Chaque semaine, une carmélite nous partage comment elle vit un texte de Thérèse.

« Ce qui plait [au bon Dieu] dans ma petite âme, c’est de me voir aimer ma petitesse et ma pauvreté, c’est l’espérance aveugle que j’ai dans sa miséricorde » (LT197)

DSC_0515_800x530C’est très difficile d’aimer sa petitesse et sa pauvreté !

J’ai choisi de lire cette phrase avec vous parce qu’elle m’a toujours beaucoup touchée. Je me heurte toujours à ma faiblesse, je fais toujours les mêmes bêtises ; alors quand j’ai lu cette phrase… ! Aimer ma petitesse et ma pauvreté, et puis cette espérance aveugle en sa miséricorde, « voilà mon seul trésor, pourquoi ce trésor ne serait-il pas le vôtre ? » poursuit Thérèse.

DSC_0681_800x530Aimer sa petitesse et sa pauvreté, ça veut dire accepter ce qu’on n’aime pas en soi, accepter d’être pauvre. Et puis quand on accepte cela, au bout d’un moment, petit-à-petit, on accepte que Dieu soit le Créateur quand moi je ne le suis pas ! Je suis la créature, et surtout je suis aimée, malgré tout, malgré ma petitesse. Parce que quand on veut rencontrer le bon Dieu, n’est-ce pas,  on veut toujours être beau, bien habillé, on fait sa toilette et on voudrait lui dire :« regarde comme je suis belle ! » Et bien non, ce n’est pas ce qu’il veut, lui veut déverser sa miséricorde, comme une cascade de tendresse. Si on ne se fait pas capacité, si l’on est rempli de soi, on ne peut l’accueillir. Tandis que si on se fait capacité… Et c’est pour cela que l’on peut aimer sa pauvreté : je n’aime pas mes bêtises bien sûr, mais c’est quand même moi avec ces bêtises, et moi je suis aimée de Dieu.

Une soeur carmélite

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