combat qui rend heureux. On y vit de très grandes joies mais aussi ces combats, comme quand la petite Thérèse nous dit qu’elle est devant un mur. Le Seigneur permet ainsi des passages où Il nous attend pour nous faire grandir, mais pour grandir on doit se faire tout petits afin qu’Il puisse nous prendre dans ses bras et nous porter plus loin ! La prière est absolument essentielle au monde entier, pour chaque personne, et nous devons intercéder pour ceux qui ne pensent pas à prier, qui ne le veulent pas, ne savent pas.
Thérèse, pour moi, c’est mon modèle, ma grande sœur, une amie qui m’accompagne. Elle est unique cette petite Thérèse, elle a réponse à tout, tout le temps ! Le Saint Esprit passe à travers toutes ses paroles. Et quelle grâce de vivre dans son carmel, je peux dire qu’on s’attend presque à la croiser au détour d’un couloir ! J’ai l’habitude d’aller prier tous les jours dans sa cellule, et quand j’y entre, je lui dis que je lui amène tout le monde, tous ceux qui désireraient y entrer, y prier, tous ceux qui nous confient leurs intentions.
Une parole de la Bible qui m’habite ? Ah, la Bible, c’est un trésor inépuisable ! Il y a plusieurs paroles qui m’attirent les unes après les autres, par période, selon les temps liturgiques. Mais celle qui est pour moi la plus importante au quotidien est cette parole de Jésus : « Sans moi vous ne pouvez rien faire ». Je lui dis : « Seigneur, tu le vois bien ! Je ne peux rien faire sans toi, alors maintenant, aide-moi. Tu es toujours devant. C’est à moi aussi de faire le pas de te suivre. » Le mot « Viens » est donc aussi important pour moi, « Venez à ma suite ». Enfin une autre parole qui me touche est « Je suis avec vous jusqu’à la fin du monde » Ca, c’est irremplaçable : jusqu’à la fin de ma vie le Seigneur est là et au-delà de ma vie sur terre Il m’attend. La présence est là, invisible.
Ma prière est devenue ceci depuis déjà un certain temps : « Seigneur, tu as créé chaque être humain, et chaque être, tu l’attends. Seigneur, fais que chaque être réponde à ton amour, à ce que tu attends de lui, devienne ce que tu désirais pour lui en lui donnant la vie. » Le plan de Dieu n’est pas le nôtre, nous avons à faire comme Jésus la volonté du Père, c’est cela la sainteté. Chacun son chemin pour répondre à cet amour, chacun de nous doit écrire un cinquième évangile. On s’en va tous ensemble, la main dans la main. Dans la Trinité, ils sont trois en un seul Dieu ; et bien nous aussi nous sommes en communion les uns avec les autres pour aller à Dieu ! Alors mon désir, c’est la sainteté pour chacun, et tous ensemble !
Une sœur carmélite
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Une branche de pommier m'a conduite au carmel (suite) |
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Chaque semaine, une carmélite nous offre son témoignage de vocation.
Suite du témoignage de la semaine dernière, que vous trouverez en cliquant ici.
A l’âge de vingt-et-un ans, j’entrais donc dans une congrégation missionnaire, dont les sœurs, après leur formation, étaient envoyées en Afrique. Je suis entrée là, et non au carmel comme je l’avais d’abord désiré, en pensant à mes parents : je croyais qu’une vocation où l’on « fait quelque chose » serait plus facile à comprendre pour eux, mais ce ne fut pas le cas. Aujourd’hui je me rends compte que je n’étais pas prête, alors, à vivre la vie du carmel et je crois que l’Esprit Saint, qui écrit droit avec des lignes courbes, m’a guidée là. Je rends grâce tous les jours d’avoir vécu plus de vingt ans dans une congrégation missionnaire, ma vocation de carmélite s’ancre sur cette époque de ma vie, qui m’a ouverte sur le monde.
Après mon postulat et mon noviciat à Menton, on m’a envoyée faire des études d’infirmière en Suisse. J’avais quitté l’école à quatorze ans et ce n’était donc pas évident, aussi je me disais : « Si j’arrive la dernière, ça ne fait rien, mais pourvu que je passe ! » Et je suis passée, au bout de trois ans. Puis, avant de partir pour l’Afrique, on me proposa de retourner voir mes parents, qui n’étaient jamais venus me voir. J’ai passé quinze jours chez moi, et pendant ce séjour mon père ne m’adressa pas la parole. Quand je l’appelais « papa », c’était comme si je disais un gros mot. Les vingt années qui suivirent, il refusa de me parler puis, après le décès de maman, nous reprîmes contact. Même s’il n’accepta jamais ma vocation, la relation devint au moins humaine et aujourd’hui qu’il est au Ciel je sais qu’enfin, il comprend.
Je partis en Afrique, tout d’abord dans un dispensaire de brousse au Togo (bonjour le contraste avec l’hôpital suisse ! Il ne faut pas être trop regardant du côté des petites bêtes…). Puis je rejoignis la Côte d’Ivoire dans un dispensaire d’état. Je pratiquais des accouchements, mais en tant qu’infirmière je ne me sentais pas assez formée, aussi je demandais à reprendre des études de sage-femme. Mon diplôme en poche, je retournai en Côte d’Ivoire, à 100 kms de mon ancien poste. La maternité se construisait, sans eau ni lumière dans les premiers temps : la nuit pour les accouchements je devais me servir d’une lampe tempête, dont la lumière attirait des foules de petites bêtes qui me grimpaient sur les jambes ! Quand des cas spéciaux se présentaient, il fallait les emmener dans un hôpital à 60 kms, aussi combien de femmes n’ai-je pas accouchées dans la voiture même, avec ma lampe de poche accrochée entre mes dents ! Pendant les dix ans que j’ai vécus ainsi, j’ai mis au monde plusieurs milliers d’enfants…
Au milieu de tout ça, je pensais en moi-même chaque jour à ma vocation de carmélite. J’étais très heureuse là où j’étais, dans ma vocation de sage-femme et dans ma congrégation. Mais je me disais : « je suis dans un petit morceau de la Côte d’Ivoire, qui est un petit morceau du monde, moi je veux plus grand que ça ! », et j’étais sûre qu’au carmel, le monde entier s’ouvrirait à moi.
J’en parlai à ma supérieure générale, qui m’envoya faire une retraite de discernement chez les jésuites. Là, le père me conseilla de repartir en Afrique, de laisser de côté le carmel, de vivre ma vie de missionnaire à fond et alors je verrais si cela suffisait. Ce que je fis donc, mais impossible de ne plus penser au carmel ! Quand c’est inscrit en soi… Alors quand je refis une retraite avec le même père et qu’il me dit que c’était une illusion, une crise de la quarantaine, je n’en démordais pas et lui écrivis un résumé de ma vocation : il concéda alors qu’il y avait peut-être une « petite étincelle », pour moi c’était suffisant ! Aussi, avec l’accord de mes supérieures, je fis un stage au carmel de Lisieux, où j’entrai définitivement le Lundi Saint 1982. Non pour Thérèse, je l’avoue, mais parce que je discernais que là je pourrai enfin vivre pleinement ma vocation de carmélite.
Ce qui m’a attirée au carmel, c’est le silence, la prière, la solitude et cette liberté de rejoindre le monde entier. Au carmel, il n’est nul besoin d’échelle pour sauter les murs, on rejoint le monde par notre prière. Un jour, une amie vient m’y voir et très étonnée, me demande : « Mais enfin qu’est-ce que tu fais là ? » Cette question m’a travaillée, et je me suis dit que si je suis au carmel uniquement pour que les autres se posent cette question, c’est déjà quelque chose. Une autre fois, un missionnaire m’écrivit de Côte d’Ivoire et me raconta que peu avant, au fin fond de la brousse, atteint d’une fièvre qu’il pensait mortelle, il a tout à coup pensé à moi au carmel, qui priais pour lui… et ça l’a requinqué. Sa lettre m’a requinquée aussi, car elle m’a rappelée que j’étais là pour les autres, pour les prêtres, pour tous ceux qui ont besoin d’aide. Ma mission continue ainsi. Et puis elle continue aussi par l’accueil des groupes, des pèlerins, car le monde entier vient aussi à Lisieux !
Quand je suis entrée, j’ai retrouvé ma branche de pommier : ne rien dire devant Dieu, le contempler. Mon grand désir aujourd’hui ? Quand on aime quelqu’un, on veut le voir, alors mon grand désir, c’est de voir Jésus ! S’il me dit d’attendre, j’attends, car il est vrai que quand on s’aime on peut attendre, mais je suis tendue vers cette ultime rencontre et si c’était demain… ma joie !
Une soeur carmélite
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circulaire 2011 |
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L'entrée dans la nouvelle année nous invite à rendre grâce pour tout ce que nous avons vécu en 2011, et que nous vous partageons dans cette petite circulaire...
Vie communautaire
Notre communauté poursuit sa mission de prière … avec une dimension spéciale qui vous rejoint dans ce monde rempli de bruit(s). En effet, les travaux de rénovation se poursuivent, à l’intérieur, sous nos yeux… et nos oreilles ! ;-)
Electriciens par-ci, plombiers par-là, peintres là-bas, et couvreurs par dessus… une vraie ruche ! La preuve en image !
Nous attaquons l’une des dernières phases, c’est-à-dire la toiture du dôme de la chapelle, ainsi que celle du chœur.
Des rencontres sont venues nous enrichir cette année : M. François Asselin, directeur d’entreprise dans le monde d’aujourd’hui, nous a expliqué comment concilier éthique chrétienne, gestion des erreurs et difficultés au sein de sa société spécialisée dans la réfection de monuments historiques.
La chorale des jeunes de Tay-Beh (Palestine) a amenée avec elle un souffle nouveau, plein de dynamisme, de joie et d’espoir, qui passaient dans leurs chants destinés à Thérèse venue les visiter cette année. Nous avons eu un petit aperçu de l’accueil dont elle a bénéficié à travers un diaporama qu’ils avaient préparé.
Monseigneur Marcuzzo, évêque auxiliaire à Nazareth et vicaire patriarcal latin pour Israël, nous a partagé la souffrance de la Terre sainte et son immense désir de paix, en nous exhortant tous à prier afin qu’une paix durable s’installe à tous les niveaux, car, nous a t-il expliqué, tout peut chavirer en un instant.
Nos frères carmes d’Irak, basés à Bagdad nous ont apporté un témoignage de foi et d’espérance vécues au jour le jour, à travers coupures d’électricité, difficultés administratives…
Nous avons eu la chance de rencontrer le Préposé Général de l’Ordre le Père Saverio Cannistrà, avec qui nous avons eu un échange profond, fraternel et libre, ce qui nous reste comme une grande grâce. Nous espérons continuer dans ce sens ce chemin de communion et d’entraide fraternelles avec nos frères carmes.
Pour approfondir notre approche de l’Ecriture et du mystère de Dieu, nous avons eu recours à divers intervenants, entre autre : le Père Lambert (Jésuite), sur l’Apocalypse, et le Père Dominique-Marie Dauzet, (Prémontré), animateur de notre retraite communautaire.
Nos jeunes sœurs sont actuellement dans leur 2ème année d’études, comprenant des cours de théologie fondamentale, d’Ancien Testament, d’anthropologie…
Et notre sœur Merav a terminé ses études de théologie biblique avec brio !
Dans le cadre de leur formation initiale, les jeunes sœurs en formation des carmels de France, Belgique, et de Suisse, ont vécu une session sur la prière à l’école de sainte Thérèse d’Avila animée par le Père carme espagnol : Maximiliano Herraiz García.
Quelques sœurs en communauté ont participé à une session IFHIM (Institut de Formation Humaine Intégrale de Montréal) ayant pour thème : « les relations dans la richesse des générations ».
Après l’humain et le spirituel, place à la formation vocale et le chant que nous avons poursuivi avec M. Tesson.
Notre sœur Marie-Berthe, (« célèbre » pour avoir connue les 4 sœurs de Thérèse, mais également pour ses nombreux talents, et sa qualité d’accueil dont a pu bénéficier une multitude de pèlerins et de visiteurs) est allée ce 27 juin, rencontrer son Seigneur, Thérèse et tous les saints.
Dans nos familles, le père de sœur Simone, ainsi que le frère de sœur Suzanne et celui de sœur Marie de la Rédemption ont aussi fait leur « entrée dans la Vie ».
Nouvelles initiatives de prière
Pour la toute 1ère fois, nous avons fait l’expérience durant 6 mois, de faire 2 fois par semaine l’oraison du soir au sanctuaire.
Avec un groupe d’amis proches du Carmel, nous avons préparé 2 veillées de prière, l’une à l’occasion de la béatification du Pape Jean-Paul II, et l’autre pour célébrer l’entrée de Thérèse dans la Vie, avec notre frère carme, le Père Philippe Hugelé.
Et en février, à l’occasion de la messe radio-diffusée sur France-Culture, nous avons pu toucher le monde entier. (Des échos nous sont parvenus depuis Hong Kong le lendemain même… !)
Site internet
Vous l'avez découvert, nous avons lancé cette année notre site internet ! N'hésitez pas à nous rendre visite régulièrement, chaque semaine de nouveaux articles sont mis en ligne. Et pour celles et ceux qui n’ont pas cette possibilité, nous vous donnons rendez-vous dans la Communion des Saints, où là, tout le monde se rejoint ! :-)
C’est dans cette même Communion que nous vous souhaitons une belle et sainte année 2012, que Thérèse vous conduise sur un chemin de Confiance et d’Espérance !
Vos soeurs carmélites
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Une branche de pommier m'a conduite au carmel |
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Je suis née dans une famille de paysans catholique. Mes parents pratiquaient quand j’étais jeune, puis papa a commencé à s’éloigner de la foi. Assez petite, je pensais à la vie consacrée car ma marraine était religieuse enseignante à Madagascar. Puis, vers l’âge de neuf-dix ans, je suis tombée sur une image dans un tiroir de la maison : un petit garçon à genoux sur un prie-Dieu, avec inscrit en dessous : « Oui Jésus je serai votre prêtre ». Je dois dire qu’en voyant cela, j’étais un peu frustrée d’être une fille ! Mais cette image est restée dans mon coeur.
Quelques années plus tard, j’allais un matin de printemps donner à manger à des poulets. Je portais un seau d’eau et un seau de grain, et je devais passer sur un petit sentier où se trouvait un pommier et ce jour-là, une branche s’en détachait. Elle était en fleur, lourde de la rosée du matin, c’était magnifique. Saisie, j’ai posé mes deux seaux par terre ; je ne sais pas combien de temps je suis restée devant elle en silence, j’étais en contemplation et me disais : « Si ça, c’est déjà tellement beau, que doit être Dieu ! » Cette vision m’est toujours restée, et j’en vis encore.
Quand j’avais quinze ans, une fille de mon entourage entra au carmel, et j’entends encore maman me dire froidement : « Au moins ta marraine, elle sert à quelque chose, alors qu’une carmélite ne sert à rien ». Alors immédiatement dans mon cœur jaillit cette certitude : « Je serai carmélite, car je ne veux pas servir à quelque chose, je veux que ce soit gratuit. »
Mes parents étaient contre ma vocation, surtout papa, je ne pouvais leur en parler. Puis, alors que j’avais dix-huit ans, je me suis rendu à un mariage, et j’y ai rencontré un jeune homme. Il partit faire son service militaire, d’où il m’écrivait. Nous eûmes une correspondance de plus en plus proche et je découvrais ce qu’était une affection belle, dans le Christ. Mais alors, ma vocation religieuse ? Je ne pouvais pas rester entre deux chaises, je devais choisir. Je me revois encore dans un toit, une lettre de ce jeune homme à la main, me disant : « Aujourd’hui, tu choisis ». J’ai fait une balance (plus tard j’appris que c’était la méthode ignatienne !) avec le pour et le contre : « Si je me marie, que se passera-t-il dans mon cœur ? Est-ce que quelque chose me manquera ? » Je m’imaginais avec mon mari, mes enfants, et ce regret de la vie religieuse qui rejaillirait sur nous. « Et si je suis religieuse, qu’est-ce que ça me fera ? Quelque chose me manquera-t-il ? » J’avais beau cherché, je ne trouvais rien, la paix m’envahissait à cette idée, or l’Esprit Saint est toujours du côté de la paix. Alors ce jour-là, j’ai choisi. J’ai écrit au jeune homme pour le lui expliquer et il m’a répondu : « Je ne veux pas mettre des bâtons dans les roues. » Je rends grâce pour cette rencontre, car j’ai ainsi vraiment pu choisir entre le mariage et la vocation religieuse.
J’étais obligée d’attendre ma majorité (21 ans à l’époque) pour partir, car mon père était si opposé à ma vocation qu’il aurait mis les gendarmes à mes trousses si j’étais partie avant ! A plusieurs reprises, je lui demandai l’autorisation de partir, mais il ne me répondait pas, aussi je résolus de faire mes préparatifs sans le lui dire. Avec mon parrain, nous avions acheté en douce une malle et un trousseau avec l’argent que ma grand-mère, de connivence avec moi, gagnait en fabriquant et vendant des fromages. Un prêtre avait pendant ce temps-là arrangé mon entrée dans une congrégation missionnaire à Menton. La veille au soir de mon départ, alors que mes parents étaient sortis, je réunis mes frères et sœurs, leur donnai mes petits trésors et puis leur annonçai que je les quittais. Le lendemain matin, je suis partie dans la nuit noire, en bicyclette, prendre le car qui me conduirait chez mon parrain. Pour la deuxième fois de ma vie, j’allais prendre le train, et pour la première fois traverser la moitié de la France, et rejoindre une communauté qui allait m’envoyer en Afrique : la grande aventure commençait !
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Entrée au carmel pour vivre "collée à l'Essentiel" |
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Chaque semaine, une carmélite de Lisieux nous offre son témoignage de vocation.
J’ai été élevée dans une famille catholique, mais ma foi est devenue vraiment vivante lorsqu’à l’âge de douze ans j’ai lu une petite vie de Thérèse qui m’a passionnée. A cette lecture, j’ai ressenti un désir violent de devenir carmélite, et j’ai demandé régulièrement cette grâce au Seigneur. Mais arrivée à l’adolescence, au lendemain de ma confirmation, j’ai tout lâché, je ne voulais plus entendre parler de Dieu ; cependant quelque chose de lui, comme une petite graine est toujours resté éveillé dans mon cœur, quoi que j’aie fait loin de lui.
Et puis à l’âge de 27 ans, en 2002,au cours d’une période douloureuse de ma vie, conduite par ma grand-mère à une messe (à laquelle j’allais car je n’avais « rien d’autre à faire »…), j’ai pris subitement conscience que je faisais n’importe quoi de ma vie, loin de Dieu. Alors, peu à peu, je me suis retournée vers Lui : j’ai repris une vie chrétienne, en disant le chapelet et en allant à la messe chaque jour. Mais surtout en février 2003, j’ai été vraiment sauvée à Medjugorje où j’ai vécu une profonde rencontre avec Dieu.
Pendant l’été 2004, l’appel à la vie religieuse est revenu, et puis j’ai rencontré une communauté où j’ai cru trouver mon chemin, le Foyer de charité de Chateauneuf-de-Galaure. J’ai quitté l’Education Nationale où je travaillais dans cette perspective. Mais j’ai constaté avec une grande déception que cette vie en Foyer de charité ne me convenait pas. Une soif de prière et de silence restait inassouvie.
Pour Pâques 2005, une amie m’a proposé de nous rendre à Lisieux. Une fois arrivées, elle m’entraîne voir une sœur qu’elle connaissait, qui en me voyant ne dit rien du tout, et ni une ni deux, appelle la prieure. Un véritable coup monté, car en fait mon amie avait dit que je venais pour discerner une vocation ! J’ai raconté ma vie à la prieure (il fallait bien raconter quelque chose !), et au bout de l’entretien elle me dit : « Bon écoute, pour un stage il faudra attendre janvier prochain », mais moi je n’avais rien demandé !...
La prieure me conseilla de lire Le chemin de perfection de Thérèse d’Avila, ce que j’ai fait avec avidité, trouvant en elle une nouvelle amie. Le désir d’entrer au carmel grandit, et se fit même violent. Mais pourtant je ne voulais pas y céder car pour moi le carmel représentait un rêve, un caprice d’enfant auquel je ne voulais absolument pas céder. Et surtout je ne voulais pas me planter dans le discernement. J’ai pédalé de toutes mes forces en arrière car je voulais faire la volonté de Dieu, et non me tromper en suivant ce qui me tenait à cœur à moi. Jusqu’à ce qu’à un moment une cascade de signes et de lumières très clairs me montrent que le Seigneur m’attendait bien là ! Aujourd’hui je rends grâce de ce cheminement car je vois que si je suis entrée au carmel ce n’est pas parce que j’ai suivi mon petit programme ni mon caprice, mais vraiment parce qu’un Autre menait ma barque.
Ce qui m’a attirée au carmel c’est la prière, le silence et surtout le désir de « coller à l’Essentiel ». Quand on vit dans la solitude et la clôture, il n’y a aucune échappatoire ; je trouve ça merveilleux, car c’est pour moi une vie condensée où on vit à fond tout le temps, collée à l’Essentiel. Il n’y a aucune distraction, tu es face à toi-même (une drôle de claque soit dit en passant). Avant d’entrer, je ressentais un grand vide qui ne pouvait être comblé par rien alors qu’aujourd’hui quelque part je suis comblée, quelque chose s’est apaisé en moi, même si on vit beaucoup de combats. On nous croit bien protégées, bien à l’abri de tout, mais les murs de la clôture sont « on ne peut plus » poreux : je crois profondément que tout ce qui se vit dans le monde, tout ce que l’on peut ressentir, se vit ici dans notre propre cœur. Et c’est comme cela que nous vous rejoignons et que nous sommes en communion avec vous. J’ai le sentiment profond d’être ici à ma place ; et quoi que j’aie pu vivre depuis mon entrée, la certitude que je ne serais pas heureuse ailleurs ne m’a jamais quittée.
Thérèse, à la base, c’est elle qui m’a eu. Elle m’a toujours suivie, toujours accompagnée, et en certains points nous avons un itinéraire et des traits de caractère semblables, je me retrouve bien en elle. Elle est pour moi bien plus qu’une amie ou même qu’une sœur, elle est comme ma marraine. J’ai une relation très proche et très familière avec elle, des fois je la gronde quand elle ne fait pas ce que je veux !
La phrase de la Bible que j’ai choisie pour ma profession est « Que ta volonté soit faite ». C’est ce que je désire pour ma vie, ainsi que je serai heureuse.
Le grand désir qui ne m’a jamais quittée depuis que j’ai retrouvé la foi est celui de sauver les âmes avec le Christ et de lui être totalement configurée.
Une soeur carmélite
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Du désert de l'Afrique au désert du carmel |
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Chaque semaine, une carmélite nous offre son témoignage de vocation
Avant d’entrer au Carmel, j’ai passé vingt ans en mission dans une congrégation apostolique vouée à l’éducation. J’y étais entrée à 21 ans pour répondre à l’appel du Christ et parce qu’en ce temps d’avant-concile, la prière tenant une très grande place je pensais que là je serais toute à Lui sans autre occupation ! Après le Concile, l’aggiornamento a permis aux sœurs de redécouvrir leur charisme et de voir qu’elles avaient été fondées pour exercer leur ministère d’éducation auprès des plus pauvres et en vivant au milieu d’eux. Dès ma Profession, j’avais été envoyée en mission pour ouvrir un collège de jeunes filles et 10 ans plus tard, pour une nouvelle fondation, une petite fraternité en plein désert où un imam nous avait appelées pour former les jeunes filles d’une école coranique. Expérience extraordinaire, d’une vie de priante au milieu de priants d’une autre religion…
Lorsque des jeunes du pays ont été capables de nous remplacer, notre service étant terminé je suis retournée en France et là cela a été le choc ! Je ne me retrouvais plus dans ma congrégation même si j’aimais beaucoup les sœurs, mais leur projet de vie ne correspondait plus à mon appel profond. Encouragée par mes supérieures, j’ai alors entamé un discernement qui m’a conduite au carmel : je venais du désert d’Afrique, je retrouvais le désert au carmel.
Je suis entrée dans un carmel en fondation heureuse de retrouver les longs temps d’oraison, tels je les avais vécus au désert, mais une fois encore le Seigneur est venu bousculer ma tranquillité et juste après ma profession, j’ai été nommée prieure, pas de chance !
Une fois fini mon priorat, je me disais que j’allais pouvoir vivre plus la solitude, et voilà qu’on me demande d’être prieure dans un autre carmel. Là, j’ai fait l’expérience très forte que c’est vraiment Dieu qui mène ; toi tu réponds oui ou non, mais c’est un Autre, qui tient les rênes, et si tu dis « oui » à Celui qui t’appelle, tu lui signes un chèque en blanc: tu signes, mais tu ne sais pas pour quoi ! Tu fais confiance.
Avec le recul, je me rends compte qu’il en a toujours été ainsi dans ma vie : j’ai répondu le premier jour, mais j’avais mon petit programme bien fait, et puis j’ai tout le temps été bousculée, appelée ailleurs et c’est ce qui est beau : en suivant Dieu tu ne sais pas ce qui t’arrivera mais tu ne t’appuies pas sur toi, tu t’appuies sur Lui et si tu t’appuies sur Lui, tu es sauvé ; parce que toi seul tu n’es qu’un « pauv’type » mais Lui cela ne lui fait pas peur !
Forte de ma propre expérience, je vois que ce côté vulnérable me plait dans les êtres, les blessures ne me font pas peur, bien au contraire, car elles sont des portes d’entrée pour Dieu sinon il n’y a pas de place ! La seule chose qu’il nous demande c’est de nous appuyer uniquement sur Lui et il faut du temps pour le comprendre. Dieu on ne le voit pas (moi je ne l’ai jamais vu !) mais on le voit « de dos » : tu relis ta vie et tu te dis : « c’est incroyable, il était là et je ne le savais pas !». C’est lui qui appelle, oriente, répare, envoie… Bien sûr, c’est dans la foi, parce que je n’y vois pas plus que les autres, et nous aussi toutes carmélites que nous sommes, nous ne voyons rien venir souvent !
Ce qui est très important pour moi, c’est la relation. En vivant avec des musulmans, j’ai réalisé que le propre de la religion chrétienne c’est que notre Dieu est un Dieu de relation. A l’image de la Trinité nous avons à entrer en relation avec chaque personne à ce niveau de profondeur même s’il n’est pas toujours exprimé avec des mots. Tout est relation, et le péché c’est de couper la relation avec Dieu ou avec les autres. Quand j’étais en mission, je me donnais à 100%, et au carmel, mon cœur s’élargit, ce n’est plus seulement tel ou tel pays, même si ce que vit en ce moment le monde musulman m’habite spécialement, c’est le monde entier avec lequel j’entre en relation par la prière.
Et Thérèse… ?Elle est unique, et je pense qu’elle est un très bon guide pour notre génération car elle rejoint les gens là où ils sont ; les blessés, elle n’en a pas peur, et elle leur fait faire le pari de la confiance, le pari de ne s’appuyer que sur Dieu. Tant de jeunes aujourd’hui sont cassés - et elle était bien cassée elle aussi – et elle nous montre qu’il n’y en a qu’Un qui peut mettre debout et mettre sur la voie de l’Amour. Et pour ça, Thérèse, elle est extra !
Le passage de l’Evangile qui me rejoint le plus, c’est Jean 17 :
« Pour eux je me consacre moi-même…afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux.
L’image qui me touche, c’est celle de la Trinité de Roublev : chaque personne est toute tournée vers l’autre… la relation une fois de plus ! J’ai une amie artiste qui m’a envoyée une Trinité magnifique où la relation entre Dieu et l’homme est si bien représentée : pour Dieu, l’homme est au centre, et le Père, le Fils, et l’Esprit sont penchés sur lui pour l’entourer et le servir ... L’amour n’est pas statique, il circule ! Invitation à entrer dans cette spirale de l’Amour !
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J'ai cherché le bonheur... et je l'ai trouvé ! |
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Chaque semaine, une carmélite nous offre son témoignage de vocation
Professe temporaire, je suis depuis six au carmel de Lisieux. Mon appel à la vie religieuse a été tardif en relisant ma vie je vois que le Seigneur m’attendait. Il m’a appelée tard, j’ai eu toute une vie avant, une vie de recherche : depuis toute petite, je cherchais le bonheur.
Je suis née dans une famille catholique pratiquante, mais en grandissant j’ai pris des distances avec la pratique religieuse, mais pas avec Dieu. Alors, dans des librairies, j’ai cherché du côté des spiritualités parallèles, de la psychologie, de la connaissance de soi... J’allais dans les rayons ésotériques, sans prendre cependant des choses mauvaises comme de la magie ou du new-age, je faisais la différence grâce aux repères reçus dans mon éducation catholique. Dans un magasin spécialisé, j’avais acheté un petit livre de poèmes qui s’appelait « Les fleuves d’eau vive ». C’était comme si le Christ s’y adressait à moi et là j’ai été « pêchée », le Seigneur m’appelait à revenir vers lui. Et dès ce jour mon objectif a été de revenir dans l’Eglise catholique. J’ai mis deux ans. Par des amis je suis entrée en contact avec un groupe de prière et c’est à partir de là que mon chemin spirituel avec Jésus a pris un second souffle. Ça a été un nouveau départ dans la radicalité et la pratique religieuse. Mais cela n’a pas été sans combats.
Huit années de combats, de prières, de purification, de souffrances ont suivi. J’avais soif de Dieu mais je voulais me marier, avoir des enfants, c’était pour moi la voie du bonheur. Tendue comme j’étais vers le mariage, et comme l’âge avançait, c’était la guerre avec le bon Dieu, un vrai combat de Jacob ! Je lui en voulais parce qu’il ne m’exauçait pas ; il y eut une année où je remettais tout en cause : la pratique religieuse, la foi,… mais en même temps je ne voulais pas désespérer. Une parole me revenait, avec laquelle j’ai beaucoup avancé : « Seigneur, à qui irais-je ? C’est toi qui a les paroles de la vie éternelle ».
Et puis j’ai reçu une grâce de guérison intérieure. En priant les psaumes, j’ai senti une chape de plomb me tomber des épaules ; c’était comme le sourire de la Vierge pour Thérèse, en un instant tout est parti. J’étais chez moi toute seule, mais le Ciel était là. Ce jour-là, j’ai reçu la paix de Dieu et elle demeure encore aujourd’hui.
Peu après, par le truchement d’un livre, j’ai reçu la grâce de comprendre l’amour crucifié du Seigneur, ça a été un coup dans le cœur, et j’ai alors fait l’offrande de ma vie au Seigneur. C’était un moment très fort, où j’ai dit à Jésus : « Seigneur, que puis-je faire pour toi, pour te faire aimer, pour être ton disciple ? » De ce jour le Seigneur m’a vraiment guidée. Mais j’étais encore loin de penser à la vie religieuse.
Je cherchais un chemin de perfection ; et un jour je trouve un livre sur Thérèse qui disait qu’elle avait une petite voie toute courte, toute droite pour aller au Ciel. C’est ce que je cherchais ! Cette petite voie, elle est pour moi. J’ai alors désiré faire un pèlerinage à Lisieux pour connaître sa doctrine.
Ce pèlerinage m’a profondément marquée, en particulier cette mosaïque au centre de la basilique qui montre le Christ, et à ses côtés Thérèse et la Vierge ouvrant son manteau aux brebis qui viennent à lui ; cette image m’a tellement parlé que je pourrais en écrire un livre, toute ma vie y était. C’était moi la brebis.
J’avais la certitude qu’à l’issue de ce pèlerinage le Seigneur allait me montrer ce qu’Il voulait de moi. Trois semaines après, j’ai reçu l’appel à la vie religieuse, comme une évidence ! C’était comme quelque chose qui était inscrit en moi mais que je ne voyais pas auparavant. J’ai reçu l’appel « Va, quitte ton pays… », avec Thérèse derrière. J’ai donc naturellement pensé au carmel. Je suis allée voir le carmel à côté de chez moi, prête à y entrer, mais je n’arrivais pas à faire le pas. Alors mon accompagnateur m’a aiguillée sur Lisieux. Et quand je suis arrivée au monastère ici, ça a été un accueil spirituel, pour ainsi dire l’enlacement de mon âme, je ne peux pas l’expliquer, comme une étreinte : « C’est ici que je te veux ».
Je ne voulais pas de demi-mesure et j’ai trouvé au carmel l’idéal que je cherchais : le Christ, Jésus est l’amour que je cherchais. Certes, j’avais aussi un profond désir de maternité et cela a été une blessure d’y renoncer, mais Jésus m’a guérie là aussi et je découvre maintenant une maternité vis-à-vis des âmes, c’est cette maternité spirituelle que Dieu me donne et je verrai au Ciel tous mes « enfants ».
L’image qui me parle, c’est celle de la Sainte Face. Autrefois, je l’avais chez moi mais pendant longtemps je n’arrivais pas à la fixer longtemps tant elle me disait trop de choses. Désormais elle est dans ma cellule au carmel, je la regarde et je ne peux plus m’en détacher, elle m’attire !
La Parole de la Bible qui m’habite tout le temps : « Je vous donne un commandement nouveau, aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » Je l’ai compris au plus profond de moi, ce « comme » : lavez-vous les pieds les uns des autres, supportez-vous les uns les autres, c’est capital en vie communautaire. Quand on comprend ce « comme », ça change tout !
Mon grand désir, c’est que le Royaume de Dieu arrive, son Royaume d’amour, dans tous les cœurs. Jésus, Maranatha !
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L'épouse du Christ |
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Chaque semaine, une carmélite nous offre son témoignage de vocation.
Je suis d’une grande famille (46 neveux et nièces, 98 petits-neveux et nièces, et déjà presque 40 à la génération suivante, sans compter les « valeurs ajoutées » !) et je reste unie à tous grâce à mes frères et sœurs qui font le lien. Une famille chrétienne où j’ai appris très tôt à aimer Jésus et à prier. Une de mes grandes sœurs m’a admirablement bien préparée à ma première communion, tout comme sa sœur Pauline avait préparé Thérèse. Pour moi ce fut une vraie rencontre avec Jésus vivant ressuscité, qui m’a marquée pour toute la vie.
Malgré tout je voulais me marier et avoir beaucoup d’enfants, faire un beau mariage d’amour et je rêvais d’être fiancée pour mes dix-huit ans. Mais à cet âge-là s’est posé la question de donner ma vie à Jésus, après la lecture d’Histoire d’une âme. Alors j’ai fait une retraite et j’ai dit le « oui » à Jésus, un « oui » d’amour, à lui qui m’aimait personnellement au point de me demander de me donner à lui, de lui consacrer toute ma vie. C’était comme des fiançailles avec Jésus, et donc à 18 ans j’étais bien fiancée ! Je me suis amusée à faire deviner à mes sœurs avec qui…
J’avais donné ma vie à Jésus mais où vivre ce don ? Pour moi la vie contemplative ne faisait aucun doute, j’avais un grand désir d’aimer Jésus et mais aussi de le faire aimer, d’avoir une vie missionnaire. Et de penser que Thérèse était devenue Patronne des Missions en ayant vécu au carmel m’a indiqué le chemin.
Dès mon entrée au carmel, j’ai essayé de vivre très fort la petite voie de Thérèse. Avec elle, être un petit enfant pour faire plaisir à jésus et petit-à-petit, avoir un cœur filial vis-à-vis du Père. Et surtout, ma vocation c’est d’être épouse de Jésus et donc de participer à son œuvre de salut. Je voulais être pour Jésus une épouse qui l’aime, lui faire confiance à travers tout.
Jésus m’a montré la voie de la miséricorde : je baigne vraiment dans la miséricorde de Dieu. Je reste avec plein de limites, de choses que je n’arrive pas à faire. Après cinquante ans de vie au carmel avec Jésus, je suis SÛRE de sa fidélité à lui. Je pense qu’il me donnera d’être fidèle jusqu’au bout, mais je n’arrive pas à être à la hauteur de la réponse ; c’est pour ça que je baigne dans la miséricorde, et je baigne aussi dans la miséricorde pour le monde. Comme dans toute vie, j’ai reçu des blessures, en particulier pendant la guerre ; on reste avec ces blessures jusqu’au bout, mais il y a des choses qui se transforment par la grâce de Dieu et il y a des moments où on est comme sur le « divan de la Miséricorde » (rire). Le texte d’Ézéchiel sur le fleuve qui sort du côté droit du temple m’a parlé longuement depuis mon entrée au carmel, car c’est ce fleuve de la miséricorde qui sort du côté du Christ, du cœur de Jésus. Et c’est aussi le fleuve de l’Esprit, j’ai un grand désir de l’Esprit Saint.
J’avais le désir, et j’ai reçu une grâce dans ce sens-là, d’entrer dans le cœur de Jésus pour sauver avec lui tous les hommes ; entrer dans la miséricorde pour moi, pour tous. Jésus est le soleil de ma vie. J’ai un grand amour de la nature et pour moi le plus beau symbole de Jésus, c’est le soleil parce que Jésus transfigure tout lorsqu’il se rend présent. Comme le soleil, il est toujours présent, même si on ne le sent pas toujours.
Comme image, j’ai choisi de vous montrer ce Christ dont j’aime la douceur et l’attitude d’abandon. Mais surtout, la plaie de son cœur ouvert par laquelle nous pouvons entrer. J’ai beaucoup prié en contemplant ce Christ. J’aime aussi Jésus ressuscité apparaissant à Marie Madeleine de Fra Angelico. C’est dans un jardin et Jésus est pris pour le jardinier, alors pour moi qui est la jardinière du carmel, ça me parle beaucoup. Et puis Jésus appelle Marie par son nom et la fait, selon l’expression de Thérèse, « apôtre des apôtres » par pure grâce. Il nous appelle aussi à être apôtre des apôtres, c’est un aspect de notre vocation de carmélite.
Je suis une carmélite heureuse, et si heureuse d’être à Lisieux, d’être portée par Thérèse qui est vraiment devenue pour moi une petite sœur présente en moi.
Une soeur carmélite
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Vivre l'Avent avec Edith stein |
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Une retraite en ligne proposée par les Carmes de Paris pour l'Avent !
Le Père Didier Marie Golay est un grand ami de notre Carmel et nous sommes heureuses de vous relayer son invitation à vivre l'Avent à l'école de Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix. Cette grande sainte du Carmel a longuement médité sur le Mystère de la crèche et vous aidera donc à préparer votre coeur pour accueillir à Noël l'Emmanuel.
Grand spécialiste d'Edith Stein, le Père Golay a publié sur elle l'an passé un très beau livre, Devant Dieu pour tous, qui a reçu le Prix Humanisme Chrétien. Il nous fait aussi la joie de venir donner dans notre carmel le 2 décembre à 20h30 une conférence (ouverte à tous !) qui aura pour thème "Edith Stein, de la recherche de la vérité à la science de la croix". C'est donc avec joie que nous vous invitons à entrer dans cette nouvelle année liturgique, en communion avec nous, à la suite d'Edith Stein.
Pour cela, il vous suffit de vous inscrire en cliquant ici.
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Vivre en présence du Seigneur fait ma joie |
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Chaque semaine, une carmélite nous offre son témoignage de vocation.
Je suis au carmel depuis cinq ans. J’ai grandi dans une famille catholique pratiquante et j’ai reçu une éducation chrétienne assez tôt mais avec les années, on choisit de vivre soi-même sa foi, ce n’est plus seulement ce qu’on nous a inculqué.
A l’époque où j’étais au lycée, un soir pendant ma prière j’ai ressenti le désir d’être toute donnée à la prière. Je ne pensais pas pour autant à la vie religieuse, j’avais d’autres projets, mais en relisant mon cheminement je vois aujourd’hui que c’est à ce moment-là que le Seigneur m’a appelée, appelée à une vie de prière.
Une fois que les choses se sont précisées et que j’ai su que le Seigneur m’attendait dans la vie consacrée, je suis partie sur Paris car aucune des communautés religieuses de ma ville ne m’attirait. A Paris, j’ai visité pas mal de communautés et un jour, par hasard, je me suis retrouvée derrière le Sacré Cœur de Montmartre, où il y a un carmel. Sans avoir prévenu avant, j’ai frappé à leur porte et demandé à rencontrer la mère prieure qui m’a reçue, un peu étonnée de me voir là d’autant qu’il y avait des carmels dans ma région d’origine ! Je lui ai raconté mes recherches et elle m’a donné une petite brochure, L’idéal des carmélites. Je l’ai lue, et j’ai découvert que la spiritualité carmélitaine correspondait à ce que je cherchais : une vie cloîtrée, et centrée sur l’union à Dieu par l’oraison. La prière, c’est le nœud de ma vocation et ce qui m’a aidée à discerner du début à la fin. Le carmel est le seul ordre qui met l’accent sur l’union à Dieu par l’oraison. Nous sommes tous, laïcs aussi, appelés à cette union à Dieu ; mais le carmel nous propose ce chemin particulier de l’oraison que je sentais être le mien.
C’est mon père spirituel, qui connaissait la prieure du carmel de Lisieux, qui m’a conseillé de venir ici. J’aurais pu repartir sur Paris et entrer à Montmartre mais au fil des mois les choses se sont précisées et j’ai compris que j’étais appelée à Lisieux. Cela ne s’est pas passé comme je l’attendais, je croyais que cela allait être une grande grande joie (à force de chercher tu te dis que quand tu vas trouver le lieu où le Seigneur t’appelle ça va être quelque chose d’extraordinaire !) mais je ne l’ai pas vécu comme ça, je suis toujours restée dans une paix, dans une joie paisible intérieure qui m’est restée et qui m’accompagne. Cette joie intérieure m’habite, me guide et me soutient. Il faut du temps pour s’habituer à cette vie à laquelle le Seigneur nous appelle ; mais la présence du Seigneur à nos côtés est une source de joie, qui ne se voit pas forcément à l’extérieur mais qui est réelle, et qui représente ma force intérieure pour avancer, une joie paisible et profonde liée à la présence du Seigneur.
La Parole qui m’habite est « ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi », elle exprime cette union à Dieu qui m’attire. « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisi » me semble bien aussi définir ma vocation. C’est vraiment un appel du Seigneur, avant j’avais des projets tout autres. En toute liberté je lui dis oui, mais le choix vient du Seigneur qui me fait tenir.
J’aime beaucoup l’image du Christ miséricordieux de Sainte Faustine. J’aime bien aussi Sainte Faustine et nos saints du Carmel que j’apprends à connaître.
Le désir qui m’habite est celui de rester fidèle à ma vocation et d’essayer de faire davantage la volonté du Seigneur, ce qui n’est pas évident. L’essentiel est de se laisser conduire et je n’ai pas d’autre désir que d’être là, fidèle à Dieu et à ce qu’Il veut de moi.
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Diaporama la messe au carmel |
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Un magnifique reportage photo pour vous faire vivre de l'intérieur une messe avec nos soeurs.
La messe est, comme le rappelle Vatican II, "la source et le sommet de la vie chrétienne", et particulièrement de notre vie de carmélites. Vous êtes invités, en semaine à 9h et les dimanches et fêtes à 11h15, à vivre la messe avec nous ; mais comme beaucoup ne peuvent venir jusqu'à nous, nous désirions vous offrir la possibilité d'assister à une eucharistie en notre compagnie. D'où ce reportage photo, signé François Lespes (un ami de notre carmel journaliste à KTO), qui vous partage un peu de ce que nous vivons chaque jour à la messe. Bien sûr, ce ne sont que des images dans le monde virtuel, mais vous savez que notre prière pour vous à chaque messe est, elle, très réelle.
Pour voir le diaporama, cliquez ici
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Un chef-d'oeuvre pour la Toussaint ! |
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Le père carme François-Marie Léthel est un grand ami de notre carmel, aussi ne pouvons-nous passer sous silence le chef-d'oeuvre qu'il vient de nous offrir en son dernier livre, La lumière du Christ dans le coeur de l'Eglise, Jean-Paul II et la théologie des Saints, qui n'est autre que la retraite de carême qu'il a prêchée.... à Benoît XVI !
Le Père Léthel est l'inventeur génial d'une nouvelle branche de théologie qui fait en ce moment "fureur" à Rome, la théologie des Saints. Partant de l'affirmation de Balthazar que les saints sont les plus grands théologiens puisqu'ils ont une connaissance intime de Dieu, même s'ils ne la formulent pas de manière théologique, le Père Léthel s'emploie à découvrir le visage de Dieu que nous révèlent ainsi la vie et les écrits des saints. Et Thérèse en premier lieu, vous vous en doutez ! Grâce à cette nouvelle approche, les études thérésiennes se multiplient ! Nous devons au Père Léthel une nouvelle manière de s'approcher du Mystère, aussi incarnée que spirituelle.
Son nouveau livre s'exerce à cette contemplation si riche des saints. Trois chapitres (et quels chapitres ! Un régal pour le coeur et l'intelligence ! ) sont consacrés à Thérèse, mais on y trouve également Louis-Marie Grignon de Montfort, Chiara Luce, Thomas d'Aquin, Saint Anselme et bien d'autres. Bref, un livre idéal pour la Toussaint ! Benoît XVI a beaucoup apprécié la retraite que reprend cet ouvrage, qu'il a ainsi décrite en s'adressant au Père Léthel : "un chemin de réflexion, de méditation et de prière en compagnie de Jean Paul II. Les saints : vous nous les avez montrés comme des "étoiles" dans le firmament de l'histoire, et, avec votre enthousiasme, et votre joie, vous nous avez fait entrer dans la ronde de ces saints et vous nous avez montré que justement ces "petits" saints sont de "grands" saints. Vous nous avez montré que la science de la foi et la science de l'amour vont ensemble, ou plutôt, que le grand amour voit davantage que la seule raison."
Si vous voulez vous procurer ce livre, vous le trouverez dans toute librairie religieuse qui se respecte ou en cliquant ici.
Belle fête de Toussaint à chacun, en union de prière !
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Par l'Amour, Sainte Thérèse et... Internet ! |
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Chaque semaine, une carmélite nous offre son témoignage de vocation.
J’ai découvert la famille Martin grâce à une bande dessinée qu’une jeune du catéchisme avait apporté avec elle. Et, après ça, Thérèse (comment était-elle entrée dans ma vie ? je ne sais pas, mais…) je la sentais qui m’accompagnait, me protégeait, me regardait depuis le Ciel… En terminale, un cours de philosophie m’a fait tout arrêté. Je ne voulais plus croire. Ca a été pour moi le désert, jusqu’à la fac, où là, je suis tombée gravement malade.
L’envie de retourner à Taizé m’a fait rencontrer des sœurs missionnaires qui animaient l’aumônerie des étudiants, puis j’ai intégré le groupe de jeunes professionnels, et là, grâce à l’amour de ces sœurs, je me suis sentie revivre… j’ai redécouvert progressivement l’amour de la prière et le goût de tout partager grâce à elles. Un soir, alors que j’étais en prière, j’ai senti l’amour de Dieu m’envelopper de Sa lumière. Et à la fin de ce moment, j’ai entendu au fond de mon cœur : « carmel »
C’est alors que Dieu et moi nous sommes amusés ensemble. Il a semé des petits indices sur mon chemin, avec toujours une référence à Thérèse… et puis, je me suis mise à chercher. A la fin, cet indice : un livre sur elle posé dans une vitrine, qui m’a fait me dire : « il y a quelque chose à Lisieux…»
J’écris donc un mail au Carmel (sans trop y croire pourtant, car, j’avais lu avec difficulté l’Histoire d’une âme un an auparavant, en croyant à l’époque que tout cela n’existait plus, (« ce serait trop beau » :-) !) et que le Carmel était mort avec Ste Thérèse… et même là, ça me semblait tellement virtuel ! Dans l’après-midi, stupeur ! C’est la prieure elle-même qui me répond! Elle me dit de prendre rendez-vous avec elle, et m’explique les différentes étapes (moi qui croyait que l’on entrait comme cela… ! ^^ en temps normal, ça aurait du me faire peur toutes ces étapes mais là, étonnamment, je n’ai pas hésité, et j’ai dit : « oui », (me disant que : « de toute façon, je n’ai rien à perdre en y allant… que ce n’est pas pour moi tout cela, etc.» … J’arrive donc à Lisieux, direction : la châsse. Où je vais prier devant la Vierge du Sourire avant d’aller à cette rencontre, puis je me dirige vers la chapelle, où je dépose ma valise, et, levant les yeux vers ce Christ, j’entends en mon cœur : « c’est là »
A l’heure actuelle, je sens de plus en plus que « c’est là », effectivement. Je suis profondément étonnée de voir que Dieu me connaît beaucoup mieux que moi même, et qu’Il m’a guidé là où il fallait. Et je suis profondément heureuse, parce qu’Il est là. Et c’est Lui qui me donne ce bonheur. Je vis de plus en plus de ce rapport au Christ, non seulement parce qu’Il vit en moi mais également, grâce à cet amour fraternel que j’expérimente en communauté.
Mon image préférée: Sur cette gouache, je trouve que le Christ rayonne … de cette paix, qui me permet de Le distinguer entre tous. Il est pourtant simple … si humble, si tranquille, en paix. Et en même temps qu’Il rompt le pain, Il semble qu’Il est en prière… C’est tout Son être qui me captive, m’intéresse.
Phrase biblique: « Car rien n’est impossible à Dieu », cette phrase du Nouveau Testament constitue pour moi un résumé de l’action de Dieu au long de ma vie, car c’est Lui qui m’a permis de me sortir de toutes ces situations où je voyais bien que c’était impossible par moi même. Il m’apprend tout, me met en confiance. Chaque jour j’apprends à faire un pas de plus dans cette direction, même si parfois il y a des écueils… inévitables ! la confiance, c’est difficile pour moi, mais… j’ai un très bon professeur ! :-)
Mon plus grand désir: que Jésus soit connu et aimé tel qu’Il est véritablement, c’est-à-dire profondément humble, moi c’est ça qui me touche… et si on savait à quel point Dieu est humble ! Et quand on le connaît vraiment tel qu’Il est, on ne peut que l’aimer. Il m’a eue !
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Une vie au service des pèlerins de la petite Thérèse |
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Chaque semaine, une carmélite nous offre son témoignage de vocation.
Je viens d’une famille catholique, papa avait trois sœurs religieuses alors quand sa fille aussi a voulu rentrer dans les ordres, ça ne lui a pas trop plu ! Depuis toute petite je voulais être religieuse. C’est à cause de la petite Thérèse que je suis entrée ici, et puis j’avais ma tante qui était tourière, c’est-à-dire une carmélite ne vivant pas en clôture et chargée des relations avec l’extérieur. Toute petite j’ai entendu parler de ma tante, de Thérèse. C’est comme ça que j’ai eu la vocation d’être tourière.
J’ai la vocation depuis l’âge de dix-huit mois ! Mes parents m’ont emmenée en 1927 au parloir voir Mère Agnès, la sœur aînée de Thérèse. Quand j’ai vu les grilles, j’ai eu peur alors je me suis roulée par terre ! Mère Agnès a dit à mes parents : « Ne vous inquiétez pas, elle nous reviendra, elle nous reviendra ! » Et 22 ans plus tard, j’y suis venue. Comme sœur tourière, car je voulais être au service des pèlerins de la petite Thérèse. Les accueillir à la porte, les accompagner aux grandes cérémonies, prier dans la chapelle avec eux, c’était ma joie de recevoir des pèlerinages entiers. Je suis entrée au carmel de Lisieux pour la petite Thérèse mais avant tout, c’est pour aimer Jésus et le faire aimer.
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Semaine missionnaire mondiale avec Thérèse |
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Monseigneur Savio Hon Tai-Fai, secrétaire de la Congrégation pour l'Evangélisation des Peuples, nous parle de Thérèse en cette semaine mondiale de la mission. Ce salésien chinois de 60 ans raconte en effet dans la revue des Missions Etrangères de Paris :
"En mars dernier, j'ai eu l'occasion de participer à la retraite prêchée pour le pape et ses collaborateurs de la curie, dont le thème était l'influence des saints sur Jean Paul II dans son propre chemin de sainteté. Le prédicateur, le carme François-Marie Léthel, a particulièrment insisté sur l'une d'entre eux, sainte Thérèse, cette jeune fille morte à 24 ans sans avoir rien fait de spécial (elle n'est pas partie au bout du monde), mais qui croyait très fortement en Jésus, et l'aimait profondément ; c'est en cela que réside toute la force de son témoignage.
Dans ma fonction, je comprends de plus en plus que c'est là que se trouve le moteur de l'évangélisation. Et si sainte Thérèse a été établie patronne des missions, ce n'est pas parce qu'elle est partie dans les missions, mais parce qu'elle a su utiliser cet amour pour Jésus pour nourrir sa prière pour les missionaires. Ainsi l'Eglise ne l'a pas seulement déclarée sainte, mais aussi déclarée Docteur de l'Eglise, ce dont vous les Français devez être fiers.
La petite Thérèse, cette jeune Française, morte si jeune, nous enseigne par une voie très simple, celle de l'enface spirituelle, comment nous en remettre à Dieu, en entrant dans une relation d'amitié avec Jésus, en lui faisaint confiance.
J'invite tous les jeunes Français qui ont ce désir de la mission, à suivre son exemple, à faire confiance à Jésus et à devenir très ami avec lui."
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Saisie par le regard du Christ |
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Chaque semaine, une carmélite nous raconte sa vocation.
Vers dix-sept ans j’ai perçu un appel pour la vie religieuse. Le carmel, j’en connaissais quelques bribes à travers Thérèse mais ça n’allait pas loin. Mes parents n’étaient pas contre une vocation mais en vie apostolique. J’ai été en relation avec une sœur et de fil en aiguille je suis entrée dans sa congrégation apostolique. Puis, après quelques années, un temps de crise est venu. Je réfléchissais beaucoup sur l’avenir mais avant de prendre toute décision j’ai beaucoup prié. Pour moi c’était important. Comme j’étais à la chapelle en prière, je m’entends dire « le carmel ». Et moi de répondre du tac au tac : « Mais ce n’est pas ça que je cherche ! » J’ai ensuite été arrêtée deux ans, ce qui m’a permis de prier et réfléchir et ce n’est qu’après cela que je suis entrée au carmel.
Je suis entrée au carmel du Mans. Après sa fermeture et un essai dans un autre carmel, j’ai demandé une année de discernement, et c’est ainsi que je suis arrivée au carmel de Lisieux. A la fin de cette année, j’étais un jour à l’infirmerie où Thérèse est morte et j’ai entendu intérieurement : « c’est là que je te veux ».
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Nous nous mettons à la vidéo ! |
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Une caméra entre au carmel !
Mère Marie de Gonzague, la prieure de Thérèse, fit preuve d'une rare audace pour son époque en laissant entrer au carmel l'appareil photo de Céline, ce qui nous valut les inoubliables visages de Thérèse. A son exemple et avec l'accord de la communauté, notre prieure a laissé entrer dans notre clôture... une caméra !
A l'heure d'internet, il nous a en effet paru important que nos amis du monde virtuel découvre le message de Thérèse et notre communauté non pas seulement par des textes, mais aussi par des visages qui témoignent de ce que nous vivons. Et derrière ces visages, nous pensons que vous apprécierez aussi de découvrir "en live" les lieux thérésiens !
Et voilà donc une caméra plantée dans la cellule, le cloître, le jardin,... Derrière elle, un homme providentiel : François Lespes, journaliste à KTO (auteur, entre autres, du très beau reportage La cabane du bon Dieu, que vous pouvez visionner en cliquant ici), qui tourna les premières vidéos et nous apprit l'art délicat du tournage et du montage.
Devant la caméra, nos soeurs... pas toujours très à l'aise ! Pour tout vous dire, nous avons même pu monter un bêtisier à la fin, mais désolées, cela restera à l'usage exclusif de la communauté ! Et puis, les bons conseils de François et l'habitude aidant, nos soeurs ont oublié la caméra pour s'adresser à vous et vous partager ce qui habite le fond de leur coeur.
Vous retrouverez le résultat de ce travail sur plusieurs pages de notre site, mais aussi réuni dans la médiathèque.
Pour visionner nos vidéos, cliquez ici.
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Aimer Dieu à la folie à la suite de Thérèse d'Avila |
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Chaque semaine, une carmélite nous témoigne de son parcours.
On m'a offert innocemment la Vie écrite par elle-même de Thérèse d'Avila.
Je l'ai lue, en tiquant bien un peu chaque fois qu'elle parlait de tous les travers de ces "gens du monde", de sorte qu'inconsciemment, pour échapper à ses critiques répétées, je me suis sans doute vue dès ma première lecture comme étant de l'autre côté de la clôture, en carmélite.
Mon vrai renversement est cependant venu de son style: Thérèse termine chaque chapitre en quittant le fil de son récit pour écrire quelques extravagantes paroles d'amour au Seigneur. Un vrai choc. Je ne savais pas encore qu'elle copiait ainsi la manière de saint Augustin dans ses Confessions, mais j'ai vu là, à ma grande surprise, qu'on pouvait aimer Dieu et à la folie, tout comme entre hommes et femmes.
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L'amoureuse de Jésus |
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Chaque semaine, une carmélite nous offre son témoignage.
Voilà 63 ans que je suis au carmel, où je suis entrée à 23 ans. J’ai surtout reçu la foi de ma mère, une femme très fervente qui avait elle-même pensé à la vie religieuse ; de mon père, devenu croyant, j’ai reçu l’exemple d’un homme très engagé dans l’aide aux plus démunis.
Vers 15 ans, je me suis sentie appelée à la vie religieuse. Cela m’est arrivé comme une demande de Jésus ; pas une demande que l’on entend avec les oreilles bien sûr. Ma sœur cadette était alors très malade et nous étions tous inquiets, je priais beaucoup pour elle. Un soir, j’étais toute seule dans ma chambre et intérieurement j’ai comme entendu dans mon cœur : « Tu pries pour la guérison de ta petite sœur mais si je te demandais, moi, d’être à moi ? ». J’étais suffoquée, et intérieurement j’ai dit « Oui ! ». Après cet appel, je suis devenue amoureuse de Jésus qui m’avait choisie ! A l’époque, je n’aimais pas sortir pour faire les commissions, mais pourtant je me proposais car ça me permettait de passer visiter Jésus à l’Eglise, je suis une amoureuse de Jésus.
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A la recherche du bonheur |
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Chaque semaine, une carmélite nous offre son témoignage.
Voici le premier :
Née dans une famille non-pratiquante, j’ai été baptisée et je suis allée au catéchisme jusqu’à la confirmation, mais à l’adolescence j’ai tout laissé tomber pour… jouer au foot ! C’est à 19 ans que j’ai fait vraiment l’expérience de Jésus vivant, à Lourdes en 1986 (cent après Thérèse, qui reçut sa grâce de conversion à Noël 1886 !). S’en est suivi pendant plusieurs années un long chemin de discernement, guidé par cette question : comment trouver le bonheur, où serai-je heureuse ? J’ai cherché longtemps, jusqu’au jour où j’ai rencontré Thérèse qui m’a chamboulée. Sa manière incroyable d’aimer Jésus, sa petite voie, voilà mon chemin. Et c’est à Lisieux, où j’étais venue faire une retraite, que j’ai été appelée à la vie religieuse. J’ai reçu une parole dans la Bible qui m’en a confirmé le lieu : « La gloire du Liban lui a été donnée, la splendeur du carmel. »
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Veillée de prière du 30 septembre |
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En l'honneur de l'anniversaire de la naissance au Ciel de Thérèse, le 30 septembre 1897, nous vous invitons à une veillée de prière le 30 septembre à 20h dans notre chapelle. En présence de toute la communauté, nous prierons en écoutant des textes de Thérèse (en particulier le récit de ses derniers instants), des passages de l'Ecriture qu'elle aimait, mais aussi en chantant et en prenant ensemble des petits temps de prière silencieuse. Par ailleurs Sylvie Buisset, bien connue pour ses interprétations des poèmes de Thérèse, nous fera l'amitié de venir chanter pour nous Une rose effeuillée, ce si beau poème de Thérèse qui nous en dit long sur le don total qu'elle fit d'elle-même à Dieu. Nous vous attendons nombreux et, pour ceux qui ne pourront pas venir, nous vous assurons de notre union de prière en ce si bel anniversaire. Bonnes fêtes thérésiennes à tous !
Pour connaître le programme complet des fêtes thérésiennes à Lisieux, cliquez ici
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Canonisation d'Elisabeth de la Trinité |
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Elisabeth bientôt canonisée !
C'est avec une grande joie que nous avons appris l'ouverture récente du procès pour la canonisation d'Elisabeth de la Trinité, une jeune carmélite que nous aimons beaucoup à Lisieux.
C'est un beau miracle qui a permis l'ouverture de la cause : professeur de religion en Belgique, Marie-Paul souffrait du syndrome de Sjögren qui, petit à petit allait infecter diverses parties de son organisme. Après avoir réalisé plusieurs traitements sans succès, elle a entrepris un voyage à Flavignerot pour remercier Élisabeth de la Trinité de l’avoir soutenue au cours de sa maladie. Le 2 avril 2002, après avoir prié dans la chapelle du Carmel et avoir rendu grâce à Élisabeth pour son aide, elle s’est assise sur une des pierres qui délimite le parking du monastère. De façon imprévue, devant les deux amis qui l’avaient accompagné et qui la regardaient avec des yeux ronds, elle s’est levée avec les deux bras en l’air et s’est exclamée avec surprise et joie: «je ne suis plus malade ! » A partir de ce jour, Marie-Paul a repris une vie entièrement normale.
Rendaons grâce pour ce miracle et pour le beau cadeau que l'Eglise s'apprête à nous faire en nous donnant une nouvelle sainte carmélite !
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Les carmes aux JMJ |
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Le carmel aux JMJ
Vous vous doutez que depuis notre petit carmel, nous avons suivi de près les JMJ de Madrid que nous portions dans notre prière. C'est donc avec une grande joie que nous avons découvert cette vidéo sur la présence du carmel aux JMJ, d'autant plus que nous y retrouvons deux amis très chers : le Père Gérard et... Thérèse bien sûr !
Pour voir la vidéo, cliquez ici
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Les carmélites rentrent de vacances ! |
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Après quinze belles journées de détente, nous venons vous partager ce que sont des vacances de carmélites...
Comme tout un chacun, nous avons besoin de parfois changer de rythme et souffler un peu ; aussi, en communion avec beaucoup d'entre vous, prenons-nous chaque été un petit temps de vacances : cette année, du 31 juillet au 14 août, un doux vent de détente a soufflé sur notre carmel ! Fidèles à notre vocation cloîtrée, nous ne partons pas à la mer ou à la montagne, nous rappelant ce que disait Thérèse à Jésus : "en toi j'ai tout, la terre et le ciel même, en toi j'ai les bois, la campagne, j'ai les roseaux, la prairie, la montagne, en toi, Jésus, j'ai toutes choses, Tu suffis, ô bien suprême !"
Les vacances, pour nous, c'est un assouplissement de notre emploi du temps : pas de réveil le matin (ceci dit, une "grasse mat" carmélitaine excède rarement 7h du matin, que voulez-vous, on ne se refait pas !), moins de travail, les repas ne sont plus en silence et nous aimons à nous préparer des petits pique-niques à déguster dans notre joli jardin. La deuxième semaine, le soleil est enfin au rendez-vous !
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Nous profitons aussi de cette quinzaine pour nous accorder quelques loisirs inédits : les puzzles ont en ce moment la faveur de beaucoup d'entre nous, ainsi que quelques DVDs ! Nous les choisissons avec soin ; voulez-vous savoir le box-office des carmélites ? Ces dernières années, nous avons particulièrement apprécié les chroniques de Narnia, Va, vis et deviens, Océan, et cette semaine nous nous apprêtons à regarder un Clint Eastwood : Million dollar baby (car une soeur dont nous tairons charitablement le nom est une fan de boxe).
Rassurez-vous, tout cela ne nous coupe pas de notre principale activité pour laquelle nous ne prenons jamais de vacances : la prière ; ces moments de détente partagés entre soeurs la nourrissent autrement. Mais nous allons vous faire un aveu : après ces quinze bonnes journées, nous sommes aussi heureuses de retourner à notre silence et au rythme si régulier de la vie carmélitaine qui est le lieu privilégié de notre communion avec Dieu et avec vous tous.
Belle fin d'été à vous !
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La doyenne du carmel arrive au port |
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Soeur Marie Berthe, la doyenne de notre carmel, s'est éteinte le 27 juin à l'âge de 93 ans. Entrée au carmel en 1938, elle avait connu les quatre soeurs de Thérèse.
Sœur Marie-Berthe
de Jésus-Hostie
Marie-Berthe Fonteneau
Sr Marie Berthe est née en 1917, le 19 août, la seconde d'une fratrie de cinq enfants, dans une famille vendéenne du petit bourg de Mesnard-la-Barotière. Elle était très fière de ses racines vendéennes. Chez les cultivateurs, il y avait à l'époque peu de distractions, et la jeune Marie-Berthe aurait bien souhaité sortir, se cultiver, mais tout cela alors n'était pas possible.
L'apprentissage de l'écriture fut pour elle une expérience formidable. Ce pouvoir d'écrire, elle l'essaya d'abord sur tous les talus du voisinage en revenant de l'école, ce qui occasionnait quelques plaintes chez des voisins qui en avaient assez de lire ses textes à longueur de routes… Mais Thérèse de Lisieux sut utiliser ce don à son profit: soeur Marie-Berthe créa des signets avec de courtes phrases de Thérèse, et sa splendide calligraphie sur des beaux papiers en fit des objets d'art qui s'enlevèrent comme des petits pains. Elle développa son don en faisant des enluminures d’images et de beaux programmes de fêtes de communauté bien ornés. Elle travailla également, tâche délicate s'il en est, à la mise sous reliquaire de cheveux de sainte Thérèse.
Un souvenir cent fois raconté pour notre enchantement: sa première glace. Adolescente, elle était allée à la ville voisine avec un groupe de jeunes pour une rencontre de l'Action catholique et voilà qu'en ville, tous commandent une glace; Marie-Berthe fit comme les autres et découvrit avec ravissement ce qui allait rester toute sa vie un délice.
Très liée à sa famille, elle aimait les recevoir à Lisieux, et c'est même pour eux que nous avons construit notre première offre d'hébergement, dans un coin du grenier. Elle aimait aussi aller rencontrer les siens lors de séjours en Vendée. Il fallait faire alors le tour de toute la famille ! Pour la fête de son Jubilé, c’est en car que tous les siens sont venus l’entourer pour cette belle journée d’action de grâces.
Douée pour le chant, elle aimait chanter, de sa belle voix vibrante. C'était une joie pour elle d'être chantre, et elle suivit avec enthousiasme plusieurs sessions de formation. Même en retraite, elle chantait tous les psaumes de l’Office! Une sœur disait qu’elle l’entendait chanter même sous la douche… Elle chantait avec beaucoup de facilité les poésies de Thérèse. Douée aussi d’une bonne mémoire, elle ne se faisait pas prier pour réciter en les mimant des petits couplets appris dans sa jeunesse, comme par exemple « la petite boîtouse. » Elle jouait aussi de l’accordéon (quelqu'un en a offert un à la communauté) et de l’harmonica – elle maîtrisait parfaitement ce petit instrument.
Elle entra dans notre carmel en 1938 comme Sœur tourière – comme on les appelait alors. Sr Marie-Berthe jouissait de ce privilège rarissime d'avoir connu les 4 sœurs de Thérèse ! A son entrée, les trois sœurs Martin carmélites étaient encore vivantes, et comme sœur tourière, Marie-Berthe eût la grâce d'être appelée avec sœur Marie-Suzanne à la Visitation de Caen, pour nous représenter au chevet de Léonie en 1941, lors de son passage sur l'autre rive. Elle en disait: "Quelle expérience: voir mourir une sainte!" Elle fit profession peu après, le 15 décembre 1941. Dans sa jeunesse de religieuse, elle cultiva un véritable amour pour Jean de la Croix, notamment ses textes sur l'amour enflammé. Amour qui cherche à brûler davantage, stimulant l'ardeur de l'épouse, ardeur qui devient le souffle même de son envol. "Et vous voyez où j'en suis encore", commentait-elle en riant, cinquante ans après cette découverte.
Très gracieuse, Marie-Berthe avait un véritable charisme pour l'accueil, à la fois pour recevoir nos familles qui l’aimaient beaucoup et appréciaient sa bonne mémoire et son sourire – et pour recevoir aussi les pèlerins du monde entier. C'était toujours sur elle que tombaient les gens un peu différents, comme les Témoins de Jéhovah qui voulaient dialoguer ; elle ne les renvoyait pas: elle prenait sa Bible et discutait! A la demande d’une Prieure, elle accepta même d'apprendre un peu d’anglais afin de pouvoir comprendre ce que désiraient les visiteurs anglophones. Par ce don d’accueil, elle se faisait beaucoup d’amis de partout, priant continuellement à leurs intentions, surtout pour les prêtres – et ce jusqu'à la fin. Elle aurait désiré, paraît-il, être missionnaire en Chine !
Mais c'est la Terre Sainte qui l'attirait surtout: aussi fut-elle au ciel lorsqu'une amie du Carmel lui offrit en 1984 un pèlerinage au pays de Jésus. On peut l'admirer ci-dessous au bord du Jourdain. Quelle joie – dont elle a tant vécu depuis – et qui a stimulé encore plus, si c'était possible, son amour de la Bible.
Elle a été vraiment touchée par l'arrivée en France du courant charismatique: elle a vécu comme une grâce leur prière de louange et d'intercession, et aurait souhaiter entrer dans une des communautés nouvelles, si elle avait eu 40 ans de moins.
En 1997, année thérésienne par excellence avec le centenaire de l'entrée dans la vie de Thérèse et sa proclamation comme Docteur de l'Église, soeur Marie-Berthe fut invitée à Rome comme représentante du carmel même de la Sainte et, ô ironie, vécut la cérémonie cachée dans la foule, mais si heureuse.
Son amour pour l'Eucharistie se développa et s'affermit tout au long de sa longue course. Après une session animée par le Frère Prétot, elle était émerveillée de pouvoir dire que la présence de Jésus dans le Saint Sacrement, elle la remarquait maintenant en chacune de ses sœurs; pas seulement à la chapelle mais au jardin, au réfectoire, dans les cloîtres. Soulignons enfin son exceptionnelle participation aux réunions de communauté. Soigneusement préparée, elle exprimait son point de vue avec mesure et authenticité à la fois. Ses interventions intéressantes relançaient souvent le débat.
En ville, les commerçants la surnommaient : « la petite sœur qui court toujours », car elle partait toujours faire ses courses à la dernière minute et marchait en trombe. Ce n'est d'ailleurs que depuis quelques années que les jeunes ont commencé à pouvoir la doubler dans les cloîtres. Quand la vieillesse la priva de faire les courses, elle en souffrit beaucoup. Les travaux effectués à l'accueil à partir de 2000 et la maladie la coupèrent également de l'accueil. Vivant désormais en clôture, ce fut pour elle un changement radical de style de vie, finalement bien intégré – de sorte qu'elle disait souvent depuis, en regardant sa vie: "C'est maintenant le meilleur! C'est maintenant les plus beaux moments!"
Atteinte depuis plus d'un an d'une forme rare de cancer de la peau, ne se traitant pas par chirurgie mais par chimio, Marie-Berthe traversa cette épreuve avec courage, en combattante – pour les prêtres et pour les missions. Mais la maladie résista aux traitements, entraînant de longs et pénibles derniers mois. Un jour elle s'écriait en présence du docteur: Jésus! Jésus! viens me chercher!
Et lui de répondre: Il ne viendra pas aujourd'hui, ma sœur, votre cœur est trop bon!
Une autre fois, une infirmière l'encourage:
- Jésus vient! Il est en train de venir!
- En voiture?... interroge-t-elle d'une petite voix.
C'est dans la soirée du 27 juin 2011 que Jésus vint enfin, à l'aube de ses 94 ans.
Merci de vous unir à nos prières lors de la cérémonie d'adieux en la Chapelle du Carmel le jeudi 30 juin à 15 heures, et de vous joindre à notre action de grâces au Seigneur pour notre sœur Marie-Berthe de Jésus-Hostie.
Vos soeurs carmélites de Lisieux
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Le 1er bâtiment est terminé ! |
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Vous devinez la joie qui est la nôtre ! Et celle de tous nos amis qui nous ont soutenu de leur prière et de leur aide financière !
Nous vous proposons une galerie de quelques photos du résultat :
Pour voir des photos du bâtiment terminé
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Biographie de Thérèse par Mgr Guy Gaucher |
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La biographie attendue
de Mgr Guy Gaucher
Tous les détails de la vie de Thérèse rassemblés dans un livre unique...
Vente par correspondance : librairie du carmel
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30 avril - 1er mai |
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Veillée de prière au Carmel
Les carmélites ont organisé avec quelques jeunes laïcs et une soeur oblate de sainte Thérèse une veillée de prière suivie d'une nuit d'adoration dans leur chapelle à l'occasion de la béatification de Jean-Paul II.
Cette soirée a connu un grand succès. La chapelle était archi-comble. Des textes alternaient avec des refrains ou chants paisibles suivis de longs temps de prière silencieuse : la profondeur du silence témoignait de l'intériorisation de l'assistance. De nombreuses personnes sont restées très tard pour l'adoration silencieuse.
Une expérience à renouveler en d'autres occasions.

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Benoït XVI présente Thérèse |
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Audience du 6 avril 2011
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Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Ste.Face n'a vécu que 24 ans à la fin du XIX siècle. "Si sa vie fut très simple et cachée, la publication de ses écrits après sa mort en fit une des saintes les plus connues et aimées. La Petite Thérèse n'a cessé d'aider les âmes les plus simples, les humbles et les pauvres, les malades qui la priaient. Mais elle a aussi éclairé l'Eglise entière de sa profonde doctrine, au point que le vénérable Jean-Paul II lui attribua en 1997 le titre de docteur de l'Eglise...qui s'ajouta à celui de patronne de la Mission décerné par Pie XI en 1939... Il la définit experte en Scientia Amoris, cette science qui fait resplendir dans l'amour toute la vérité de la foi, ainsi que Thérèse l'a raconté dans son Histoire d'une âme".
Thérèse naquit à Alençon (France) en 1873, cadette des neuf enfants de Louis et Zélie Martin, béatifiés en 2008. Elle perdit sa mère à 4 ans puis fut frappée d'une grave maladie nerveuse dont elle guérit en 1886 grâce au "sourire de la Vierge Marie". Reçue à Rome l'année suivante par Léon XIII, Thérèse fut autorisée à entrer à 15 ans au carmel de sa ville. Elle prononça ses voeux en 1890 et en 1896 commença la maladie qui la porta à la mort et qui fut "une passion de l'âme..." Elle vécut la foi la plus héroïque, telle une lumière dans les ténèbres envahissant l'âme... Dans ce cadre de souffrance, elle vécut le plus grand des amours dans les choses les plus infimes de la vie quotidienne, portant à l'accomplissement sa vocation d'être "l'amour au coeur de l'Eglise". Sainte Thérèse de Lisieux mourut le 30 septembre 1897 en disant simplement: "Mon Dieu, je vous aime", Jésus je t'aime étant au coeur de tous ses écrits.
Elle fut un des ces petits dont parle l'Evangile, qui se laissent conduire à Dieu dans la profondeur de son mystère, mais aussi un guide pour tous et en particulier pour les théologiens. Avec humilité et charité, foi et espérance, Thérèse entrait sans cesse dans l'Ecriture qui renferme le mystère du Christ. Nourrie de la science de l'amour, cette lecture biblique s'oppose à la science académique. En effet, la science des saints, dont parle la dernière page de l'Histoire d'une âme, est la science supérieure... Dans l'Evangile elle trouva avant tout la miséricorde de Jésus...et le point final de son récit furent la confiance et l'amour, des mots qui ont éclairé son chemin de sainteté, qui ont guidé ce qu'elle appelait son petit chemin de "confiance et d'amour", celui de "l'enfant qui s'abandonne".
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Création du site |
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Création du site Internet 25 avril 2011
Bienvenu sur notre site.
Une équipe de jeunes laïcs a aidé à cette création. Qu'ils en soient ici remerciés.
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