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Lire Thérèse avec les carmélites Episode 3 Imprimer Envoyer

Chaque semaine, une carmélite choisit une phrase de Thérèse et nous partage comment elle la vit.

« Ce qui plait [au Bon Dieu] dans ma petite âme, c’est de me voir aimer ma petitesse et ma pauvreté, c’est l’espérance aveugle que j’ai en sa miséricorde Voilà mon seul trésor. » (LT197)

Photo_marie_024_5Cette phrase, pour moi, est un joyau ! Apparemment, elle est facile à dire, mais nous qui vivons un peu comme a vécu Thérèse, nous nous rendons compte qu’aimer sa petitesse et sa pauvreté, c’est quelque chose de très dépouillant. Dans la vie fraternelle (car c’est surtout là qu’on expérimente nos limites, nos différences, nos pauvretés, mais nos richesses aussi, il ne faut pas les exclure !), dans l’expérience de nos péchés, de nos manques de foi, d’espérance, on est vraiment acculé à la vérité sur soi-même : je découvre que je suis pauvre, que je suis petite et il faut que je l’accepte et que j’en fasse ma joie parce que Thérèse le dit bien, « ce qui plait à Jésus c’est de me voir aimer ma petitesse », c’est ça qui est très fort.

Aimer sa petitesse, ce n’est pas dire « je suis pauvre, je suis petite, je ne suis bonne à rien, je vais tâcher de mieux faire ». On peut toujours trouver des moyens pour remonter en surface et pour que « ça aille mieux » à la force du poignet, mais non, ce n’est pas ça que Jésus attend de moi. Il ne faut pas refuser sa petitesse car s’il y a la petitesse Il va pouvoir nous faire grandir, s’il y a pauvreté Il va pouvoir nous combler. Et ce sera sa joie.


CDL_Soeur_en_retraiteAimer sa petitesse, c’est vraiment une grâce : par moi-même je ne peux pas. Il faut avoir expérimenté qu’on est absolument incapable d’arriver à cette grâce par nous-mêmes. Thérèse l’explique bien, elle l’expérimente non seulement dans sa vie spirituelle mais dans sa vie humaine, surtout dans sa dernière maladie où elle a souffert terriblement.

Thérèse a compris que devant sa pauvreté offerte, Jésus allait bondir sur elle pour la combler de tout, de tout ce qu’elle espérait, et que c’était la joie de Jésus de la combler de sa tendresse. Je parle toujours de Jésus (comme Thérèse) bien sûr le Père et l’Esprit Saint aussi, c’est l’Esprit Saint qui nous accorde cette grâce.

Thérèse nous dit que cet amour de sa pauvreté est « son seul trésor », je crois que c’est vrai, cela rejoint tant de passages de l’Evangile. Dire qu’ « aimer sa pauvreté » est son trésor, c’est une logique apparemment renversée, car on parle plutôt habituellement de « trésor » pour ses propres talents, ses qualités ; pour elle c’est linverse, mais ce n’est pas un anéantissement, c’est un accomplissement. Non pas un mouvement vers la mort, vers la dépression, vers des réflexions du style « je ne vais pas y arriver », mais au contraire le chemin qui va lui permettre d’aboutir à une vie en plénitude dans l’amour. Ce chemin, elle veut le vivre dans l’amour, elle l’accepte par amour, parce que ça va faire plaisir à celui qu’elle aime, à Jésus. Il ne faut pas se tromper : aimer sa pauvreté, ce n’est pas être mal dans sa peau ; moi-même je ne me sens pas toujours bien dans ma peau mais je me dis : « accepte-le, Jésus attend de te sauver, tu n’as qu’à tendre la main, allez, réjouis-toi ! »

Une soeur carmélite

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Lire Thérèse avec les carmélites Episode 2 Imprimer Envoyer

Chaque semaine, une carmélite choisit une phrase de Thérèse et nous partage comment elle la vit.

« Combien Jésus aime les âmes imparfaites qui se confient en lui » (LT258)

Photo_marie_024_3Cette phrase me resitue à mon niveau : je suis une âme imparfaite et ce que Thérèse dit  me concerne donc tout-à-fait ! Et quand je vois tous les fruits que sa vie a porté, je me dis que même dans l’imperfection quelque chose se vit, peut s’améliorer et réjouir le cœur de Dieu.

Pour cela Thérèse nous recommande de nous confier à Jésus. Se confier à Jésus, c’est d’abord croire en sa Parole, et aussi faire un appel constant à sa grâce : dans le quotidien, j’ai toujours besoin d’aide et de faire confiance, et donc de croire. Je sais que la foi, pour Dieu, c’est fondamental : dans presque tous les passages de l’Evangile où Jésus guérit une personne, Jésus lui pose la question : « crois-tu que je peux ? », « si tu crois ». Thérèse nous redit que pour agir, Dieu veut avoir besoin de notre foi.

 

« Je me souviens que : « le plus petit mouvement de pur amour est plus utile à l’Eglise que toutes les autres œuvres réunies ensemble » » (Ms B, 4v°)

Photo_marie_029Quelle parole extraordinaire, c’est fort ! Thérèse a médité là-dessus à l’âge de dix-sept ans, en lisant Jean de la Croix qui est l’auteur de cette phrase ;  puis, à la fin de sa vie, pendant sa dernière maladie, elle se pose la question : « le pur amour est-il dans mon cœur ? » Elle en avait le pressentiment parce qu’elle avait tout donné à Dieu et dans une certaine mesure elle sentait sa propre sainteté, mais elle avait quand même des doutes…

Qu’est-ce que le pur amour ? Moi aussi je me pose la question, mais en même temps je me dis que peut-être il ne faut pas trop se la poser, ne pas trop se regarder. Le pur amour ne peut venir que d’une grâce de Dieu. Si on la demande, on est sûr de l’avoir ; là aussi c’est une question de foi, je me dis que le bon Dieu ne peut pas nous refuser cela. Celui qui a le plus envie que nous aimions d’un pur amour, c’est Lui ! Si on lui fait confiance, Il ne peut pas décevoir une telle prière. Le pur amour, il suffit que je le demande par un petit mouvement du coeur, dans des choses toutes simples, qui nous arrivent constemment à longueur de vie et de journée. Je dis au Seigneur : « Jésus, donne moi ton pur amour pour aimer. Et puis fais ce que tu veux mais je te le demande, je te le demande ».

Thérèse nous le dit par cette phrase, un acte de pur amour c’est un véritable feu d’artifice dans le monde ! Quand notre amour est moins pur évidemment ça a moins d’éclat, mais si on demande la grâce du pur amour, notre vie peut devenir si féconde !

Une soeur carmélite

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Lire Thérèse avec les carmélites Episode 1 Imprimer Envoyer

Petite introduction à notre nouvelle série...

Du jour où j’ai lu les Manuscrits de Thérèse, j’ai été illuminée sur ma relation à notre Dieu. Tout a changé dans ma connaissance du « comment être » et Marie_Voile_Blanc_et_noir_lger« comment faire pour aimer » sur cette terre, éternellement et au-delà de la mort. La vie de Thérèse est comme la nôtre une soif d’amour qui ne meurt jamais et veut se répandre partout et toujours.

Thérèse m’apprend la simplicité, l’humilité, l’audacieuse confiance et l’espérance sans limite en la bonté inouïe de Dieu « qui n’est qu’amour et miséricorde. » Elle m’apprend la prière du cœur, simple, amoureuse, comme la désire Jésus le Christ qui me révèle Dieu Père par le don de leur Esprit qui agit toujours dans le cœur des croyants.

Thérèse, Patronne des missions, nous rejoint tous et toutes par sa vie pleinement engagée à la suite de Jésus dont le seul désir était de rassembler toute l’humanité dans cet amour qui n’exclue personne.

Chaque semaine, une de mes sœurs ou moi choisira une phrase ou un texte de Thérèse qui l’a personnellement touchée, et vous partagera comment elle en vit.

 

webTH-41« Nous n’avons que cette vie pour vivre de foi » (Conseils et souvenirs)

Cette phrase de Thérèse me dit qu’on n’a pas de temps à perdre ! Nous n’avons QUE cette vie, ce qui sous-entend aussi qu’il y a, bien sûr, une prolongation quelque part. Notre vie de foi doit donc être intense, vivante ! Comme il est pressant d’employer vraiment notre vie  dans la foi en Jésus Christ et en son Evangile !

 

« En toi, Jésus, j’ai toutes choses » (PN18, 39, 1)

Je n’ai pas la prétention de dire, comme Thérèse pouvait le faire, que Jésus me suffit pleinement en tout et partout et toujours. Mais profondément je sens, et je l’expérimente quelques fois, surtout à l’oraison, quand le soir je suis en silence devant le tabernacle avec mes sœurs, je sens que je ne pourrais pas être mieux autre part ! Les mots me manquent pour bien l’exprimer, mais c’est vrai que Jésus est tout, que Lui seul peut combler. C’est ce que je ressens, d’une manière paisible, pas forcément toujours avec des grands élans de joie, mais en profondeur. Il y a beaucoup de choses qui me rendent heureuse, je trouve beaucoup de bonheurs, de satisfactions naturelles et même spirituelles, mais je sens que Jésus est tout, qu’Il est une plénitude que lui seul peut donner.

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Après vingt ans de bons et loyaux services, notre sacristain part à la retraite ! Imprimer Envoyer

Bannier_1Si vous êtes déjà venu à un de nos offices, vous l’avez certainement vu : cheveux mi-long, blouson de cuir, santiags, notre sacristain ne s’oublie pas ! Et si vous avez eu l’occasion de lui parler, occasion qu’il saisit toujours tant il aime accueillir les pèlerins, vous vous souvenez sans aucun doute de sa gentillesse, de son sourire… et de ses blagues !

Mais voilà, toutes les bonnes choses ont une fin et Philippe, « entré au carmel » le 1er octobre 1992 comme sacristain, prend aujourd’hui une retraite bien méritée après deux décénnies au service de Thérèse et de notre communauté.

Philippe n’était pas arrivé chez nous par hasard, Thérèse le poursuivait depuis longtemps. Confié par sa maman à Thérèse dès sa plus tendre enfance, tout petit déjà il lisait Une rose effeuillée. Il fit ses études dans un établissement des frères des écoles chrétiennes, et songea à y entrer avant de reconnaître sa vocation au mariage en la personne de Brigitte, avec laquelle il a trois beaux garçons, David, françois et Thomas (sans parler des quatre petits enfants, dont une petite Zélie !). D’enfant de chœur il était devenu catéchiste, et de typographe travaillant avec notre carmel il devint sacristain.

Pendant vingt ans, il partagea son amour de Thérèse avec tous les pèlerins, des plus célèbres (Jean-Paul II, sr Emmanuelle, l’abbé Pierre, Robert Hossein, Michaël Lonsdale, Hugues Aufray n’ont pu l’oublier) aux plus anonymes : à combien de personnes n’a-t-il pas fait visiter la chapelle de fond en comble, avec son enthousiasme communicatif, sa fine connaissance des lieux, et ses jeux de mot improbables ?

Bannier_2Présent dès les premières lueurs du jour pour ouvrir notre chapelle et préparer les laudes, il ne comptait pas ses heures, en semaine comme le dimanche, pour les pèlerins de Thérèse.

Le gardien de notre chapelle, qui préparait avec soin messes et offices, s’en est donc allé. Puisse Thérèse le remercier de tout ce qu’il a fait pour elle et nous tout au long de ces années.

Thérèse ne nous laisse pas démunies, puisque c’est spécialement pour se mettre à son service que notre nouveau sacristain, Bernard, est venu s’installer à Lisieux… depuis son Québec natal !!! Avec sa collègue Anne-Marie et son épouse Catherine qui tient notre petit magasin, ils forment l’équipe de choc qui vous accueille sur le site du carmel. Priez pour eux !

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Une nouvelle croix se dresse sur notre carmel Imprimer Envoyer

O crux ave spes unica !

 

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Depuis quelques semaines, le dôme de notre carmel s’orne d’une nouvelle croix, plus grande que la précédente, symbole de la Croix que le Christ a pour toujours dressée sur le monde et par laquelle nous sommes sauvés.

Simon Robinson, forgeron d’art sacré, l’a conçue pour nous dans une démarche de foi. Comment représenter le Christ en Croix ? Le style de notre bâtiment ne se prêtait pas à une figuration traditionnelle ; notre forgeron a trouvé la solution dans une prière qu’il aime particulièrement : « prière après la sainte communion à Jésus crucifié », prière qui contemple les cinq plaies de notre Seigneur. Ce sont donc ces cinq plaies que M. Robinson a représentées sur la croix par cinq cercles (un à chaque extrêmité et un cercle central) et, nous explique-t-il, « chaque cercle a été forgé et poli avec des lignes rayonnantes, qui symbolise l’amour éternel du Christ, amour qui se déverse sur l’humanité par le sacrifice parfait offert directement au-dessous du dôme de la chapelle à chaque messe. »

P1010716Travailler au carmel de Lisieux n’a pas été anondin pour notre artiste ; s’il connaissait Thérèse par ses lectures d’enfance, il l’a véritablement rencontrée en travaillant chez nous. Il a réalisé notre croix en étudiant sa vie et ses écrits et nous remercions Thérèse de l’avoir inspiré. Puisse chaque passant, voyant cette croix, entendre dans son cœur, comme Thérèse, le cri de Jésus : « J’ai soif ! », soif de notre amour…

 

Pour découvrir d’autres œuvres du forgeron en art sacré Simon Robinson : www.forgerobinson.com

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