Chaque semaine, une carmélite nous partage comment elle vit un texte de Thérèse.

« Le souvenir de mes fautes m'humilie, me porte à ne jamais m'appuyer sur ma force qui n'est que faiblesse, mais plus encore ce souvenir me parle de miséricorde et d'amour. » (LT247)

Ce que je voudrais vous dire, c’est qu’il ne faut pas se décourager !

Dieu peut se servir de mes faiblesses et de mes limites pour faire du beau et du bien. Certes, Il peut me délivrer de mes faiblesses, mais à son heure… peut-être seulement à ma mort !

DSC_0243_800x530Il me vient à l’esprit un texte du Père Luc Lafleur de Saint Domingue : Une jarre fêlée. C’est l’histoire d’une jarre fissurée qui s’humilia un jour devant son porteur d’eau. Alors que sa sœur arrivait toute remplie, elle, elle avait déjà perdu la moitié de son contenu. Le lendemain, son porteur lui fit remarquer que le côté du chemin qu’elle avait arrosé grâce à sa fêlure était tout fleuri, et il lui expliqua qu’il y avait semé des graines, et que chaque jour elle les arrosait. A présent, il allait pouvoir cueillir des fleurs qu’il porterait sur le bureau de son maître.

J’ai trouvé très beau ce texte qui nous dit que le Seigneur peut se servir de nos faiblesses, de nos limites pour en faire quelque chose d’inattendu, et de beau. Si je reste enfermée dans mes faiblesses, dans mes limites, en me comparant à telle ou telle autre sœur, la tristesse va s’installer en moi. Mais si je m’ouvre à l’autre, à toutes celles qui m’entourent, si je regarde les fleurs (le bon, le bien) que je rencontre chaque jour, si je sais demander de l’aide à une personne de confiance, alors je verrai la joie, la lumière autour de moi et je serai plus légère, plus libre, plus heureuse pour essayer de me construire et de « faire de ma vie un acte d’amour », comme dit encore Thérèse (LT224).

La cruche fissurée, chacun de nous l’est quelque part. Dans un couple, un jour c’est l’un, le lendemain, c'est l'autre. Dans une communauté, dans une équipe de travail, dans une chorale,… c’est la même chose. Qui que nous soyons, nous pouvons nous aider à vivre nos faiblesses, nos limites, dans un climat de paix qui peu à peu les estompera presque à notre insu.

Une sœur carmélite

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