Chaque semaine, une carmélite nous partage comment elle vit un texte de Thérèse.

Cette semaine, je vous propose de terminer notre méditation sur le thème :

Le génie thérésien pour retourner les situations les plus défavorables et en faire un tremplin à travers un dernier exemple, ce magnifique texte du Manuscrit C d'Histoire d'une âme : 

DSC_0130b_800x530« Ah ! Seigneur, je sais que vous ne commandez rien d'impossible, vous connaissez mieux que moi ma faiblesse, mon imperfection, vous savez bien que jamais je ne pourrais aimer mes soeurs comme vous les aimez, si vous-même, ô mon Jésus, ne les aimiez encore en moi. C'est parce que vous vouliez m'accorder cette grâce que vous avez fait un commandement nouveau. - Oh ! que je l'aime puisqu'il me donne l'assurance que votre volonté est d'aimer en moi tous ceux que vous me commandez d'aimer !... » (MsC, 12v)

Aimer mes sœurs comme Jésus les aime, j’avoue que je le vis très mal ! Thérèse avait un vrai génie pour cela, une telle délicatesse, comme on le voit dans bien des épisodes de sa vie. L’ amour de Jésus était tellement en elle que c’est Jésus qui avait ces délicatesses là.

Ct_2007_800x518Comment fait-on, concrètemement, pour que ce soit Jésus qui aime en nous ? Je pense à l’invitation de Jésus à « demeurer dans son amour », ce que nous vivons particulièrement grâce à la communion quotidienne, à l’union à lui dans la journée, et au fait d’être disponible aux inspirations que l’Esprit Saint peut nous donner. Quelquefois, c’est par exemple retenir une parole qui va blesser, alors qu’on la sent bien fort en soi ! J’essaie d’être attentive à des choses comme ça, parce que justement, de par mes blessures, j’ai beaucoup de violence en moi quand je me sens attaquée ou frustrée et je vois bien que c’est de la violence contre l’autre donc là j’essaie tout-de-suite de ne pas l’extérioriser puis de l’évacuer de moi, ne serait-ce que par des mouvements corporels. L’amour se vit dans des choses très concrètes et pratiques ! Il ne suffit pas seulement de demander à Jésus d’enlever la colère et de le regarder ne pas répondre à ses bourreaux. Il faut les deux, unir les moyens concrets et spirituels. Le Seigneur passe aussi par tous les moyens quand on les prend par amour !

Une soeur carmélite 

Pour lire les épisodes précédents, cliquez ici