Chaque semaine, unce carmélite nous partage comment elle vit un texte de Thérèse.

DSC_0506_530x800Cette rose effeuillée, c'est la fidèle image, Divin Enfant

Du coeur qui veut pour toi s'immoler sans partage, à chaque instant.

Seigneur, sur tes autels plus d'une fraîche rose aime à briller

Elle se donne à toi..... mais je rêve autre chose :«C'est m'effeuiller!...»

La rose en son éclat peut embellir ta fête, aimable Enfant,

Mais la rose effeuillée, simplement on la jette au gré du vent.

Une rose effeuillée sans recherche se donne pour n'être plus.

Comme elle avec bonheur à toi je m'abandonne Petit Jésus. (PN51)

 Cette poésie, La Rose effeuillée, est pour moi la plus forte, celle qui me parle le plus. C’est pour ça que je l’ai chantée le jour de ma profession solennelle, ça avait beaucoup de sens pour moi. Ce texte rejoint ce que j’ai envie de vivre : j’y vois Thérèse qui s’y donne sans retour sur elle-même, vraiment donnée jusqu’au bout.

Plusieurs phrases m’y touchent particulièrement, comme celle-ci : « Cette rose effeuillée c’est la fidèle image, divin enfant, du cœur qui veut pour toi s’immoler sans partage, à chaque instant » Jusqu’au bout, sans partage, tout pour Lui, que pour Lui et à chaque instant ! Je trouve ça très fort ! Quand je lis ce passage, je pense beaucoup à Jésus car c’est ça ce qu’Il a vécu : ce don jusqu’au bout pour son Père et pour la vie du monde.

2_Rfectoire_2_800x460« S’immoler sans partage à chaque instant », voilà qui est difficile à vivre dans le quotidien ! C’est ce que je veux vivre, j’ai ce désir, et j’essaye de le vivre  dans les toutes petites choses : généralement, ces toutes petites choses (comme par exemple offrir le tout petit sacrifice de ne pas se resservir dans un plat apprécié pour l’amour de Jésus) ne se voient pas. C’est cet amour dans les petites choses que Thérèse a vécu : faire ces petits sacrifices qui ne se voient pas, et dont on ne peut donc se glorifier, c’est cet amour extraordinaire vécu dans les toutes petites choses qui me bouleverse chez elle.

Je vais vous donner un exemple qui va vous faire sourire : le matin j’ai renoncé à prendre du beurre sur ma tartine (alors que j’aime beaucoup le beurre), et ce petit renoncement je choisis de le faire par amour. Ces petits détachements, je ne les fais pas pour moi, ni pour une intention particulière car quelque part ça ne me regarde plus : avec eux, Jésus fait ce qu’il veut pour qui il veut. Quand je renonce au beurre, ce n’est pas pour être sainte, c’est pour aimer Jésus.

Une soeur carmélite

Pour lire le poème de la Rose effeuillée, en entier, cliquez ici

Pour lire les épisodes précédents, cliquez ici.