claude langloisPour habiter ce mois de septembre, nous vous proposons de découvrir ou de redécouvrir la très fine analyse que Claude Langlois a consacrée au manuscrit B de Thérèse de Lisieux, dans un ouvrage qu'il a intitulé "Le poème de septembre" (ed. du cerf, 2002. ISBN 2-204-06894-2).

L'auteur, historien du catholicisme, a consacré plusieurs études aux différents manuscrits dits autobiographiques de Thérèse. Il s'est attaché à montrer en quoi le manuscrit B - adressé à soeur Marie du Sacré-Coeur, et daté du 8 septembre 1896- est bien plus qu'un simple exposé de la "petite doctrine" de Thérèse, comme on le croit communément. En effet, le lyrisme vibrant dont il est empreint lui confère une vigueur poétique qui va bien au-delà d'un simple exposé didactique.

La ponctuation expressive de Thérèse, ainsi que les conventions typographiques qu'elle utilise obéissent à une logique propre, qui confère au texte thérésien des modulations, un rythme et une harmonie dont l'auteur a découvert le sens caché. C'est ainsi qu'au sein de la compacité matérielle de son texte, Thérèse utilise, pour le faire respirer, une ponctuation particulière, omettant souvent les virgules et les points, émaillant son texte de nombreux points d'exclamation et de suspension, de majuscules , et travaillant à sa manière son propre texte en utilisant conjointement trois procédés graphiques différents: le grossissement des mots, l'italique (écriture penchée) et le soulignement, qui révèlent une relecture de soi, réflexive.

Après avoir mis en lumière la fonction expressive de cette pratique typographique, l'auteur va plus loin et démontre en quoi cette pratique révèle une organisation profonde du texte: il s'agit bien d'un poème en prose, dont C.Langlois présente la transcription en quatre parties distinctes. Cette structure quadripartite est établie grâce à l'analyse de la typographie thérésienne autant que par le sens du texte: la composition comprend un prélude (le rêve des tois Carmélites et la vision d'Anne de Jésus) et un triptyque.
La première partie est comme une ouverture, par le souvenir, à ce qui va suivre: la découverte par Thérèse de sa vocation à l'Amour comme remède au tourment de ses désirs. Dès lors, les parties du tripyque sont définies ainsi: "le martyre des désirs", la "vocation à l'amour", et la parabole du petit oiseau et du divin soleil, au coeur desquelles le thème de l'enfance, véritable leitmotiv du poème, lui confère son unité.
Ces oscillations entre réel et imaginaire encadrent la partie plus didactique du poème: elles sont sensibles au début du manuscrit (le rêve) et à la fin, avec la parabole qui joue le rôle d'un épilogue. Il y a donc deux écritures coexistantes, bien distinctes et dont Thérèse a pleine conscience: l'une narrative, utilisant l'imaginaire, et l'autre plus didactique, orientée par la nécessité de réaliser, comme Mère Agnès le lui avait demandé, un exposé de la "petite voie".
Les conventions typographiques corroborent cette constatation: l'usage des points de suspension correspond en effet à une fonction émotive , alors que l'usage du soulignement, des majuscules et des italiques révèle une dimension didactique évidente.
D'autre part, on ne peut qu'être frappé, dit l'auteur, par la virtuosité de l'écriture thérésienne, révélée jusque dans la composition tripartite du poème, dont chaque partie est d'égale longueur. Lorsque l'on sait le peu de temps que la jeune Carmélite pouvait consacrer à l'écriture, et que ce manuscrit a été écrit en quelques jours, à partir du 8 septembre, pendant sa retraite spirituelle annuelle, on ne peut que s'incliner devant une telle prouesse, et devant la beauté de ce poème en prose qui fonde une révolution spirituelle. Cette révolution spirituelle se révèle dans une forme originale, d'une modernité d'écriture étonnante, fondée sur le rythme intérieur, ce qui l'apparente au verset claudélien.

Une passionnante enquête historio-graphique.

 p.philippe

En ce mois de Marie que Thérèse aimait tant, découvrez l'article du P. Philippe de Jésus, OCD, consacré à la présence de la Vierge Marie dans la vie et dans la spiritualité de Thérèse. Il est accessible en ligne, à l'adresse suivante:

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  L'auteur, Prieur du couvent de Lisieux, souligne le lien profond qui unit la théologie mariale de Thérèse de Lisieux et celle de saint Jean-Paul II, lui qui a proclamé Thérèse docteur de l'Eglise en 1997, qui a consacré une encyclique sur Marie Mère du Rédempteur et a affirmé que la théologie mariale de Thérèse annonçait celle du concile Vatican II.

Parcourant ensuite les événements familiaux qui témoignent de l'omniprésence de la dévotion à la Vierge Marie dans la famille Martin , le P. Philippe met en lumière le lien profond qui les unit à l'église Notre-Dame des Victoires de Paris, « petit paradis terrestre » (lettre de Louis Martin du 10 octobre 1863) et dans la vie de Thérèse, elle qui a été guérie miraculeusement par le sourire de la Vierge le jour de la Pentecôte 1883. Thérèse aura d'ailleurs confirmation de cette guérison par la Sainte Vierge lors de son pèlerinage à Notre-Dame des Victoires, pendant le voyage à Rome qu'elle effectua avec son père pour demander l'autorisation d'entrer au Carmel dès l'âge de 15 ans.

Le choix du Carmel confirme cette dévotion particulière à Marie  "'L'Ordre de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont-Carmel » . Son cheminement spirituel au Carmel se fera lors de fêtes mariales (Profession perpétuelle le 8 septembre 1890, par exemple, en la fête de la Nativité de la Vierge) ; de même l'offrande à l'amour miséricordieux qu'elle fera le jour de la fête de la Trinité (9 juin 1895) sera confié à Marie, sa "Mère chérie". Ses écrits témoignent également de cet amour profond pour la Vierge Marie, notamment la dernière poésie qu'elle écrivit, en mai1897, intitulée "Pourquoi je t’aime ô Marie." Le 8 septembre 1897, quelques jours avant sa mort, elle écrivit d’une main tremblante cette ultime prière adressée à Marie : « Ô Marie, si j’étais la Reine du Ciel et que vous soyez Thérèse, je voudrais être Thérèse afin que vous soyez la Reine du Ciel !!!.... »

Si vous souhaitez lire ou relire le poème de Thérèse intitulé "Pourquoi je t’aime ô Marie", cliquez ici 

 

Louis et Zelie Martin

 

 

A l'occasion de la fête des saints Louis et Zélie Martin, le 12 juillet, canonisés le 18 octobre 2015 à Rome par le pape François, découvrez-ou relisez- l'excellente biographie que le P. Thierry Hénault-Morel leur a consacrée (ed. Du Cerf, 2015)

L'auteur, arrière-petit-neveu de Louis Martin, nous offre un texte simple, agréable à lire et très documenté, contenant une foultitude de détails historiques et sociologiques, qui ancrent la vie des Martin dans leur contexte sociopolitique et ecclésial. Le P.Hénault-Morel appuie son propos sur la correspondance familiale des Martin, mais également sur les manuscrits autobiographiques de Thérèse de Lisieux, sur les Procès de l'ordinaire de Louis et Zélie et de Thérèse Martin, sur la revue Vie Thérésienne, sur une bibliographie existante, sur toute la documentation des archives du Carmel de Lisieux...

Le plan de l'ouvrage restitue cette synthèse sous une forme vivante et claire: un plan chronologique présente la rencontre des Martin, leur alliance, leur vie de couple, les naissances et deuils de leur vie de parents, la vie sociale et charitable des Martin, leur vie professionnelle et chrétienne, la vie politique et religieuse, la vie ecclésiale et spirituelle. L'auteur permet ainsi de mettre en lumière le lien profond qui existe entre famille et société. La dernière partie du livre est placée sous le signe de l'offrande, à travers toutes les épreuves (maladie physique de Zélie et psychique de Louis, deuils prématurés des enfants, renoncements successifs) traversées par cette famille d'exception.

A travers la peinture de cette constante disponibilité à la volonté divine, dans le creuset du consentement aux nombreuses épreuves qui ont jalonné le vie des époux et parents Martin, nous voyons à l'œuvre cette autre dimension du quotidien, que l'auteur nomme "sainteté du quotidien".

Thérèse l'a reconnue, elle qui écrivait à l'abbé Bellière le 26 juillet 1897: "Le Bon Dieu ma [sic] donné un père et une mère plus dignes du ciel que de la terre".

 

coup de coeur juin 2017

Découvrez l'un des livres essentiels, très accessible, du Bienheureux P. Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus, pour découvrir ou mieux s'approprier la spiritualité de Thérèse. Il a été réédité en 2017, aux ed. du Carmel (ISBN : 9782847135138).

L'enseignement qui est donné par le P. Marie-Eugène au cours de cette retraite se propose de mettre à la portée de ceux qui le souhaitent la lumière propre de Thérèse.


L'apport et la mission de Thérèse sont constiués de son désir de révéler Dieu amour: la connaissance expérimentale qu'elle en a le lui permet. Thérèse, parvenue à " l'union transformante" avec Dieu, à cette ressemblance d'amour, révèle la voie royale de l'enfance spirituelle, c'est-à dire le chemin de la confiance et du total abandon.C'est à cette pauvreté que répond la puissance d'expansion de l'amour divin pour nous.


Ainsi la voie d'enfance spirituelle n'est pas une voie réservée aux parfaits: elle est possible à tous. Le P. Marie-Eugène donne les clefs de cette petite voie, révélée dans et par l'expérience spirituelle thérésienne, et que le père développe en plusieurs chapitres: l'amour est don; la "petite" Thérèse; la pauvreté spirituelle; la foi de Thérèse; marcher dans la foi; marcher dans l'espérance; vers une plénitude; la primauté de l'amour; l'amour, synthèse et croissance.


Un livre simple et incontournable!

 

coup de coeur janvier 2017

 

Découvrez ou redécouvrez ce très bel ouvrage de Victor Sion, o.c.d. (1909-1990), La grâce de l'instant présent : la chance du chrétien. ( Nouan-le-Fuzelier : Edb , 2007)

Ce livre est lui-même la réédition de l'ouvrage intitulé Pour un réalisme spirituel, titre général publié à l'origine pr Victor Sion en 4 fascicules intitulés : 1. L'instant présent ; 2. Le mouvement d'abandon ; 3. La chance du pécheur ; 4. Prendre Marie chez soi. Ils forment à eux quatre ce que Jean Husson, préfacier de la première édition, nommait des «points de repère qui jalonnent le voyage intérieur ».Ce classique de la littérature spirituelle a été réédité en 2007 et préfacé par Monseigneur Guy Gaucher.

1. L'instant présent.

 

La première partie du livre, qui correspond au premier opuscule de la première édition, aborde le sujet de la grâce de l'instant présent. L'auteur trouve des traces de cette intuition dans la conception païenne, telle qu'Horace l'a résumée dans la fameuse formule latine du « Carpe diem ». Invitant à jouir de chaque moment présent, cette attitude se distingue de la conception chrétienne de l'instant présent.

Celle-ci, développée à partir du discours sur la montagne (Mt 6,34) « N'ayez point souci du lendemain, le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine », nous est donnée pour nous rendre libres du passé comme de l'avenir.


Dès lors, le programme de la vie chrétienne, nous dit l'auteur, peut se définir dans le fait de « remplir parfaitement et avec amour chaque instant qui passe ».

L'auteur se livre ensuite à une analyse de l'instant présent : sa définition, les exigences que suppose cette attention, la fécondité qu'elle recèle pour nous aider à vivre la souffrance comme la communion aux autres. Il poursuit son analyse par un chapitre intitulé : « Comment vivre l'instant présent ? », au cours duquel il donne quelques conseils spirituels nous permettant de vivre le temps qui nous est donné comme une « éternité commencée ». Cette première partie se termine avec quelques mots de la « petite Thérèse » :

              « Celui qui a l'instant présent a Dieu...
                Et qui donc a l'instant présent a tout...
                 L'instant présent suffit...
                 Que rien ne te trouble... »

2. Le mouvement d'abandon

 La seconde partie du livre se propose de définir et d'appréhender les mécanismes profonds, les conditions et les fruits du mouvement d'abandon. L'auteur nous explique qu'il nous faut nous délivrer du mouvement de repli sur nous-mêmes. Prenant comme exemple le modèle filial christique qui s'abandonne totalement à la volonté de son Père, il traverse celui de la Vierge Marie et de saint Joseph, mis en lumière notamment lors de l'épisode de Jésus et les docteurs.

 C'est ainsi, en quittant les limites de notre « moi », analyse V.Sion, que l'on peut « avancer vers le large ».

L'auteur retrouve dans le sentiment de la peur- qu'elle soit individuelle ou collective- les traces du péché originel. Ce « complexe de culpabilité » se déploie dans l'âme humaine selon différentes formes : à l'échelon individuel, il génère le soupçon contre Dieu ou les autres ; à l'échelon collectif, il produit les faux remèdes contre la peur que sont la consommation effrénée, l'érotisme, la vitesse ou l'agitation. De ce « complexe de culpabilité », seul le Christ peut nous libérer.

V.Sion expose ensuite les 7 prières d'abandon de Jésus, et met en lumière l'action de l'Esprit Saint au cœur de notre quotidien pour nous rendre « pauvres », c'est-à-dire orientés vers Dieu. Cette pauvreté est définie comme « point zéro », anéantissement du « moi », condition de l'amour fécond : les modèles de saint Jean-Baptiste et d’Élie, deux hommes du désert, sont évoqués. C'est ainsi que pour retrouver notre destinée divine, il nous faut suivre l' « itinéraire de la poussière » : ce chemin nous ouvre à l'espérance et à la contemplation. L'auteur termine par une belle prière d'abandon, métaphorisée par la brisure du vase de Marie-Madeleine aux pieds du Christ.

3. La Chance du pécheur

L'exposé se poursuit par une réflexion sur l'infinie miséricorde divine. V.Sion explique que le pardon de Dieu nous précède, et que c'est en pardonnant nos fautes que Dieu se fait le mieux connaître de nous et qu'Il nous délivre du sentiment de culpabilité. Jésus est notre Avocat auprès du Père.

La foi en Jésus ressuscité nous donne ainsi  une "conscience nouvelle", libérée. Elle est notre véritable conscience et nous permet de vivre en présence de Dieu. Il convient donc de vivre au centre de gravité de notre conscience dans la "voie de l'amour", et éviter ainsi l'idolâtrie de soi-même et le piège du narcissisme, en regardant le Père. Cette conversion du coeur nous fait redevenir petit enfant, nous savoir aimés, chéris, pardonnés. Ainsi, tout Chrétien est un pécheur qui se sait pardonné.

L'auteur nous explique que la présence de l'Esprit Saint en nous nous offre un mode d'existence divine, réalisant la parole que st Jean rapporte dans l'Evangile: "[Celui qui croit en moi] est déjà passé de la mort à la vie." Nous pouvons ainsi passer d'une simple conscience psychique ("je superficiel") au coeur même de l'Être, au "je profond", qui ne peut être atteint par la seule conscience psychique. Cette spiritualisation nous révèle le mouvement d'amour trinitaire par le Christ et se manifeste par un accroissement d'amour et une purification du coeur.

Il nous faut donc, ajoute V.Sion, accueillir Jésus chez nous, comme Zachée. C'est ainsi que nous pourrons réaliser la Béatitude: "Heureux les coeurs purs, ils verront Dieu".

4. Prendre Marie chez soi
V.Sion nous invite à retrouver cette expression, citée deux fois  dans l’Évangile : la première, lorsque  l’ange apparaît à Joseph (Annonce à Joseph, Mt 1, 18-23) et lui dit : « Ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse » ; la seconde, alors que Jésus, sur la croix, dit à Jean : « Voici ta mère », il est écrit : « à partir de cette heure, le disciple la prit chez lui».
Cette expression dit bien plus qu’un simple transfert individuel: il s’agit réellement de prendre Marie comme modèle. Si Marie est une femme « comme toutes les femmes », elle est également préservée du péché, Mère du Sauveur et mère de tous les hommes. Co-rédemptrice avec Jésus, elle est présente en nous et pour nous. Le mystère de Marie s’accomplit lorsque l’on comprend  qu’elle est épouse de Dieu et épouse de l’Esprit. C'est cette qualité d'épouse qui permet  l’accomplissement du mystère d’enfantement virginal. Le Père engendre ainsi mystérieusement le Fils par l’Esprit dont la mission est de concevoir en la Vierge. La Vierge reflète donc parfaitement l’amour du Père : totalement mère de Dieu, elle est entièrement épouse de Dieu : elle est celle qui correspond de tout son être à l’amour du Père envers son Engendré. Avec Marie, nous pouvons vivre de l’unité des trois personnes divines en contemplant leur amour.


Marie est également, nous dit l'auteur,  le lieu de révélation du Dieu Amour, et permet à l’homme de rencontrer cette réalité divine.  Joseph lui-même a contemplé le mystère de Marie son épouse. Nous sommes appelés à contempler Dieu en Marie, à la prendre chez nous, également, pour entrer dans ce grand mystère d’amour. Bien plus, Marie, mère de Jésus, a été appelée à jouer le rôle de l'Esprit Saint dans la manifestation de Dieu au monde. Par la grâce de sa conception immaculée, elle a reçu cet état de pure transparence.


La plénitude de l'image de Dieu "homme et femme" s'accomplit lors de la crucifixion de Jésus. Marie, restant sur terre, engendre alors les enfants du Père, image de l’Église. Elle met au monde ces Fils adoptifs encore aujourd'hui, dans ce temps de l’Église, manifestant ainsi l'amour maternel du Père. Prendre Marie chez soi, c'est donc accueillir le Fils en nous et le laisser vivre son mystère filial ds notre propre vie. La pure transparence de cet accueil nous est offert en Marie.
Le mystère de Marie nous entraîne à la fois ds le secret de la vie trinitaire et ds l'accomplissement universel de l'humanité destinée à être ce Fils engendré et aimé du Père. Ainsi le mystère trinitaire et le salut du monde apparaissent-ils, grâce à Marie et à son Fils, dans leur unité.

L'auteur passe ensuite en revue les épreuves et les joies de l'existence de Marie: épreuves de la peur et de la foi dès l'Annonciation, épreuve du silence, épreuves de Marie lors des trois âges de Jésus: Présentation au temple, Jésus au Temple à douze ans, vie publique de Jésus; épreuves de Marie à la croix (épreuve de foi, d'espérance et d'amour) qui la haussent à l'épreuve de l'amour, épreuve même du mystère de Dieu.
C'est grâce à cette fidélité, nous dit l'auteur, que Marie est en communion constante avec Jésus. C'est cette même fidélité qui la fait passer de mère à disciple, par une série d'arrachements qui, lorsque nous les contemplons, nous aident à comprendre la nécessité de nos propres arrachements, dans une dynamique de l' humain au surnaturel.
Le renoncement de Marie, écho de celui de Jésus, a été total. L'auteur parle du long martyre du cœur de Marie, prophétisé par Siméon et se déployant dans l'ensemble de sa vie. Le sommet de ce martyre se situe bien sûr au pied de la croix. Abandonnée à ce que vit son Fils, par sa compassion, elle a enduré les souffrances de Jésus dans son corps et dans son âme. Elle est de nouveau en état d'enfantement, parce que son Fils enfante dans la souffrance le monde pour Dieu. Elle est donc co-rédemptrice du monde et reçoit la maternité de la multitude.


Marie est maintenant "dans le sein du Père", au cœur de la Trinité, et nous aide, en nous donnant des grâces continuelles, à sentir sa présence.
L'auteur termine par une analyse et un éloge de la simplicité de Marie: simplicité dans le silence, de même que st Joseph; simplicité dans la douceur de la Sainte Famille; simplicité dans la douceur du cœur; simplicité dans la pureté (l'Annonciation); simplicité dans le foi (Visitation); simplicité dans la joie (Magnificat); simplicité dans la sainteté (Présentation au Temple). L'auteur nous invite, dès lors, à vivre la simplicité comme Marie, et à la prendre chez nous.

 

Victor Sion est entré au Couvent des Carmes en 1931 et a été ordonné prêtre en 1936. Maître des novices pendant 26 ans, toute sa vie est empreinte de la spiritualité de la « petite Thérèse ». Céline, sœur de Thérèse (de son nom de religion Sœur Geneviève de la Sainte Face), dira au Père Sion, après avoir pris connaissance de cet ouvrage : « Vous êtes un vrai disciple de ma petite sœur ».

 

P.D.M.Golay

 

Découvrez le très bel album que le P. Didier-Marie-Golay consacre à celle qui vient d'être canonisée par le pape François le 16 octobre 2016: sainte Elisabeth de la Trinité: rayonner Dieu (éditions du Cerf, 2016, ISBN 978-2-204-11070-9).

 S'appuyant sur une documentation iconographique foisonnante, constituée de documents d'archives1, mais également d'encarts biographiques, thématiques, géographiques et historiques, l'auteur tisse une biographie très vivante, ancrée dans la réalité socio-culturelle de l'époque et de la famille Catez. Le dialogue établi entre documents et texte permet d'éclairer et de faire vivre, en une polyphonie féconde, la personnalité hors du commun de cette jeune fille, dont la destinée s'apparente, à plus d'un titre , à celle de sainte Thérèse-de-l'Enfant-Jésus.

Nous sommes conviés à suivre, et cela dès l'enfance, l'histoire d'Elisabeth Catez (1880-1906), petite fille au caractère farouche, élevée dans la foi et l'amour de l'art, artiste prodige au piano, renonçant à une possible carrière artistique et à une renommée naissante pour répondre à Celui dont elle sentit l'appel très jeune, et entrer au carmel de Dijon (2 août 1901) afin d'y épanouir sa spiritualité et ses dons. Trajectoire fulgurante, que l'auteur souligne en nous présentant quelques extraits majeurs de ses oeuvres de jeunesse: poèmes et lettres, carnets et cahiers. La présentation de ces écrits confère une unité profonde à sa vie. Cette unité se prolongera  au carmel, puisqu'Elisabeth y entretiendra avec tous ceux qu'elle aime une correspondance importante, et ces lettres  lui permettront de développer sa spiritualité et de "rayonner Dieu", selon l'idéal quelle s'est fixé. Sa mort précoce semble accomplir de surcroît cet idéal de rayonnement, puisque sa mission posthume s'inscrit dans le désir de réaliser l'unité dans la foi et l'amour entre ce monde et celui de l'au-delà, "enveloppant" les âmes d'une même prière (L 200).

C'est donc bien une biographie spirituelle que l'auteur nous présente. Traçant l'itinéraire et les thèmes majeurs de la spiritualité de cette âme embrasée d'amour, il présente son don total à Celui qu'elle nomme "le Bien-Aimé de l'Eucharistie", le choix du carmel "prison d'amour" (L.97) ou "arche bénie" pour réaliser cette vocation, ce "double mouvement d'intériorité et d'ouverture au monde par l'apostolat de la prière", et cette exceptionnelle expérience de la familiarité de la Trinité en elle qui lui fait écrire la fameuse prière "O mon Dieu, Trinité que j'adore2".

La dernière partie de l'ouvrage présente le rayonnement de cette spiritualité: la publication des écrits d'Elisabeth de la Trinité, l'immense travail de réflexion théologique et spirituelle qui a été réalisé,  la béatification (25 novembre 1984) par le pape Jean-Paul II jusqu'à la canonisation par notre pape François, à Rome, le 16 octobre 2016.

Le père D.-M. Golay, carme de Lisieux, membre de la province de Paris et de l'ordre des Carmes Déchaux, est également l'auteur, aux éditions du Cerf, des ouvages suivants: Devant Dieu pour tous, Edith Stein (2009; Prix "Humanisme chrétien" 2010); Thérèse de Lisieux ou la brûlure d'amour, 2013, qui accompagne  l'exposition itinérante réalisée par l'Association des Amis de sainte Thérèse de Lisieux et du carmel; AtlasThérèse d'Avila. Aventurer sa vie, 2014.

1 Archives provenant principalement du fonds du carmel de Dijon à Flavignerot, constitué de manuscrits

autographes, de photographies, d'images, etc.

2Disponible dans toutes les langues à l'adresse suivante: http://www.elisabeth-dijon.org/

 

 

 

 

A l'occasion de la  béatification du Père Marie-E9782847133271ugène de l'Enfant-Jésus (Henri Grialou, 1894-1967),  fondateur de l'Institut Notre-Dame de Vie, nous vous conseillons de lire ou relire les deux entretiens qu'il a consacrés à sainte Thérèse de l'Enfant Jésus,  qui ont été réunis  sous le titre; Ton amour a grandi avec moi: un génie spirituel, Thérèse de Lisieux, et publiés par les  Editions  du carmel (diffusion Cerf),  2015 (ISBN 978 2847133271).

 Le premier met en lumière la modernité de la doctrine spirituelle thérésienne, à partir de la profonde expérience personnelle de l'Amour divin de Thérèse, dont le P. Marie-Eugène repère et explicite les traces dans la vie comme dans les écrits de la carmélite. Le second situe ce message thérésien  dans l'histoire de la spiritualité et développe les fondements de la vie mystique de celle qu'il situe "parmi les grands maîtres spirituels de l'Eglise, et (...) les plus puissants conducteurs d'âmes de tous les temps", parce qu'" en la montrant réalisable par tous les chrétiens, sainte Thérèse universalise la haute sainteté".

Ces entretiens, extraits d'une retraite sacerdotale donnée à Notre-dame de Vie en 1965,  permettent également de mieux apprécier le lien spirituel qui unit sainte Thérèse et le bienheureux, notamment en ce qui concerne l'expérience de la Miséricorde divine. "J'ai compris la Miséricorde: sainte Thérèse en a senti la douceur; moi, j'en sens la puissance", aimait-il à dire.

 

 

 

 

chansons de Thrse

     Découvrez le disque tout récemment publié aux éditions Jade, intitulé Chansons de ThérèseIl permet de découvrir quelques poèmes de Thérèse dans une version chantée.

     Parmi les cinquante quatre poèmes que Thérèse a composés à partir de son expérience spirituelle, nourrie des textes bibliques, liturgiques et mystiques, douze d'entre eux ont été sélectionnés, qui redonnent vie  au texte thérésien grâce à leur mise en musique, et, surtout, à leur  interprétation chantée.

 Les  interprètes, qui sont tous religieux et musiciens, sont variés:            séminaristes de la Maison Sainte-Thérèse de Bruxelles, choeur des        carmélites de France, mais également solistes, tels Pierre Eliane,          carme, et Soeur Anne-Elisabeth Bordeau, religieuse de la Croix-            glorieuse.

     Cette diversité d'interprétation fait précisément le charme de ce disque, qui permet de découvrir et de faire co-exister différentes sensibilités musicales, et nous replonge avec joie dans ces magnifiques textes, écrits dans la souffrance et étonnament lumineux. Ce disque est dédié à Monseigneur Guy Gaucher ( le 3 juillet 2014).

Si vous souhaitez entendre des extraits de ce disque, cliquez ici   

 

C.Bernos de Gasztold

 

 

Publiée aux Editions du Cloître (Jouques), cette charmante biographie de sainte Thérèse de Lisieux, intitulée: Une petite fille: Thérèse Martin, est destinée aux enfants, à partir de sept ans. Le récit est  vivant et enrichi de nombreuses anecdotes contées avec tout l'art et l'humour de la poétesse Carmen Bernos de Gasztold (1919-1995). L'auteur, que certains comparent à Francis Jammes. est célèbre pour ses Prières dans l'Arche et Choral de bêtes, oeuvres traduites en une quinzaine de langues.

carmes
Ce film documentaire présente cette forme de prière contemplative particulière que l'on nomme l'oraison silencieuse.
Elaborée par sainte Thérèse d'Avila, et proposée aux débutants comme à ceux qui la pratiquent régulièrement, cette forme d'oraison est la clé de voûte de toute spiritualité ancrée dans la tradition carmélitaine. On découvre donc au cours de ce film la vie de ces contemplatifs du Carmel, qui pratiquent cette oraison silencieuse deux heures par jour, ainsi que le lien qu'ils conservent avec celle qui l'a à la fois crée et enseignée dans ses écrits.
Il est disponible à l'adresse suivante: http://www.ktotv.com/video/00099654/l-oraison-de-therese-d-avila

 

51ayQunQQ7LCe film met l'accent sur le sens que les parents de la petite Thérèse prêtaient à la famille. Une famille à l'image de celle que définissait fort justement le pape Jean-Paul II lorsqu'il comparait la famille chrétienne à une "église domestique".
Une famille chrétienne qui demeure au coeur du monde le signe prophétique d'un chemin de bonheur et de sainteté.

A l'aide de magnifiques séquences tournées à Alençon et Lisieux, d'évocatrices images d'archives et de passionnants témoignages, ce programme répond avec sensibilité à de nombreuses questions auxquelles les réponses, apportées le plus souvent par de fins connaisseurs de la famille Martin, éclairent sous un jour nouveau et en profondeur la vie d'un couple exceptionnel.

Un film qui par ailleurs, fait la part belle à la canonisation de Zélie et Louis Martin, que vous pourrez vivre comme si vous y étiez.

A commander sur le site carmes-paris.org

 

 

histoireduneamepoche
Enfin ! Une édition de poche des oeuvres de Sainte Thérèse, aux éditions de l'Emmanuel !

Pour l'instant "Histoire d'une âme" et "Poésies et prières" sont disponibles, à 5€. Ses "derniers entretiens" devraient l'être bientôt.

Nous saluons cette belle initiative.

Désormais Thérèse ne vous quittera plus ;-)

 

 

 

 

 

 

livre aimer cest tout donnerUN LIVRE POUR DIRE MERCI À LA VIE CONSACRÉE : "AIMER C'EST TOUT DONNER - TÉMOIGNAGES"
En automne 2013, Daniel, un père de famille de 55 ans, exprime son désir de faire un livre sur la vie consacrée en Suisse romande « en remerciement à tous ces consacré-e-s qui m’ont permis d’être debout aujourd’hui ».
Il parle du projet à quelques religieuses et religieux, et certains se montrent heureux d’une telle initiative. Une petite équipe pilote est constituée, l’Association « La Vie Consacrée » est créée et le concept s’élabore :
ce sera un petit livre, format 12 x 15 cm, composé de témoignages de moniales, religieuses apostoliques, vierges consacrées, veuves consacrées, ermites, membres d’instituts séculiers, moines et religieux apostoliques.

Notre Saint-Père le pape François soutient vivement ce livre, et apporte lui aussi un petit témoignage :

« Je voulais vous dire un mot,
et ce mot, c’est la joie.
Partout où il y a les consacrés,
il y a toujours de la joie ! »
signature pope

Pour vous accompagner durant ce carême, nous vous conseillons un classique : "Gagner le combat spirituel", du Père Pierre Descouvemont.


gagner le combat spirituel

De ces lignes se dégage une discrète sérénité émanant d'une âme qui a triomphé de difficultés : passage au désert et retrait de lutte spirituelle pour se réfugier uniquement en Celui qui est notre forteresse imprenable contre l'ennemi.

L'auteur évoque le témoignage de Thérèse de Lisieux qui exprime admirablement la satisfaction d'une âme victorieuse au sortir d'une tentation car elle se sent plus belle aux yeux de Dieu : « Remarquez la méthode employée pour faire briller les cuivres : on les enduit de boue, matière salissante ; après cette opération, ils resplendissent comme l'or. Eh bien les tentations sont comme la boue pour l'âme : elles ne servent qu'à faire briller en elle, les vertus opposées à ces mêmes tentations ».

N'est-ce-pas le propre du vrai « craignant Dieu » qui, connaissant sa fragilité foncière de créature blessée, s'appuie sur les deux béquilles à qui Saint-François de Sales attribue la possibilité d'avancer en toute sécurité vers le Royaume de Dieu : l'humilité et la confiance.

Utilisant un langage militaire - celui de saint Paul -, l'auteur analyse de près la tactique employée par Satan et la riposte que le chrétien peut et doit lui opposer. Une stratégie mise au point par tous ceux qui ont eu assez d'humilité pour ne pas se croire invulnérables et assez d'audace pour oser croire qu'il est possible de remporter sur l'Adversaire une victoire totale et définitive. Une moniale bénédictine de Vénière (Saône-et-Loire) a accepté d'illustrer par des dessins pleins d'humour et de vie les différents chapitres de cet ouvrage.     

 

Le Père Descouvemont, prêtre du diocèse de Cambrai et docteur en théologie, prêche de nombreuses retraites et anime une école de prière. Il a été conseiller national des Equipes Notre-Dame de 1991 à 1998 et a publié de nombreux ouvrages de spiritualité.

Sr Francoise ThereseCe 24 janvier, sœur Françoise-Thérèse (Léonie Martin) a officiellement reçu le titre de "Servante de Dieu", première étape d’un long processus qui la verra peut-être un jour déclarée bienheureuse, puis sainte.

« Depuis de nombreuses années, des personnes se confient à la prière de Léonie Martin, venant sur sa tombe au Monastère de la Visitation où elle a été religieuse de 1899 à 1941, explique le P. Laurent Berthout, délégué épiscopal à l’information. Ces personnes témoignent de grâces reçues à la faveur de son intercession. Léonie Martin a vécu une vie simple, cachée, humble à l’ombre du cloître. Elle a voulu vivre la spiritualité de saint François de Sales, en faisant “tout par amour et non par la force”, selon l’expression de saint François. Elle a bénéficié de la découverte spirituelle de sa sœur sainte Thérèse qui lui a enseigné à vivre d’amour dans les gestes les plus humbles et les plus quotidiens. »

léonie martin

Née en 1863 à Alençon, Léonie a difficilement trouvé sa place entre Marie et Pauline, ses aînées, et Céline et Thérèse, sescadettes. De santé fragile, elle a aussi beaucoup souffert de la mort de sa sœur Hélène, à l’âge de 5 ans. Enfant difficile, elle devient le souffre-douleur de la bonne, qui la bat à l’insu de ses parents.

Après une « enfance détestable », comme elle le dira elle-même, Léonie connaît une adolescence plus sereine. Comme ses sœurs, qui entrent au Carmel les unes après les autres, elle aspire à la vie religieuse, mais cherche sa voie dans la douleur. À trois reprises, elle ressort du couvent, d’abord des clarisses d’Alençon, puis deux fois de la Visitation de Caen. En 1899, elle fait son entrée définitive et, peu à peu, se pacifie.

Depuis sa mort à l’âge de 80 ans, elle est devenue le recours des parents qui rencontrent des difficultés dans l’éducation de leurs enfants. 

Source : Clémence Houdaille pour le journal La Croix.

Ce mois-ci nous vous recommandons "Atlas Thérèse d'Avila", superbe livre de notre frère carme Didier-Marie Golay.

Atlas Therese dAvilaAfin de nous mener à la rencontre de la Sainte des Temps modernes et des grandes découvertes en son « château intérieur », le frère Didier-Marie Golay a conçu un atlas unique. Il restitue sa destinée et sa descendance au cœur du Siècle d’or, au cœur de l’Espagne, mais aussi au cœur de l’histoire et du monde, en chaque temps et en chaque lieu qui s’est reconnu dans son exemple. 

Riche de centaines d’illustrations et d’encadrés, émaillé de dizaines de textes capitaux et de citations fulgurantes, cet atlas, de bout en bout interactif, nous fait entrer en amitié avec cette femme de chair et de feu dont la voix retentit jusqu’à nous :
« nada te espante (que rien ne t’effraie) » à « aventurer ta vie ». 

En ce mois d'octobre nous vous recommandons un beau livre thérésien : "Dix attitudes intérieures" de Jacques Gauthier.

Dix attitudes intérieures

 
Ce qui m’a toujours fasciné chez Thérèse, c’est son désir d’aimer jusqu’au bout, d’aimer surtout Jésus, le centre de sa vie. Elle n’a rien fait de spécial, sauf aimer.
(
Jacques Gauthier)
 
 
La spiritualité de la petite Thérèse ne se résume pas en une pratique ou vertu particulière, mais en une intention fondamentale du cœur qui se manifeste par une ouverture confiante à l’action de Dieu et par un désir brûlant de vivre d’amour. Pour Thérèse, l’amour a toujours le dernier mot.
 
 

De cette expérience centrée sur la personne de Jésus, Jacques Gauthier en a extrait dix attitudes intérieures, autant d’invitations à vivre l’aventure de la sainteté. Il rend ainsi hommage à Thérèse de Lisieux dont la foi puise avec simplicité et profondeur dans l’Évangile. S’en esquisse un portrait attachant pour imiter l’amour ardent qui animait la sainte et nous inciter à aller de l’avant.

 

jacques gauthier

 

Sainte Thérèse de Lisieux est incontestablement un « docteur de la foi » dont les écrits sont continuellement étudiés.

Jacques Gauthier est un laïc, universitaire, qui depuis 1978 met son écriture créative et poétique au service de sa foi.
Sa rencontre avec les écrits de Thérèse de Lisieux lui ont permis d'écrire en 1997 Thérèse de l'Enfant-Jésus, docteur de l'Eglise et récemment Dix attitudes intérieures.

livre brulure


 Pour le plus grand bonheur de tous, voici enfin le livre dédié à l'exposition "Thérèse de Lisieux ou la brûlure d'amour" ! Cette magnifique et émouvante exposition, après avoir été présentée à Notre Dame de Paris en 2012, chemine dans le monde entier, dans les prisons comme dans les hôpitaux, en passant par les JMJ de Rio et de grands lieux de pélerinage. 


 Ce livre, qui présente et prolonge cette exposition, nous permet de poursuivre la méditation devant les images, de laisser résonner les textes au plus intime de notre être. Photographies et textes entrent en dialogue : ils nous emportent au-delà, et nous invitent à un cheminement spirituel en compagnie de Thérèse qui nous dit avec confiance et audace : « Je suis ta soeur, ton amie, toujours je veillerai sur toi. »