Chaque semaine, une carmélite nous partage comment elle vit un texte de Thérèse.

« Plus tu seras pauvre, plus Jésus t’aimera…c’est la confiance, rien que la confiance qui conduit à l’Amour. » (LT 197)

 DSCN1359_800x600Pour se lancer et avancer sur ce chemin de la pauvreté telle que nous l’explique Thérèse, je crois qu’il faut s’exercer au lâcher prise pour apprendre à tout recevoir, qu’on soit laïc ou contemplatif, c’est pareil. Pour découvrir cette science de l’Amour il faut que, comme Thérèse, je vide mes mains. Saint Augustin dit : « Si ta coupe est pleine, tu ne peux rien recevoir il faut donc vider ta coupe. » Et Thérèse nous le dit aussi : « plus on est faible, sans désirs ni vertus, plus on est propre aux opérations de cet Amour consumant et transformant…mais il faut consentir à rester pauvre et sans  force et voilà le difficile. » Oui, c’est difficile d’accepter sa propre pauvreté et de s’en réjouir car n’ayant rien on peut alors recevoir tout !

Pour comprendre cela je pense qu’il faut passer de longs temps de silence en face de Dieu. Dans l’oraison, dans l’adoration, tu ne peux pas t’accrocher à quelque chose, il n’y a rien. Moi, je me construisais tout un petit monde, et ça peut servir aussi, Thérèse d’Avila dit qu’on peut avoir besoin d’une image, d’un texte, ça dépend de chaque tempérament mais si je prends ce petit moyen c’est pour m’aider : la prière ce n’est pas cela, c’est au-delà. Dans la prière c’est Lui qui travaille, c’est Lui qui nous travaille. Et quand tu es au fond du trou ou que tu vis quelque chose de dur, et bien tiens-toi devant Lui dans le silence, offre ta présence à Celui qui est présent.

DSC_0350_530x800On m’a parlé d’un jeune qui avait 250 SMS par jour ! Super si j’envoie 250 SMS à Jésus par jour, pour le remercier, le louer, lui dire que je l’aime, lui confier un combat ou une intention ; comme un pauvre d’aujourd’hui je me connecte à  Lui 24 heures sur 24 et je ne suis plus jamais seule !

Dans la prière il se passe quelque chose, même si je ne le vois pas et même si durant toute l’heure de l’oraison il me semble qu’il ne se passe rien, ensuite, à la cuisine me vient une parole de l’Evangile et un lien se fait avec ce que j’ai vécu avant. Ce n’est pas forcément tout d’un coup la parole inspirée qui te tombe dessus, mais cela peut arriver mais ce n’est pas automatique et ce n’est pas parce que tu as eu une grâce hier que tu vas la rattraper demain, mais non, lâche prise, lâche prise !!!

Donc, je crois que la pauvreté est la route vers l’Amour, et aussi la paix et la joie parce que c’est libérant, c’est Lui qui libère, c’est une voie de libération, et quand tu relis la Bible à cette lumière, tu vois que tous les appelés ont été amenés à cette pauvreté, par des chemins variés…C’est la bonne voie et c’est celle de Thérèse !

Une soeur carmélite

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