Chaque semaine, une carmélite nous partage comment elle vit un texte de Thérèse.

Il y a un texte que j’aime beaucoup, c’est la poésie « Ma joie »(PN 45). Toutes les strophes sont magnifiques, et j’aime tant le dernier verset : « Jésus ma joie c’est de t’aimer ». La dernière strophe me parle particulièrement :

Profession_MP_Philippe_050_533x800«Longtemps encor je veux bien vivre

Seigneur, si c'est là ton désir

Dans le Ciel je voudrais te suivre

Si cela te faisait plaisir.

L'amour, ce feu de la Patrie

Ne cesse de me consumer

Que me font la mort ou la vie?

Jésus, ma joie, c'est de t'aimer!»

Moi, je voudrais bien mourir aussi, mourir pour être avec Jésus, pour être dans l’amour, pour être sûre de ne plus l’offenser, de ne plus pécher, pour être avec Jésus !!! Je lui ai donné ma vie, mais quand je serai au Ciel, enfin, je le verrai. Comme le dit Thérèse d’Avila : « Je veux voir Dieu » !

Thérèse précise : « Si cela te faisait plaisir ». C’est si important, j’essaie de faire plaisir à Jésus dans tout ce que je fais.

Il ne faut pas oublier non plus que quand elle écrit ça, Thérèse était déjà dans la nuit de la foi. Comme elle dit, elle « chante ce qu’elle veut croire ».

J’aime aussi beaucoup cette strophe :

DSC_0279_530x800« Ma joie, c'est de rester petite

Aussi quand je tombe en chemin

Je puis me relever bien vite

Et Jésus me prend par la main

Alors le comblant de caresses

Je Lui dis qu'Il est tout pour moi

Et je redouble de tendresses

Lorsqu'Il se dérobe à ma foi. »

Du jour où Thérèse m’a fait comprendre cela, j’ai voulu rester petite, et j’ai demandé à Jésus cette grâce de rester petite. Etre petite, ça veut dire être cachée ; je me sens petite, je n’ai pas de don intellectuel, je n’ai pas fait d’études, je n’ai jamais exercé une responsabilité dans la communauté, mais j’essaie de vivre d’amour. Je serai jugée sur l’amour, pas sur mes capacités intellectuelles. Je suis là pour aimer.

Comme Thérèse, je tombe souvent : quand j’ai fait une imperfection, quand par exemple j’ai montré de la mauvaise humeur, tout-de-suite je me le reproche et je demande pardon à Jésus. Je n’attends pas la confession ou quinze jours après, tout-de-suite je me retourne vers lui et je sens que je suis pardonnée, que, comme le dit Thérèse, il me prend par la main et me relève.

Une soeur carmélite

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