Chaque semaine, une carmélite nous partage comment elle vit une phrase de Thérèse.

« C’est par-dessus tout l’Evangile qui m’entretient pendant mes oraisons, en lui je trouve tout ce qui est nécessaire à ma pauvre petite âme, j’y découvre toujours de nouvelles lumières, des sens cachés et mystérieux… »(MsA, 83v°)

DSC_0079_800x530La Bible n’est pas un livre comme un autre. Thérèse parle de l’Evangile parce qu’elle n’avait que celui-ci, elle n’avait pas de Bible, mais elle aurait eu la Bible qu’elle aurait dit tout-à-fait la même chose. L’Evangile, ce sont des paroles sacrées qui nous transforment quand on les lit. Si je prends un livre, ce n’est qu’un livre avec des paroles ; mais là, c’est la Parole de Dieu et comme le dit le livre d’Isaïe :  « ma parole ne revient pas à Moi sans effet, sans avoir fait ce que je désire, sans avoir réalisé ce pour quoi je l’ai envoyée» (Is55, 10-11).Ca, il faut y croire vraiment !

Quand on lit la Parole, on n’est pas obligé de tout comprendre, de tout analyser. Moi ce n’est pas par l’analyse et la compréhension que je l’aborde, mais par l’amour que j’y mets : je lis cet Evangile parce que Jésus, tu es là, tu me proposes de le lire et toi tu vas faire ce que tu veux. Tant pis si moi je ne sens pas, tant pis si ça semble ne rien me faire, si ça ne me dit rien, mais toi, tu fais ce qu’il faut faire pour me transformer. C’est ça qui fait de l’Evangile quelque chose de sacré,  la Parole de Dieu est vivante, vivante et transformante.

CDL_Soeur_en_retraite_600x800Avant d’entrer au carmel, j’allais à la messe tous les dimanches, j’y écoutais l’Evangile puis rentrée à la maison je ne le reprenais pas, je n’étais pas une fana de la Parole de Dieu. Une fois entrée au carmel, j’ai découvert petit-à-petit l’importance considérable de la Parole. Je peux dire comme Thérèse que quand je lisais l’Evangile, vraiment ça me brûlait le cœur : « Jésus, tu dis ça, tu fais ça,… c’est extraoridinaire ! » Et puis j’ai quand même eu toute une formation aussi, mais l’essentiel reste: accueillir la Parole dans la foi et l’amour. Tout est .

Une parole de l’Evangile, accueillie, agit toujours dans le sens de l’amour pour nous et pour les autres. La grâce n’est jamais pour soi seul, ell est toujours pour l’universel. Ca, vraiment je le crois et m’efforce à le croire de plus en plus, et j’espère que j’aurai la grâce d’y croire encore jusqu’à mon dernier souffle pour que tout le monde en profite !

Une soeur carmélite

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