Il est d’usage dans les carmels de rédiger une « circulaire » des sœurs décédées retraçant brièvement leur vie et de la diffuser dans les carmels. Sous la responsabilité de la prieure, Mère Marie de Gonzague, Mère Agnès prépare une brochure regroupant plusieurs écrits dont les deux cahiers de souvenirs rédigés par Thérèse, quelques poésies et autres écrits qu’elle intitulera Histoire d’une âme, en lieu et place de cette circulaire.
Mgr Hugonin en autorise la parution qui a lieu en 1898. Celle-ci, tirée à 2000 exemplaires, est diffusée dans les carmels et auprès des proches du Carmel, et de quelques personnalités ecclésiastiques. Des évêques, des supérieurs religieux et des prêtres écrivent leur admiration au carmel. Cette édition sera épuisée à Pâques 1899 et de nombreux tirages se succèderont.
Le bouche à oreille fonctionne bien : une personne lit Histoire d’une âme, et en est bouleversée, voire retournée ; elle prie la « petite sœur Thérèse de l’Enfant Jésus », est exaucée. Elle écrit au carmel, fait le récit du fait, demande un souvenir de la jeune sœur. Elle prête le livre et fait part de son enthousiasme à d’autres, etc.
Dès 1899, guérisons et miracles se produisent en grand nombre sur la tombe de Thérèse. De nombreuses lettres adressées au carmel, soulignent l’effet d'Histoire d’une âme sur les lecteurs.

Histoire d'une âme est aujourd'hui le livre qui a été le plus vendu dans le monde entier après la Bible. Son influence sur l'Eglise fut déterminante.

Rayonnement2

"Ce que je relis dans ce cahier, c'est si bien mon âme !... Ma Mère, ces pages feront beaucoup de bien. On connaîtra mieux ensuite la douceur du bon Dieu..." (CJ 1.8.2)