Chaque semaine, une carmélite nous partage comment elle vit un texte de Thérèse.

DSC_0447_800x530Je voudrais cette semaine vous faire découvrir une poésie magnifique de Thérèse : Jésus Seul (PN36). Le refrain en est cette phrase que j’aime beaucoup :

« Ma seule paix, mon seul bonheur

Mon seul Amour, c’est toi Seigneur ! »

Et puis il y a cette strophe qui dit si bien le cœur de l’ « enfance spirituelle » de Thérèse :

« O toi sui sus créer le cœur des mères

Je trouve en toi le plus tendre des Pères !

Mon seul Amour, Jésus, Verbe Eternel

Pour moi ton cœur est plus que maternel »

Pour Thérèse, Dieu est un Père bien sûr mais aussi une Mère. Mais il ne faut pas confondre l’enfance spirituelle de Thérèse avec de l’infantilisme, comme le montre la strophe suivante :

DSC_0481_530x800« Je veux t’aimer comme un petit enfant

Je veux lutter comme un guerrier vaillant

Comme un enfant plein de délicatesses

Je veux, Seigneur, te combler de caresses

Et dans le champ de mon apostolat

Comme un guerrier je m’élance au combat !... »

Alors là, c’est formidable ! Thérèse unit en une seule phrase les deux : l’enfance spirituelle et la flamme apostolique. Et ce sont ces deux choses qui me touchent le plus chez elle. Si j’ai choisi la vocation du carmel, c’est parce que j’aimais le bon Dieu bien sûr, mais aussi parce que je me disais qu’au carmel je serais plus apostolique que dans l’enseignement où je travaillais auparavant. Cela peut sembler paradoxal, mais c’est vraiment comme ça. Et Thérèse en est la preuve !

Suis-je moi aussi un petit enfant et un guerrier vaillant ? Je m’abandonne et le bon Dieu fait ce qu’il veut de moi.

Une sœur carmélite

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