Elisabeth de la Trinite carmelite de dijonElisabeth Catez (1880 - 1906)


Carmélite de Dijon

Trinité que j’adore…

« Ô mon Dieu, Trinité que j’adore, aidez-moi à m’oublier entièrement pour m’établir en vous, immobile et paisible, comme si déjà mon âme était dans l’éternité…

Pacifiez mon âme, faites en votre Ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos. Que je ne vous y laisse jamais seul, mais que je sois là tout entière, tout éveillée en ma foi, tout adorante, toute livrée à votre action créatrice.

Ô mes Trois, mon Tout, ma Béatitude, Solitude infinie, Immensité où je me perds, je me livre à vous comme une proie.

Ensevelissez-vous en moi pour que je m'ensevelisse en vous, en attendant d'aller contempler dans votre lumière l'abîme de vos grandeurs. »

Contemporaine de Thérèse, dont elle a lu les écrits.
Elisabeth, catholique fervente, bonne musicienne et pianiste, entre au Carmel à 21 ans. Elle tombe malade et meurt à 26 ans.
Elle a voulu être « louange de gloire », entièrement tournée vers le Christ, consacrée à l’adoration de la Trinité, tout en rayonnant d’amour sur ses soeurs.

Vivre dans l’intimité avec Dieu

"Que l’on est heureux quand on vit dans l’intimité avec le bon Dieu,
quand on fait de sa vie un cœur à cœur, un échange d’amour,
quand on sait trouver le Maître au fond de son âme.
Alors on n’est plus jamais seule
et on a besoin de solitude afin de jouir de la présence de cet Hôte adoré...
il faut Lui donner sa place dans ta vie,
dans ton cœur qu’II a fait si aimant, si passionné.
Oh ! si tu savais comme Il est bon,
comme Il est tout Amour !
Je Lui demande de se révéler à ton âme,
d’être l’Ami que tu saches toujours trouver,
alors tout s’illumine et c’est si bon de vivre !" (L161)

La prière


"Aimez toujours la prière, et quand je dis la prière, ce n’est pas tant s’imposer quantité de prières vocales à réciter chaque jour, mais c’est cette élévation de l’âme vers Dieu à travers toutes choses qui nous établit avec la Sainte Trinité en une sorte de communion continuelle, tout simplement en faisant tout sous son regard." (L252).

Elisabeth de la Trinité à l’écoute de Thérèse

"Je vous confie tout particulièrement à une petite carmélite morte à vingt-deux ans en odeur de sainteté qui se nommait Thérèse de l’Enfant Jésus. Elle disait avant de mourir qu’elle passerait son ciel à faire du bien sur la terre ; sa grâce est de dilater les âmes de les lancer sur les flots de l’amour, de la confiance, de l’abandon ; elle disait qu’elle avait trouvé le bonheur quand elle avait commencé à s’oublier. Voulez-vous l’invoquer chaque jour avec moi afin qu’elle vous obtienne cette science qui fait les saints, et qui donne à l’âme tant de paix et de bonheur !" (L249)

Elisabeth de la Trinité n’est pas sans faire penser à Thérèse. Toutes deux carmélites, en ayant eu la vocation très jeunes, elles s’abandonnent complètement à l’amour trinitaire. Toutes deux meurent tôt de maladie, avec ce sentiment d’unir leurs souffrances à celle du Christ en croix pour le salut des hommes.