Chaque semaine, une carmélite nous partage comment elle vit une phrase de Thérèse.

« C’est par la prière qu’on peut aider les missionnaires »(Ms C, 32r°)

DSC_0276_bisLa prière et la vie missionnaire, pour moi c’est tout un. Je ne vais pas prier que pour moi, de toutes façons tout ce que je veux pour moi je le veux pour les autres ! On a tous droit au bonheur, le bonheur est créé pour tous, alors ma prière n’est jamais que pour moi, elle est aussi pour les autres.

Prier pour les autres, je le vis de manière très simple : pas par des formules toutes faites, mais souvent dans le silence, en revenant à la pensée et à la certitude que ce que je fais, ce que je vais faire tout-à-l’heure c’est vraiment par amour pour Dieu et pour les autres.

Des fois je suis à côté de la plaque, puis je reviens. Je ne vis pas cette prière d’une manière tout-à-fait droite et sans tomber. Mais qu’il m’arrive une peine ou que je fasse des gaffes, bon, je me reprends, je me ressaisis et ça me permet de rejoindre les autres : quand c’est un péché par exemple, je rejoins ce qui souffrent de leurs péchés, ou qui n’en ont pas consicence, je prie pour eux, je me mets avec eux, un peu comme Thérèse qui se mettait à la table des pécheurs.

Photo_marie_024Et quand tout va bien, c’est pareil, je remercie : quand on a une bonne nouvelle des amis ou de la famille, on est dans la joie alors ma prière est toute faite, c’est l’action de grâce. Chacune a son tempérament mais moi par tempérament j’ai facilement la reconnaissance dans le cœur, je goûte les plus petites choses : quand je vois une belle fleur je me dis « c’est formidable ». Je n’ai pas besoin de mots, il y a un lien qui se fait tout-de-suite avec celui qui l’a faite et tous ceux qui travaillent : il a fallu un jardinier, il a fallu semer, attendre,… Il y en a combien qui attendent avec désespoir, ou avec foi…

Quand on vit dans un état de prière, tout prend relief pour une prière, pour une offrande, pour une reconnaissance,…

Pour lire les épisodes précédents, cliquez ici