Edith Stein Soeur Therese Benedicte de la Croix carméliteSOEUR THÉRÈSE-BÉNÉDICTE DE LA CROIX (1891-1942)

Philosophe et Carmélite

Lève les yeux, contemple la croix !

Ô Croix, unique espérance, salut !
Voilà l'invocation que la sainte Église nous fait dire pendant le temps qui est consacré à la contemplation des amères souffrances de notre Seigneur Jésus Christ.
Le monde est en feu. Es-tu pressée de l'éteindre? Lève les yeux, contemple la croix. Du coeur ouvert jaillit le sang du Rédempteur, le sang qui éteint les flammes de l'enfer. Rends ton coeur libre par l'accomplissement fidèle de tes voeux alors le flot de l'amour divin se répandra en ton coeur jusqu'à le faire déborder et le rendre fécond jusqu'aux confins de la terre.
Sur tous les fronts, en tout lieu de détresse et de lamentation, tu peux tenir par la force de la croix. Partout te porte son amour compatissant, l'amour jailli du coeur de Dieu, partout l'amour répand son sang précieux, il soulage, il guérit et il sauve.

Edith Stein, d’origine juive, philosophe renommé, assistante d’Husserl, se convertit au christianisme après avoir lu Thérèse d’avila. Elle entre au Carmel en 1933. Elle y approfondira le mystère de la Croix, mais aussi celui de la femme.
Déportée en 1942 elle meurt à Auschwitz.

Prières

Ô Seigneur Dieu donne moi tout ce qui peut me conduire à Toi.
Ô Seigneur Dieu éloigne de moi tout ce qui peut me détourner de Toi.
Ô Seigneur Dieu fais aussi que je ne sois plus mienne mais que je sois entièrement tienne.

Conseils de vie spirituelle

"Il s’agit seulement d’avoir concrètement un petit coin tranquille où l’on puisse converser avec Dieu comme si rien d'autre n’existait - et cela chaque jour. Les heures du matin me semblent les plus favorables, avant de commencer le travail de la journée ; ensuite, il faut que l’on trouve là sa mission particulière, si possible pour chaque jour, et non par choix personnel ; enfin, que l’on se considère entièrement comme un instrument ; et spécialement que l’on regarde les forces avec lesquelles on doit travailler - dans notre cas, l’intelligence comme quelque chose dont nous ne nous servons pas nous-mêmes, mais dont Dieu se sert en nous. »Vous avez là ma recette. Chaque matin ma vie commence à nouveau, et chaque soir elle se termine. D’autres plans et projets, je n’en ai pas - naturellement, il y en a qui font partie du travail quotidien de la journée : la profession d’enseignante, par exemple, est impraticable autrement. Mais du souci pour le lendemain, il ne faut jamais en avoir. Vous comprendrez donc que je ne puis laisser passer ce que vous dites : que je suis « devenue quelque chose ». Il me semble que le rayon de mon travail doive s’étendre, mais cela ne change rien pour moi, je le pense réellement. On m’a demandé cela, et je l’ai entrepris, sans savoir encore ce que cela comporte et quel sera pratiquement le chemin."

lettre du 12 Février 1928, à Soeur Callista Kopf, Dominicaine