Thérèse se sait petite et faible. Elle nous propose le chemin de confiance d’abandon de l’enfant qui s’endort sans crainte dans les bras de son Père. Elle fait tout ce qui est en son pouvoir, mais elle attend tout de Dieu pour mener l’ouvrage à son achèvement·:· «C’est la confiance rien que la confiance qui conduit à l’amour» (LT 197).

Ce chemin passe par les petites choses de la vie quotidienne : Thérèse est attentive à l’extraordinaire de la présence de Dieu qui se donne à nous dans l’instant présent. Cette présence d’amour la fait aller de l’avant sans crainte.

A travers ses souffrances, elle continue d’aimer et de sourire. A la douleur physique s’est ajoutée l’épreuve spirituelle : il lui semble que son âme est envahie de ténèbres, que la vie éternelle n’existe pas. Dans ces tentations contre la foi, elle choisit de croire et elle s’abandonne avec confiance dans les bras du Père, se faisant solidaire des pêcheurs. Ses derniers mots : "Je ne me repends pas de m’être livrée à l’Amour… Mon Dieu je vous aime." (Derniers Entretiens)

Elle nous invite à nous abandonner simplement dans la confiance à l’Amour infini et miséricordieux de Dieu. Tout le monde peut suivre cette petite voie, c'est la sainteté à la portée de tous : «La sainteté n'est pas dans telle ou telle pratique, elle consiste en une disposition du coeur qui nous rend humbles et petits entre les bras de Dieu, conscients de notre faiblesse et confiants jusqu'à l'audace en sa bonté de Père. » (Derniers entretiens)

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"J’ai une si grande
confiance
qu’il ne pourra m’abandonner.
Je remets tout
entre ses mains."

Thérèse
LT 32