Chaque semaine, une carmélite nous partage comment elle vit un texte de Thérèse.

DSC_0234_530x800« Oui j'ai trouvé ma place dans l'Eglise et cette place, ô mon Dieu, c'est vous qui me l'avez donnée... dans le Coeur de l'Eglise, ma Mère, je serai l'Amour... ainsi je serai tout... ainsi mon rêve sera réalisé !!!... » (Histoire d’une âme, MsB, 3v)

Voilà vraiment le cœur du message de Thérèse : être l’amour au cœur de l’Eglise. Quand on essaye de l’être même à sa petite mesure, on est au cœur de l’Eglise. Etre l’amour au cœur de l’Eglise, ça se vit dans le quotidien : mon travail c’est la couture, et bien devant ma machine à coudre souvent je chante dans ma tête « Vivre d’amour » ; vivre d’amour ce n’est pas, comme dit Thérèse, être toujours sur le Thabor (le lieu de la Transfiguration), c’est vivre le quotidien avec les difficultés de la vie communautaire, la fatigue. Je suis vieille maintenant, et fatiguée, mais je tiens, je continue, car je fais mon travail par amour. Et dans mon travail je prie presqu’autant qu’à l’oraison, si ce n’est plus ! Quelques fois parce que  par exemple, si je n’arrive pas à enfiler mon aiguille, et bien je prie les parents Martin : Mme Martin qui a eu tellement de problèmes avec sa dentelle, M. Martin qui l’a aidée, je les prie, je leur dis « allez un petit miracle » et puis ça vient, j’y arrive. Ce sont des petites choses minuscules, mais j’essaye de prier dans mon travail. Bien sûr il faut que je me concentre dessus pour ne pas faire de bêtises mais cela ne m’empêche pas de prier.

Photo_marie_024_800x600Chaque jour je choisis une intention particulière à porter dans ma prière. Par exemple, il y a quelques jours c’était la fête de ma sœur, alors j’ai offert ma journée pour elle ; le plus souvent, j’aime offrir ma journée pour les vocations ou pour les prêtres. Chaque matin, à l’oraison, je fais une neuvaine aux parents Martin pour toutes les intentions qui me sont confiées, et une neuvaine à Thérèse pour toutes les personnes qui nous en demandent ; et pendant l’action de grâce à la fin de la messe, je dis la prière de JPII pour les vocations.

Dieu est amour, tous ceux qui vivent d’amour vivent de Dieu. Dieu a besoin de nous, Il se sert de nous pour sauver les autres. Toutes les personnes, qu’elles soient prêtres, laïques, religieuses, si elles vivent d’amour, elles vivent au cœur de l’Eglise, au cœur de Dieu. Nous, carmélites, y sommes particulièrement vouées, on pourrait dire que notre vocation c’est l’amour.

Une soeur carmélite

Pour lire les épisodes précédents, cliquez ici