Chaque semaine, une carmélite nous partage comment elle vit un texte de Thérèse.

Cette semaine, je vous propse de méditer à nouveau sur le thème : 

leonie1_600x800Le génie thérésien pour retourner les situations les plus défavorables et en faire un tremplin à travers un deuxième exemple, la dernière lettre à Léonie.

« L'unique bonheur sur la terre c'est de s'appliquer à toujours trouver délicieuse la part que Jésus nous donne, la tienne est bien belle, ma chère petite soeur, si tu veux être une sainte cela te sera facile, puisqu'au fond de ton coeur le monde n'est rien pour toi. Tu peux donc comme nous t'occuper de «l'unique chose nécessaire», c'est-à-dire que tout en te livrant avec dévouement aux oeuvres extérieures ton but soit unique : Faire plaisir à Jésus, t'unir plus intimement à Lui. » (LT257)

Photo_marie_029_800x600Il y a quelques années, lors de ma retraite en solitude, j’ai découvert la lettre 257 du 17 juillet 1897 à Léonie qui est pour elle le testament de Thérèse. Cette phrase me touche particulièrement : « L’unique bonheur sur la terre, écrit Thérèse, c’est de s’appliquer à toujours trouver délicieuse la part que Jésus nous donne ». C’est moi qui souligne, car c’est tout un travail ! Ce n’est pas facile, mais cela ouvre à ce retournement du « Tout est grâce » dans le oui de la reconnaissance et du merci.

A Léonie, sa sœur difficile qui rencontre beaucoup de problèmes, Thérèse précise : « Ma chère petite sœur, si tu veux être une sainte, cela te sera facile. Tout en te livrant avec dévouement aux œuvres extérieures, que ton but soit unique : faire plaisir à Jésus, t’unir plus intimement à lui. » Thérèse m’a toujours renvoyée à l’amour de Jésus pour moi et à l’amour que je veux vivre. Lui, mon unique amour me donne d’aimer bien concrètement les autres, mes sœurs et chacun avec son propre amour, que je mendie chaque jour, « rien que pour aujourd’hui car pour t’aimer sur la terre je n’ai rien qu’aujourd’hui » (PN 5).

Une soeur carmélite

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