Mi-1897, la maladie s'aggravant, les deux soeurs des Thérèse, Mère Agnès (Pauline) et soeur Geneviève (Céline) font office de garde-malade et d'infirmière. Toutes deux vont noter les paroles de Thérèse. Toutes deux, ayant le sentiment qu'il ne faut pas les laisser se perdre, notent les paroles de Thérèse.

Ce texte permet de suivre Thérèse dans sa dernière étape : sa grande souffrance, sa spontanéïté, sa gaieté, son humour inséparable d'un solide bon sens et d'une très grande profondeur, sa grande liberté et son abandon total, dans la confiance et l'amour, culminant dans cette ultime parole : "Mon Dieu... je vous aime !"

Mère Agnès recopiera l'ensemble des ces paroles qui deviendra les Derniers entretiens.
Therese dans les dernieres semaines

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Extraits

7 avril
Je lui demandais de quelle manière je mourrais, lui laissant voir mes appréhensions. Elle me répondit avec un sourire plein de tendresse :
«Le bon Dieu vous pompera comme une petite goutte de rosée...»

18 avril
Elle venait de me confier quelques humiliations bien pénibles qui lui avaient été données par des soeurs.
«Le bon Dieu me donne ainsi tous les moyens de rester bien petite; mais c’est cela qu’il faut; je suis toujours contente; je m’arrange, même au milieu de la tempête, de façon à me conserver bien en paix au dedans. Si l’on me raconte des combats contre les soeurs, je tâche de ne pas m’animer à mon tour contre celle-ci ou celle-là. Il faut, par exemple, que, tout en écoutant, je puisse regarder par la fenêtre et jouir intérieurement de la vue du Ciel, des arbres... Comprenez-vous ? Tout à l’heure, pendant ma lutte à propos de Sr X. je regardais avec plaisir les belles pies s’ébattre dans le pré, et j’étais aussi en paix qu’à l’oraison... J’ai bien combattu avec... je suis bien fatiguée ! mais je ne crains pas la guerre. C’est la volonté du bon Dieu que je lutte jusqu’à la mort. Oh ! ma petite Mère, priez pour moi !"

"... Moi quand je prie pour vous, je ne dis pas de Pater ni d’Ave, je dis simplement avec un élan du coeur : «O mon Dieu, comblez ma petite Mère de toutes sortes de biens, aimez-la davantage, si vous le pouvez."