Sr Francoise ThereseCe 24 janvier, sœur Françoise-Thérèse (Léonie Martin) a officiellement reçu le titre de "Servante de Dieu", première étape d’un long processus qui la verra peut-être un jour déclarée bienheureuse, puis sainte.

« Depuis de nombreuses années, des personnes se confient à la prière de Léonie Martin, venant sur sa tombe au Monastère de la Visitation où elle a été religieuse de 1899 à 1941, explique le P. Laurent Berthout, délégué épiscopal à l’information. Ces personnes témoignent de grâces reçues à la faveur de son intercession. Léonie Martin a vécu une vie simple, cachée, humble à l’ombre du cloître. Elle a voulu vivre la spiritualité de saint François de Sales, en faisant “tout par amour et non par la force”, selon l’expression de saint François. Elle a bénéficié de la découverte spirituelle de sa sœur sainte Thérèse qui lui a enseigné à vivre d’amour dans les gestes les plus humbles et les plus quotidiens. »

léonie martin

Née en 1863 à Alençon, Léonie a difficilement trouvé sa place entre Marie et Pauline, ses aînées, et Céline et Thérèse, sescadettes. De santé fragile, elle a aussi beaucoup souffert de la mort de sa sœur Hélène, à l’âge de 5 ans. Enfant difficile, elle devient le souffre-douleur de la bonne, qui la bat à l’insu de ses parents.

Après une « enfance détestable », comme elle le dira elle-même, Léonie connaît une adolescence plus sereine. Comme ses sœurs, qui entrent au Carmel les unes après les autres, elle aspire à la vie religieuse, mais cherche sa voie dans la douleur. À trois reprises, elle ressort du couvent, d’abord des clarisses d’Alençon, puis deux fois de la Visitation de Caen. En 1899, elle fait son entrée définitive et, peu à peu, se pacifie.

Depuis sa mort à l’âge de 80 ans, elle est devenue le recours des parents qui rencontrent des difficultés dans l’éducation de leurs enfants. 

Source : Clémence Houdaille pour le journal La Croix.